La teinte de ce vètement symbolise l'humilité (u
#2. Les clés de Saint Pierre. La clé d'or représente la puissance ou l'autorité divine qui absout ; la clé d'argent représente la science, où l'habile et persuasive éloquence du confesseur pour ouvrir le cœur du pécheur et le maintenir ensuite dans la ferme uxéculion de ses bons propos (1.
23. Recommandation d'indulzence, pourvu qu'il y ait humble et sincère repentir.
23. Ce regard en arrière signifie le retour au péché,qui bannit de la purification. (Voy. IV, 37 38.)
25. La porte grince parce qu'elle s'ouvre rarement, car plus nombreux sont ceux qui vonten Enfer.
26. C'est-à-dire qu'à son retour de Brindes, après sa victoire contre Pompe, Jules César fit ouvrir les portes du trésor public — portes tarpéicnnes — pour payer ses soldats, ce qui rendit, comme dit Dante, ce trésor fort maigre. C'est Metellus qui. jusquelà, en avait eu la garde. (Voy. Lucoin, lhars. 11, 155 et suiv.)
Le Purcatoire IX 293
cussion 8e résume à ceci: en parlant de la maîtresse de Tithon, Dante at-il voulu désigner l’Aurore solaire ou l’Aurore lunaire ? On a déjà vu, par nos notes en bas de page, que nous avons nettement pris parti pour cette seconde interprétation. Nous allons expliquer les principaux motifs de notre opinion ; mais d'abord, rappelons Péfat civil des personnages mythologiques cités.
L'Aurore, fille du titan Hypérion et de Cybèle (la Terre), s'étant éprise du beau Tithon, fils de Laomédon et frère de Priam, l'enleva, et obtint pour lui l'immortalité, mais, ayant oublié de demander en même temps qu'il restât éternellement jeune, le pauvre Tithon devint si vieux, si faible et si décrépit qu'il fallut l'emmailloter comme un enfant. D'où l’épithète de vieux Tithon que lui donne Dante. L'Aurore le métamorphosa en cigaie. Tithon fut donc l'époux de l'Aurore. Elle eut de lui Memnon et Emathion.
Or, que dit Dante ? Il dit, non pas l'épouse de Tithon, mais la concubine, et plus loin, en parlant de Tithon, il ne dit pas l'époux de l’Aurore, mais son doux ami (dolce amico). Quelle peut donc être cette maitresse de Tithon ? Approfondissons les termes. Qu'est-ce qu'une concubine ? Une fausse épouse. L’Aurore étant la vraie épouse, quelle est la fausse ? C’est une fausse Aurore. Qu'est-ce que la fausse Aurore ? C'est l’Aurore lunaire. Or, le 28 mars, jour où se place cette partie du voyage dantesque, la lune se lève à 9 h. 36; donc les premières pâleurs qui l'annoncent au ciel doivent apparaître vers 9 heures. À ces indications, Dante ajoute que cette « maitresse de Tithon » parait le front constellé des étoiles qui forment le Scorpion (froid animal dont la queue est armée d’un dard). Or, à quelle heure le Scorpion paraît-il à l'horizon ? Entre huit ct dix heures du soir. Enfin, Dante ajoute que la nuit avait déjà parcouru près de trois heures, à partir de 6 heures, heurede l'Angélus, suivant la donnée chrétienne et l'habitude italienne, et même suivant la mesure équinoxiale, puisque la scène se passe à la fin de mars, équinoxe du printemps.
Il nous semble que ces concordances sont suffisamment probantes pour conclure que la description de Dante s'applique non pas à l’Aurore solaire, mais à l'Aurore lunaire.
Ajoutons que Dante, ne pouvant marcher de nuit, ainsi qu’il a été dit, s’endort, par conséquent, le soir et spécifie que le rève, dont il va faire le récit, ne se produit que le lendemain, vers le matin, heure tradilionnelle des rèves véridiques.
Ceux qui soutiennent que Dante a voulu décrire l’Aurore solaire, se basent surtout sur l'interprétation du mot pas appliqué par lui à la mesure de la nuit. Ils s'efforcent d’en faire des durées soit de deux heures, soit de trois heures {veilles). Mais dans ce mème chant IX il parle des heures de la nuit; c'est donc cette division qu'il adopte, ainsi que dans maint et maint autre passage.
