‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 78 sur 449 · slls (62, 75, 84-97) — voire (61-97 sauf · texte numérisé non relu

slls (62, 75, 84-97) — voire (61-97 sauf

phrase de La Noue citée par Littré : « La violence, dont la guerre agit, estespouvantablc et donne effroy. » (Disc, polit, et milit., 1587.) 4. Cet emploi du relatif dont constitue un vrai latinisme. V. Benoist.Syw^ franc., p. 188 ; Huguet, Synt. de Rab., p. 138. — Nous avons déjà vu plus haut (p. 71, n. 5 ) un latinisme analogue.

2. Noter l'ellipse, fréquente alors, du pronom personnel sujet. La Dejfence nous offre quelques exemples de cas semblables avec des verbes réfléchis ( II, i, 173 : a quelque plus hault et meilleur style que celuy dont nous sommes si longuement co/i/en/ez » ; — II. XI, 306 : « Je suis d'opinion que vous retiriés au bagaige avecques les paiges et laquais » ). — Quant à la construction directe de s 'e/Torcer avec l'infinitif, v. plus loin, p. 127, n. 1.

3. Caractère naturel ( nativum ). Adjectif substantivé. — Du Bellay dit ailleurs :

Il ostmalaisd de changer Son naïf en un estranger.

Jeux Rustiques : A Oliv. de Magny.

(Édit. Marty-Laveaux, II, 330.)

L'emploi du mot naîj au sens de naturel est constant au xvie siècle.

4. S'étendre ( spatiari ). — On dirait aujourd'hui s*espacer. Saint-Simon (I, 191, édit. Chéruel, 1873) : « Le prince Louis de Baden... s'étoit espacé en Alsace par corps séparés. » — Godefroy ne donne pas d'autre exemple d'espacer, employé comme verbe neutre, que la phrase de du Bellay.

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