Voy. ci-dessus, les abstentions de Dante
14. Guido del Duca, de Bertinoro (Voy. I. 142-144). Aucun renseignement positif sur ce personnage.
15. Quœæ seminaverit homo, hæc metet (S. Paul). La phrase 6 race humaine sera expliquée dans le chant suiv., 45 et suiv. (pb).
16. Il ne nous est pas parvenu sur cette maison de Calboli d'autres renseignements que ceux fournis par Dante. (Voy. Convilo IV, 11).
17. Le bien, c'est la Vertu, mais par le choix des expressions, Dante veut dire plus spécialement la rectitude de vue, le culte des arts, des lettres, le goût des bonnes et belle: choses qui seules peuvent procurer un contentement véritable.
18. C'est la Romagne dont Dante trace ici approximativement les limites (E).
19. Lizzio, ou Licio, de Valbona, ou de Cesena, homme sage, excellent, généreux, dont parle Boccace. — Arrigo Manardi, ou Mainardi, de Faenza, ou de Bertinoro. — Pierre Traversaro. dont la fille épousa, dit-on, Etienne IV, roi de Hongrie (1270), vainqueur d'Ottokar IT (Voy. VII, 100). Dante reparlera de cette famille au vers 107. — Guido di Carpiyna, de Montefeltro. Dante cile ici ces personnages à cause de leur vertu commune : la générosité.
2%. Dominique Fabbro de Lambertacci, de Bologne, s'éleva. par son seul mérite, d'une naissance obscure au premier rang parmi ses concitoyens. Mëme explication pour Bernardin di Fosca, à Faenza.
21. Ugolin d'Azzo, de Facnza, selon les uns, né en Toscane, parent, disent les autres, du fameux Ugolin de la Tour de la Faim... mais c'est peu probable. Le château da Prata, silué eutre Faeuza et Forli,appartenait-il à ce Guido ? Tout cela est vague.
Le Purcatoire XIV 323
« Frédéric Tignoso et son entourage, la famille Traversara et les
« Anastagi (deux races déshéritées depuis ?* !) « et les Dames et les Gentilshommes dont l'amour et la courtoisie
« étaient les seules joies, comme les seuls soucis # !
« O Brettinoro ?#, que ne peux-tu fuir aussi, puisque ta famille « seigneuriale et bien d'autres sont partis pour éviter la corruption ?
« Si Bagnacavallo a raison de ne pas se reproduire, Castrocaro a « tort, et Conio plus encore, d’engendrer de tels comtes * !
« Quant aux Pagani, ils gouverneront bien dès que leur Démon « sera parti ; malheureusement ils ne pourront plus désormais laisser
« un nom intact.
« Mais quant au tien, Ugolin de Fantoli, tu peux être bien tran- « quille : nul ne sera jamais capable de l’avilir 7!
« Ah! éloigne-toi, Toscan, et laisse-moi tout à mes larmes: elles « me font moins de mal que ces paroles, tant ces souvenirs de notre
« pays serrent le cœur ! »
Sachant que ces àmes chères entendaient le bruit de nos pas, en les quittant nous comprîmes à leur silence que nous prenions le
bon chemin. | A peine nous retrouvions-nous seuls tous deux, une voix, éclatante
comme la foudre, retentit vers nous et cria : « Quiconque me rencontrera me tuera ! ?8 », puis elle s'enfuit rapide
comme l'éclair déchirant la nue.
Presque aussitôt, un autre fracas épouvantable, comme un second
coup de tonnerre, produisit ces mots :
« Je suis Aglaure * changée en roc! » Alors, n'osant avancer, je
reculai et me serrai contre le poète.
* 2. Tignoso était de Rimini. [1 vécut à Brettinoro, petite ville que Dante va citer, et forma autour de lui un cercle de gens de bien. La famille Traversara, dont un membre vient d'être nommé (98), était de Ravenne, ainsi que les Anastagi.
93. Cette tersine est imitée par l'Arioste au début de l'Orlando Furioso (r).
24. Brettinoro, aujourd'hui Bertinoro, sur le Ronco, entre Forli et Cosena, dont les del Duca (famille à qui appartient Guido, qui parle ici) étaient depuis longtemps chatelains et qu'ils avaient abandonné. (c).
25. Bagnacavallo, sur le Seno, à l'ouest de Ravenne; Castro Caro, sur le Montone, en Toscane ; Conio, en Romagne, n'existe plus. Les trois villes étaient gouvernées par leurs propres comtes. Les Bagnacavallo seuls n'avaient plus de descendance, au temps de Dante : les autres en avaient une mauvaise,
26. Les Pagani étaient seigneurs d'Imola. L'un d'eux, surnommé le Diable est en Enfer (XXVI1 49-51).
27. Ugolin de Fantoli, seigneur de Faenza, mourut sans prostérité.