‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 77 sur 449 · avecque · texte numérisé non relu

avecque

6.-autheur(80), aucteur (57,62), auteur (61, etc.) — en à usé (49, 57).

rendre les choses sensibles aux yeux par un style tout en images, S-^va(i(c Ttç Owb xaç aMritniç àYou<ra ta Xeydiisva. Cf. Quintilien, InsL Orat, VI, II, 32 : « èvàp^eta, quae a Cicérone illustratio et evidentia nominatur,... non tam dicere videtur quam ostendere ». Cf. aussi VIII, m, 61-62 : « l^àp-xtiayt... in ter ornamenta ponamus. Magna virtus res, de quibus loquimur, clare atque ut cerni videantur. enuniîare ». Quoi qu'en dise Person, le contexte de la phrase indique que du Bellay songe plutôt à Tâvàpyeta qu*à rivépyeia.

1. Encore un latinisme : manci ac débiles, dit Tite-Live ( Person).

— Manque =. manchot, estropié, défectueux (mancus). Sur ce mot, fréquent chez les auteurs de Técole de Ronsard, v. Marty- Laveaux, Langue de la Pléiade, l, 147.

2. « Aussi n*est requise la mesme grâce, mais la semblable, égale, ou plus grande, si elle vient à propos. Et neantmoins, ce que tu dis estre impossible aux traducteurs, tu le penses bien faire, en disant : Hurler la terre du pied libre, La lyre enfante vers, ode 8, et mille semblables. » (Q. H.) — Le Quintil fait allusion à ces vers de l'ode vni des Vers Lyriques ( publiés à la suite de la Deffence, 1549), ode intitulée Du retour du printens :

Que Ion voyse sautant, Que Ion voyse hurtant D'un pié libre la terre.

Dy à ta Lyre qu'elle enfante Quelque vers dont le bruyt soit tel Que ta Vienne à jamais se vante Du nom de Dorât immortel.

(Édit. Marty-Laveaux, I, 195 et 106.)

Dans ces vers, en effet, du Bellay s'inspire d'Horace ( Nunc pede libero pulsanda tellus. — Quod et hune in annum vivat et plures, âge, die latinum, barbite, carmen).

3. Avec la même grâce [que celle] dont l'auteur a usé. Dans cette phrase, en fait pléonasme avec dont Pourtant, il vaut peutêtre mieux interpréter (en supposant dont = avec quoi) : Avec la même grâce [que celle] avec laquelle l'auteur en a usé. Cf. cette

cune langue a je ne scay quoy propre seulement à elle, dont * si vous efforcez * exprimer le naif ^ en une autre langue, observant la loy de traduyre, qui est n'espacier* point hors des limites de Taucteur, vostre diction sera contrainte, froide, et de mauvaise grâce. Et qu'ainsi soit *, qu'on me lyse un Demosthene et Homère latins, un Ciceron et Vergile francoys, pour voir s'ilz vous engendreront telles affections", voyre

1. chacune langue à (49, 57, 62) — scay (57, 62, 80), sçay (61, etc.).

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