voire (61-97 sauf
1 . Du Bellay est revenu sur cette idée, et presque dans les mêmes termes, quelques mois après la Deffence, dans une ode rfe son Recueil de Poésie (nov. 1549), Tode iv, A Madame Marguerite^ d'escrire en sa langue :
Mieux vault que les siens oq précède, Le nom d'Achille poursuivant.
Que d'estre ailleurs un Diomede, Voire un Thersite bien souvent.
(Édit. Marty-Laveaux, 1,241.)
Goncltuion de tont rœaTre *
Or sommes nous, la grâce à Dieu-, par beaucoup de perilz et de flolz étrangers, renduz au port à seureté®. Nous avons échappé du millieu des Grecz, et par les
3. périls (62-97 sauf 80) — flots estrangers (61-97 sauf 80) — rendus (69-97 saaf 80).
4. échappé (57, 62, 80), eschappé (61, 69-75, 84, 97), échappé (92) — milieu (57-97 sauf 80) — Grecs (61-97 sauf 80).
1. Dans cette « conclusion », énergique et vibrante comme un appel aux armes, du Bellay sonne la charge contre les anciens, qu'il s*agit désormais de battre et de piller. On remarquera Fabondance des métaphores militaires et des souvenirs belliqueux.
2. La grâce à Dieu = grâce à Dieu. Expression archaïque qu'on trouve encore dans Bonav. des Périers ( Noav, Recr. x, édit. L. Lacour, II, 53 : « Le bon homme luy respond... qu'U avoit tousjours bien ouy, la grâce à Dieu, ») et dans Régnier, SaL ii, 41 :
Or, Avecq* tout cecy, le point qui me console, Ost qne la pauvreté comme moy les affole, Et qne, la graee à Dieu, Phœbus et son troupeau. Noua n'eusmea sur le dos jamais un bon manteau.
Le vieux i^nçais disait aussi la Dieu grâce (lat. Deigratia) comme il disait la Dieu merci,
3. A seareté = en sûreté. C'est encore un archaïsme (Godefroy, Complément), La locution n'était pas rare au xvi* siècle. Ainsi Marot, Met, d'Ov. II :
Tiens le moyen [milieu] : à teurté tu yras.
(Édit. P. Jannet, III, 208.)
Et des Périers, Du voyage de Lyon à N.-D. de l'Isle ( 1539) :
Retirez vous, petits vers mistes, A seureté, sous les couleurs > ' De colle dont (quand estes tristes) L'espoir appaise voz douleurs.
(Édit. L. Lacour, I, 68.)
DEPFENGE ET ILLUSTRATION
scadrons ^ romains pénétré jusques au seing de la tant désirée France. La donq', Francoys*, marchez couraîgeusement vers ceie superbe ^ cité romaine : et des serves dépouilles d'elle ^ ( comme vous avez fait glus d'une fois ) ornez voz temples et autelz. Ne craignez plus ces oyes cryardes, ce fier Manlie, et ce traitre