V. ci-dessus, p. 106, n
5. Sur cette construction d'admonester sans préposition devant l'infinitif, cf. plus haut, p. 127, n. i.
6. Au sens péjoratif du latin iste. Cf. un autre exemple, p. 289, n. 1.
7. Ce mépris du vulgaire, systématique, intransigeant, — on l'a souvent redit, — est la plus grande erreur de la Pléiade. Elle a conçu la poésie comme une œuvre aristocratique, qui devait n'être faite que par des savants et pour des savants, sans lien aucun avec la foule. 11 n'est pas d'idée qu'elle ait répétée plus complaisamment. Bien que dans la pratique elle ait dû rabattre de ses prétentions, — en théorie du moins elle est restée fidèle à son premier principe. Les textes surabondent qui pourraient le prouver. Voici quelques-uns des plus essentiels : — i° Du Bellay, Ode XIII des Vers Lyriques ( 1549) :
Rien ne me pluist, fors ce qui peut déplaire Au jugement du rude popnlairo.
(Edit. Marty-lAveaux, I, 205.)
— 2« Pontus de Tyard, Solitaire premier (1552) : « L'intention du bon poêle n'est de non estre entendu, ny aussi de se baisser et accommoder à la viltédu vulgaire.» (Édit. Marty-Laveaux, p. 229.)
tenter de peu de lecteurs, à Texemple de celuy qui pour tous auditeurs ne demandoit que Platon ', et d'Horace, qui veult ses œuvres estreleuz * de trois ou quatre seulement, entre les quelz est Auguste '. Tu as, Lecteur, mon