‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 34 sur 449 · tens (57, 80), temps (61, etc · texte numérisé non relu

tens (57, 80), temps (61, etc

4. profit (57,62, 80, 97),proufit (61, 69, 73, 84), prouffit (75), proffit(92).

4 . Depuis juillet foi", le cardinal défendait à Rome ie^s intérêts du roi de France. Le jour même où Joachim lui dédiait la Dejfence en faisant ainsi son éloge (15 févr. 1549), le prélat recevait pleins pouvoirs de Henri II pour traiter avec Gènes, qui sollicitait aide et protection contre Charles-Quint. Le roi se reposait du succès de l'affaire « sur le bon sens, vertu, dextérité, fidélité, grande expérience et diligence de son anié et féal cousin le Gard, du Bellay ». (Ribier, Lettres et Mémoires cTEstat, Paris, 1677, 2 vol. in-P» — II, 491.) On trouvera dans Ribier (II, 171, 1«9. 192. 196) d'autres dépèches diplomatiques qui montrent le rôle important joué par le cardinal à Rome jusqu'en avril 1549.

2. Sibilet, Art Poétique (1548), I. vi, ^ 20 v» : « Se fait apostrophe irréguliére de Vé fémenin... auz premières personnes dés prétéris imparfais, indicatifz, optatifz et conjunctifz, comme /«ymoy* pour faymoie^ Je voudroy' pour Je voudroie, si Je Inoy* pour si Je tuoie, » Sibilet ajoute : « Tu voudras a l'aventure appeUer ce plus proprement apocope qxi^apostrophe, »

3. « Superflue transnomination ou plus clairement tu pouvois dire Horace. Mais par tout tu es afl^ecté en périphrases, ce que ne convient pas bien à la prose didascalique. » (Q. H.)

4. Pablicq' pour pablicque = public. Gette forme de masculin n'est pas rare dans la vieille langue. Commynes dit aussi « le bien publicque », Montaigne» un debvoir publicque » (d'après Littué ). Montaigne écrit encore : « besoin publique, plaisirs publiques, pvoVii publique, abuz publiques, entretien publique ». Gf. Voizard, Étude sur la langue de Montaigne (thèse, 1885), p. 36.

5. « Qui a païs n'a que faire de patrie. Duquel nom pais, venu de fontaine greque, tous les anciens poètes et orateurs françois en ceste signiflance ont usé ■ : et toy mesme aussi au quatrième chapitre du premier ••. Mais le nom de patrie est obliquement entre et venu en France nouvellement [avec'] les autres corruptions italiques : duquel mot n'ont voulu user les anciens, craignans rescorcherie du latin, et se contentans du leur" propre et bon. »

a. 1556 donne fautivement : lont tué.

h. V. ci-<lcftsou8, p. 76.

c. Avec, donné par Person, n'est dans aucun texte.

d. 1555: de leur. 1056: du leur.

sèment de Ion immortelle renommée * ? Epiant donques

1. renommée (67-97) — Epiant {57, 62, 80), espiant (61, etc.) — doncques (75, 97).

(Q. H.) — Quoi qu'en dise le Qaintil, le mot pairie n'était plus en 1549 tout à fait un néologisme. M. Delboulle a démontré (Rev. d'hisi. litL de la Fr., 1901, p. 688) qu'il ne se trouvait pas, ainsi que Tavait cru Littré sur la foi de La Gurne, dans le texte authentique de la Chronique de Charles VII par Jean Ghartier (xv* siècle) ; mais il cite plusieurs exemples (Claude Grugel, 1537; Etienne Dolet, 1541 ; Hugues Salel, 1545) qui prouvent que ce mot n*est point, comme on Ta répété si souvent, une création de du Bellay. J'en ai relevé moi-même d'autres exemples dans des écrits antérieurs à la Dejfence, Maurice Scève l'emploie deux fois dans sa Délie (1544) :

Voy ce Bourbon, qui délaissant Florence, A Rommealla, a Romme désolée, Pour y purger honteusement Toffence De sa patrie^ et sa foy violée.

(Dizain xx) Car, se faisant de sa. patrie escu...

(Dizain liv)

Dans VEpistre au Roy qui précède sa traduction des dix premiers chants de ï Iliade (1545), Hugues Salel s'exprime ainsi sur le compte d'Homère :

Et toutosfois ceste perfection Oncques ne fut d'aucune ambition Sollicitée, onc Tesguillon de gloire Ne le picqua, pour laisser la mémoire De son seul nom, et moins de sa pati-ie.

Je lis encore dans Rabelais, Prologue du Tiers Livre (1546) : « Gonsyderant par tout ce tresnoble royaulme de France, deçà, delà les mons, un chascun aujourdhuy soy instantement exercer et travailler, part à la fortification de sa patrie, et la défendre, part au repoulsemcnt des ennemis, et les offcndre... » (Édit. Marty-Laveaux. II, 9.) — Enfin, je trouve dans Budé. Inslilution du Prince (1547), chap. xl : « L'autheur traicte de l'honneste conduicte dont usa Scipion l'Africain en ses privées affaires, et comme il aima mieulx augmenter le proilct de la patrie que celluy de sa maison. » (Édit. orig., p. 166 : le mot est déjà qucfques lignes plus haut, dans le chapitre précédent. ) — Le mot patrie, qui revient jusqu'à trois fois dans la Dejfence (cf. p. 35 et 169), est très fréquent chez les poètes de la Pléiade : v. Marty-Laveaux, Langue de la Pléiade, I, 155.

1. Gomme l'a noté le Qum/i2(p. 29, n. 2), toute cette phrase, et

quelque heure de ce peu derelaiz^ que tu prenspour respirer soubz le pesant faiz des affaires francoyses (charge vrayemenl digne de si robustes épaules, non moins que le Ciel de celles du grand Hercule), ma Muse a pris la hardiesse d'entrer au sacré cabinet de tes sainctes et studieuses occupations : et la, entre tant de riches et excellens vœuz^ de jour en jour dédiez à Vinuige de ta grandeur,

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