francoyses (80), francoises (62), françoises (57, etc
La Curxe celte phrase analogue deV Amant ressuscité : « A la mienne volonté que de mon sang se pust assouvir. » J*ai relevé moi-même un autre exemple chez Guillaume des Autelz (Repl. auxjur. dej, de L. Meigr., édit. de 1551, p. 5i^ : « Et à la mienne voulenté, que j'eusse tant esté hors de moy (j*entens de mon humaine affection) que je n'eusse prins garde à tes furieux hurlemens et enragées injures. »
i. C'cst-à-dirc :'jc ne sais quelles plaisanteries si grossières et si lourdes... — Lourderie, admis par l'Académie seulement en 17i8, se trouve déjà dans G. Grelin, d'après Godefroy : « Ma lourderie et faulle tant apperlc. » (Poésies, édil. de 1723, p. 223. ) V. aussi l'épîlre de Fripelippesà Sagon [Œuvres deCl.Marot, édit. P. Jannet, I, 244 ^ — Littré n'en cite que deux exemples, Tvm d'Amyot, l'autre d'Yver.
2. Ronsard aussi célèbre, en les associant Tune à l'autre, « ces deux lumières francoyses », dans son Ode à Calliope, de feu Lazare deBaffllùoO) :
L'excellence
De la France Mourut en Budé première,
Et encores
Morte est ores Des Muses l'autre lumière.
(Édit. Blanchemain, II, -l^^.)
3. Guillaume Budé (1467-1540), l'humaniste le plus célèbre de la Renaissance française, fut chez nous, comme on sait, le vrai fondateur des études grecques. Sa science d'helléniste se révèle surtout dans les Commentarii linguœ grœcœ ( 1529 ). Mais il fut plus
Bayf *. Dont le premier a écrit, non moins amplement que doctement, VInsiilution du Prince °, œuvre certes
1. Bayf (57, 62, 80), Baif (61, etc.) — écrit (57, 80), escript (61, 69), escrit (62. 73, 75, 84-97).
qu'un philolo^e, au sens ordinaire du mot : d'une culture très étendue, il appliqua son érudition en matière archéologique à de savants travaux sur le droit romain ( Annotationes in Pandectas : priores, i^OS ; posteriores, 1526) et sur les monnaies {Deasse et partibus ejas, 1515). Conseiller de François I", qui le nomma maître de la librairie, puis maître des requêtes, il sut tirer parti de sa faveur en cour pour le plus grand profit des lettres. C'est à la suite de l'éloquente préface des Commeniarii que François I" institua les lecteurs royaux (1530), origine du Collège de France.
— Sur Guillaume Budé, consulter — en attendant la thèse de M. Delaruelle — la thèse ancienne de Rebitté. Guillaume Budé restaurateur des études grecques en France (1846) ; — Egger, V Hellénisme en France ( 1869), t. I, 7e et 8e leç. ; — Eug. de Budé, Vie de Guillaume Budé ( 1884) ; — A, Lefranc, Histoire du Collège de France (1893).
1. Lazare de Baïf (1496?-! 547), gentilhomme angevin, conseiller de François I", qui le chargea de missions diplomatiques à Venise d'abord (1529), puis en Allemagne, à la diète de Spire (1540 ). C'est à Venise qu'il eut d'une patricienne, en 1532, l'enfant qui devait être Jean-Antoine de Baïf. En Allemagne, il emmena comme secrétaire le jeune Ronsard, dont il fit au retour le compagnon d'études de son fils, en les confiant tous deux à la savante direction de Jean Dorât ( 1544). Humaniste de l'école de Budé, après avoir été dans sa jeunesse, à l'Université de Padoue, l'élève du Candiote Marc Musurus, Lazare de Baïf se distingua par des travaux d'érudition relatifs à l'antiquité ( De re vestiaria, 1526 ;
— De re vascularia, 1536 ; — De re navali, 1536 ) et par des traductions du grec. Il est le trait d'union entre l'humanisme, dont il fut l'un des représentants les plus glorieux, et la Pléiade, qui commença de se former dans sa maison des Fossés-Saint-Viclor.
— Sur Baïf, consulter Hauréau, Histoire littéraire du Maine ( 1843), III, 1-16 ; — Éd. Frémy, l'Académie des derniers Valois (1887), chap. I ; . — et surtout la thèse latine de M. Pin vert. De Lazari Bayfiivita ac latinis operibus et de ejus amicis (1898), reprise en français, et d'ailleurs remaniée, sous ce titre : Lazare de BaîJ (Paris, Fontemoing, 1900).
2. VInstitution du Prince, œuvre posthume de Budé, ne vit le jour qu'en 1547, par les soins de Messire Jean de Luxembourg, abbé d'Ivry (un vol. in-f, imprimé à l'Arrivour, par Nicole Paris). L'authenticité de ce livre, mise en doute par Rebitté [op.
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assez recommandé parle seul nom de Touvrier. L'autre n'a pas seulement traduict VElectre de Sophocle, quasi vers pour ve^s^ chose laborieuse*, comme entendent ceux qui ont essayé le semblable : mais davantaige a donné à nostre langue le nom d'epigrammes eid^elegies^^