‹ La deffence et illustration de la langue francoyseChapitre 8 sur 449 · XII PREFACE · texte numérisé non relu

XII PREFACE

iemoingnaige, yvroingne). On écrit sans h armonieux, avec h Hespagnol et Thoulouze, On fait de Vy un abus prodigieux ( byblyotheque, hemystyche, phylosophie ) ; quelques lignes de la Deffence nous offrent ce pêlemêle : induyl, ennemye, ioy, dy-je, conduyle, scauroy\ suyvant, voyle, myeux, aymable, bayser, A peine saisit-on quelques faits constants : Tabsence de la cédille ^ (franeoys, scavant, aificoys ), l'emploi du tréma (poêle, païz, sloïquej, de l'accent aigu surlV suivi d'un e (renommée, accoutumée, destinée), et — détail curieux — le parti pris de conjuguer la troisième personne du pluriel des imparfaits en -oint (etoint, parlointj, des parfaits définis en -arent (transpor tarent).

L'édition de 1557 présente déjà, par rapport à la précédente, de curieux changements. Les imparfaits en -om/ disparaissent et font place aux formes en -oient : on ne les retrouvera plus que dans l'édition de 1580, très voisine, je l'ai dit, de l'édition pr//icep5. De même, aux parfaits définis, -arent se transforme en -erent. On constate à toutes les pages une réduction très sensible dans l'emploi de l'y. La cédille, rarissime en 1549, se montre par intermittence : on trouve Jrancois et françois. Plus de tréma (poète, pais, stoique). Sauf en quelques endroits, on écrit sans accent renommée, accoustumee, destinée, et cette graphie persistera dans toutes les éditions postérieures.

Dans rédition de 1561, le tréma reparaît, et pour longtemps. La cédille devient régulière. Vy s'efface de plus en plus, au point de ne plus même entrer dans

!• Oa la trouve au plus trois ou quatre fois.

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