Première partie (8 à
Les Ames font en commun la prière du soir en chantant Te lucis anie (13) les yeux vers l'Orient (11) suivant la coutume des premiers chrétiens, le Soleil Levant étant le symbole de la venue du Rédempteur.
A l'appel de cette prière, deux Anges paraissent (26). L'un est le premier effet de la prière, qui est d'éviter la tentation (oratio oranti præsidium, dit Saint Augustin) ; l'autre en est le second effet, qui est d'éblouir et chasser l'ennemi (oratio adversario incendium...). Ces Anges ont des ailes et des robes vertes, parce qu'en eux se manifeste l’espérance des âmes qui ont invoqué le secours divin (28-30). Ils portent des épées flamboyantes (26) comme le Chérubin qui chassa nos premiers parents du Paradis Terrestre (Gen., ult). Elles sont épointées (27) pour symboliser la Justice divine, toujours miséricordieuse, car elles doivent chasser l'ennemi, non le tuer.
Les deux Anges viennent du sein de Marie (27) parce que tout secours vient du Christ par la Sainte Vierge. (Voy. Par., XXXI, 102.) Ils se placent aux extrémités du vallon (31-32), parce que ce sont les extrémités qui sont plus périlleuses, et laissent le milieu aux âmes qui veulent faire leur salut (33), parce que toute vertu occupe le juste milieu.
Dante peut contempler leurs ailes et leurs robes vertes (29-31) ainsi que leur tète blonde !3t), mais sa vuc n'a pas encore acquis assez de force dans ses premiers pas sur le mont de purification pour supporter l'éclat de
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leur visage éclairé par la lumière divine (35-36). Quant au serpent (39) c'est l'éternel tentateur d’EÉve (98-99).