On conteste également qu'il ait voulu désigner le Scorpion en parlant de l'animal qui frappe avec la queue, et l'on propose les Poissons ou le Serpent. Frapper avec la queue n'est-ce pas le signe absolument distinctif du Scorpion, et le mot percuotere, employé par Dante, ne signifie-t-il pas, non seulement frapper, mais blesser, ce qui ne saurait guère s'appliquer qu'au seul Scorpion ?
Terminons en indiquant les principaux commentateurs qui ont traité la question. Ceux qui tiennent pour l'Aurore solaire sont: Mossoti, Fraticelli, Vellutello, Perazzini, Lombardi, Cesari, Artaud de Montor, Lamennais, Labitte, mais ces trois derniers n'ont pas approfondi la question et se contentent de trouver ces fameux neuf vers peu clairs.
Ceux qui, au contraire, regardent l’Aurore en question comme l’Aurore lunaire, et c'est aussi notre avis, sont : Blanc, Bianchi, Jacopo della Lana, Benvenuto da Imola, Buti, Landino, Daniello, Venturi, l'abbé de Costanzo, Portirelli; De Romanis, Costa, le Père d'Aquin.
(8) Progné, fille de Pandion, roi d'Athènes, avait épousé Térée, roi de Thrace, dont elle eut un fils Itys. Térée viola Philomèle, sœur de Progné, lui fit arracher la langue pour qu'elle ne puisse révéler cet attentat, et la fit étroitement enfermer. (Voy. Purg. XVII, 19-21.)
Sans cesse il vous souvient que Térée autrefois Parmi des demeures pareilles Exerça sa fureur sur vos divins appâts.
LA FONTAINE, Fabl., 1II, 15, v. 18-20.
Et matlulini volucrum... cantus
Enéid., VIIL., 466.
(c) Cette croyance exista de tout temps et fut mème savamment et plus d’une fois expliquée. Dante y a déjà fait allusion en disant : Si près du matin, les songes sont véridiques. » (Enf. XXVI, 7) Ici, il donne, à son tour, une sorte d’explicalion en disant que le matin, les pensées et les impressions physiques de la journée précédente ayant été atténuées par le sommeil et le repos, notre esprit est plus apte à recevoir les inspirations divines et à s'ouvrir aux visions surnaturelles et prophétiques.
(bp) Hébé, déesse de la jeunesse, était chargée de verser le nectar aux dieux; mais un jour, pendant qu’elle remplissait cette fonction, elle trébucha et tomba. Honteuse, elle ne voulut plus reparaître devant les dieux. Alors Jupiter ayant remarqué la beauté du jeune Ganymède, fils de Tros, roi de Troie, prit la forme d'un aigle et l’enleva, alors qu'il se trouvait sur le mont Ida, pour en faire son nouvel échanson.
Dans ce passage Dante, en parlant de l’assemblée des dieux de l'Olympe, emploie le mot concistoro, que nous avons conservé dans consistoire. On a prêté au poète une intention maligne à l'égard de l'assemblée des cardinaux convoquée par le pape. Mais, à l'époque où fut écrite la Divine Comédie le mot consistoire avait, encore plus qu'aujourd'hui, le même sens général que le mot assemblée. On le retrouve d'ailleurs deux autres fois (Par., XVI, 114 et XXIX, 67) sans aucun motif malicieux possible.
C’est ici un des endroits où Dante a tiré le plus brillant parti d'un symbole païen en le revétant d'une idée chrétienne. Dans l'esprit de l’antiquité l'enlèvement de Ganymède représentait l'essor que la Divinité faisait prendre quelquefois à l'âme humaine pour la livrer à la contemplation céleste. Le mont Ida représente l'élévation au-dessus des choses terrestres, comme le Parnasse consacré à Apollon et aux Muses, comme la colline aperçue par Dante dès le début de l'Enfer (I, 13), comme le mont du Purgatoire luimème, comme les montagnes sur lesquelles N.-S,. J.-C. développe ses principaux enseignements, se transfigure et opère son ascension. Nous verrons, un peu plus loin, que ce songe est le reflet de ce qui va survenir à Dante.
(E) D'après la cosmographie de l’époque, au-delà de l'atmosphère respirable appelée sphère (ou ciel) de l'air, qui entoure la Terre, se trouvait la sphère (ou ciel) du feu, entourée elle-mème par le ciel de la Lune. Le Purgatoire touche par sa base à la sphère de l'air, dans laquelle se trouve l'Antépurgatoire, et, par son sommet, à la sphère de la Lune, premier ciel du Paradis. 1l est lui-même dans la sphère du feu, et Dante, comme on va le