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et son œuvre, Paris, Hachette, 1903. Dans sa conclusion.. Fauteur s'attache à préciser Finfluence d'Aiamanni sur la Pléiade. Ses aperçus ingénieux ne sont pas exempts d'exagération.
1. La Coltivazione d'Alamanni, dédiée à la dauphine Catherine de Médicis, fut publiée à Paris même, chez R. Estienne, en 1546.
— Sur ce poème, v. Hauvette, op, ciL, 2» part., cUap. iv, p. 263-
2. Même « bien charnuz et nerveuz », les vers blancs, plusieurs fois hasardés, n'ont jamais réussi chez nous. La Pléiade elle-même a paru comprendre l'inutilité de la tentative, puisque dans toute son œuvre, à peine en peut-on citer deux essais : le sonnet cxnr de VOUve (1550), une ode de Ronsard «sur la naissance dç François de Valois, dauphin de France», publiée en 1550. mais composée dès 1544, si du moins elle est contemporaine de Tévénement (édit. Dlanchemain, II. 212). Peletier. pourtant si hardi dans la plupart de ses idées, se montre ici peu favorable ( II, ii, 59 ) : « Je n'ignore pas que quelques uns de notre tans n'eet voulu introduire la façon des vers sans rime : chose que je ne reçoè gran; demant, ni ne rcgetc au$si. Mes je di bien, que sufisant tant seulemant la césure e le nombre de siiabes pour fere un vers, ili aura peu de diferance antre les vers e la prose. » Cf. ce que dit, la même année que Peletier (1555), Antoine Foclin, dans sa Rhétorique Françoise, p. 30-37 : « Combien qu'on puisse trouver des vers sans ryme, comme l'epitaphe de Monsieur d'Orléans fait par Ronsart [cette pièce ne figure pas au recueil des Épitaphes de Ronsard], touteslois telle sorte de vers est aussi estrange en la langue françoise que seroit en la greque ou latine écrire de vers sans observation de syllabes longues et brèves, c'est à dire sans la quantité des temps, qui soutient la modulation et musique du carme en CCS deus langues. » On voit que Foclin plagie Sibilet ( v. cidessus, p. 2G5, n. 2).
de rythme, Tune en son et l'autre en écriture *, à cause de ces dyphtbongues ai, ei, oi, faisant conscience de rymer maitre et preslre, fontaines et Athènes, connoilre et naitre *. Mais je ne veulx que notice poëte regarde si supersticieusement à ces petites choses : et luy doit suffire que les deux dernières syllabes soint unisones ^, ce qui arriveroit en la plus grand' part, tant en voix
1. ryme (61, 69), rithme (97) — Mcripture (61, 69-75), escriture (62, 84-97).