Deffence (80), deffense (57, 62), défense (61, etc
voulteset parois du santuairc, il coula un bandeau... » (Édit. orig., 1559, 1, t* 180 r°.) Et Montaigne, Ess. h xi : « En luy montrant au temple force vœuz et tableaux de ceux qui avoyent eschapé le naufrage. » ( Édit. Courbet et Royer, I, 55. ) — On retrouve ce sens jusque dans La Fontaine, Fabl, IX, xiii, IG :
Sire Japin, dit-il, prends mon vœu; le voilà.
1. Au sens emphatique du latin Ule, — Cf. d'autres exemples p. 36, 71, 159, 180, 189.
2. Ancau, nous l'avons déjà vu (p. 25), reproche à du Bellay d'écrire ainsi le mot défense, « à la manière des practiciens » qu'il appelle ailleurs (II, vu, 268) « depravateurs d'orthographe». Sa critique est fondée. — Person remarque que le titre d'une brochure relative à la mort imprévue du Dauphin, fils de François I*%
— brochure imprimée en 1537, à Paris, chez Denys Janot, et dont l'auteur est Bertrand de la Luce, docteur en médecine, — présente la même orthographe : Nouvelle deffence pour les Francoys : a lencontre de la nouvelle entreprinse des ennemys. Comprenant la manière devUer tous poisons, avecq les remèdes a lencontre diceulx. (Bibl. Nat. — Rés. Lb.a> 74.)
3. Ce mot, qui doit sa fortune au manifeste de la Pléiade, n'a pas été créé par du Bellay. Godefroy le signale dans une bible du xui^ siècle : « Epyphainc vaut autant comme illustracions, c'est enluminemens ou apparitions. » — Le plus célèbre ouvrage de Jean Lemaire de Belges, on le sait, a pour titre : Illustrations de Gaule et singularitez de Troye (1509-1513). L'auteur y dit, presque au début (I, 11 ) : « La première et plus digne illustration que nous puissions faire à nostre nation gallique, cest de monstrer lexposition de ce noble terme Gallus. » (Édit. J. Stécher, I, 16.)
— Sibilet, dans son Art Poétique (I, iv, f» 9 r°) fait l'éloge des traducteurs « qui s'éveillent d'heure a autre en Villustration et augmentation de notre langue françoise ». C'est déjà, comme on voit, le titre de la Deffence.
DE LV LVNGUE FRA!<COYSE &Ô
francoyse. A Ventreprise de laquele rien ne m'a induyt, que (affection naturelle envers ma patrie^, et à te la dédier, que la grandeur de ton nom : afin quelle se cache (comme soid)z le bouclier dAjax^) contre les traictz envenimez de ceste antique ennemye de vertu ', soubz Cumbre de tes estes ^. De ioy dy-je, dont F incomparable scavoir^, vertu
1. francoyse (80), francoiso (57, 62), françoise (61, etc.) — laquelle (57- 97) — induit (61 97 sauf 80).