Cf. ci-dessus, p. 51, n
3. Nayfveté =z naturel. Cf. plus haut naïf (p. 88, n. 3). — La Bruyère, Ouvr. de l'espr. 38, dit encore à propos de Molière : « Quel feu I quelle naïveté I »
4. Clément Marot avait déjà traduit une canzone de Pétrarque (la 42«. qu'il appelle ses « Visions ») et six de ses sonnets « sur la mort de sa dame Laure » (cdit. P. Jannet, III, 146-151). — Vers le même temps, le baron d'Oppodc [Jean Meynier] avait translaté « de langue tuscane en rhime francoysc » les six Trêomp/ics (1538).
— Jacques Peletier, à son tour, dans ses Œuvres Poétiques de iMl , avait inséré la « version » de douze sonnets de Pétrarque, en la faisant précéder de ce sonnet liminaire, qu'il est curieux de rapprocher des idées mêmes de du Bellay :
Qui d'un poeto entend suivre la trace En traduisant, et proprement rimer,
bref* les raisons qui m'ont fait penser que rofiice et diligence * des traducteurs, autrement fort utile pour instruyre les ingnorans des langues étrangères en la congnoissance des choses ^ n'est suffisante pour donner à la nostre ceste perfection *, et, comme font les peintres
1. en brief (61-75) — fait (57, 62y 80, 97), faict (61, etc.).
3. instruire (62) — ingnorans (49, 80), ignorans (57, etc.) — estrangeres (61-97 sauf 80).