‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 38 sur 449 · abastardir (69-97 sauf · texte numérisé non relu

abastardir (69-97 sauf

4. etoint (80), etoient (57), estoient (61. 69-75, 84), estoyent (62, 92, 97V 6. mœur» (92, 97) — noz (57-69, 80), no» (73, etc.) — ancéstres (57-97).

1. Entendez: n'avait ni droit ni privilège qui lui permit de proclamer ainsi sa nation légitime et bâtardes les autres. — Le sens spécial d'abâtardir dans ce passage est à noter : il signifie, non pas « rendre bâtard » (par une altération des qualités natives: « abâtardir les courages »), mais « déclarer tel » (par analogie avec légilimer). Je ne connais pas d'autre exemple de l'emploi de ce verbe en ce sens.

2. Comme =: c'est la même pensée (à savoir que les Grecs n'avaient pas le droit de se proclamer supérieurs aux autres peuples) qui faisait dire à Anacharsis...

3. Anacharsis, philosophe scythe, de race royale, réputé pour son savoir et l'austérité de ses mœurs (vi« s. av. J.-C). Il vécut longtemps à Athènes, en relations avec les citoyens les plus éminents de cette ville. De retour dans sa patrie, il voulut y introduire les lois de Solon, mais fut mis à mort par son propre frère, alors en possession du trône. — Le nom d'Anacharsis était familier aux érudits de la Renaissance, grâce aux opuscules de Plutarque (Tûv iirrà (toçôv (xvjwr^aiov) et surtout de Lucien (n* XXIV. Sx'iOiriç >i irp6Çevo; ; n® XLix. *Avàx«p<n; ^ «epi f^jAvadtcov). — C'est un personnage fictif, descendant supposé du célèbre philosophe et postérieur de deux siècles, que l'abbé Barthélémy a fdit vivre et parler dans son Voyage du jeune Anacharsis en Grèce (1788).

4. Souvenir de Plutarque, ou plus exactement des Pseudo-Pluiarchea, *Tirèp e-JYevefaç, xn : « 'O 6à 'Avdtx«p<yi«--- '^«Y* toùç 'AOïjvafouç irapà SxyBaiç papôàpouç, fa><nrep toù; SxvOa; 4v totç 'AÔTjvaiotc. » — Le mot était célèbre. Érasme en fait mention dans son commentaire de la première épitre de saint Paul aux Corinthiens : « Gelcbratur et Anacharsidis Scythae philosophi dictum, Scyihas barbaros esse apud Athenienses, sed Athenienses vicissim apud Scythas. » (Édit. dcLeyde, 1703, VI, col. 729, n. 17.)

DEFFENGE ET ILLUSTRATIOïf

deu les * mouvoir à nous apeller barbares, si est oe que ^ je ne voy point pourquoy on nous doive maintenant estimer telz : veu qu'en civilité de meurs, équité de loix, magnanimité de couraiges, bref en toutes formes 5 et manières de vivre non moins louables que profitables, nous ne sommes rien moins qu'eux: mais bien plus ^, veu qu'ilz sont telz maintenant, que nous les pouvons justement apeller par le nom qullz ont donné aux autres. Encores moins* doit avoir lieu^ 10 de ce que les Romains nous ont appeliez barbares, veu leur ambition et insatiable faim de gloyre : qui ® tachoint non seulement à subjuguer, mais à rendre toutes autres nations viles et abjectes auprès d'eux : principalement

1. le mouvoir (62) — appeller (57-iy7) — si e&t ce que (57, 62, 80), si est-ce que (61, etc.).

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