Guido Guinicelli. poète holonaïs
17. Allusion au stage de l'Antépurgatoire. (Voy. IV, 130-135 et XI, 124129).
18. Il s'agit encore ici d'Ilvpsipyle, retrouvée par ses fils, Thoas et Eumenius, moment où Lyrurgue allait la Luer pour avoir causé la mort d'Ophelles, dont elle était ja nourrice. (Voy. Enf., XVII, 83-95 et Purg., XXI, 112.)
49. Nous verrons le passage du Léthé au chant XXXI,91 et suiv.
LE PurGaAToire XXVI 393
« Cette cause — répondis-je — est dans vos douces poésies, qui « resteront précieuses tant que sera usité le langage moderne. »
« O frère, — reprit-il, en désignant un de ses compagnons — voilà « celui qui fut le plus habile à manier le parler maternel *?* :
« vers d'amour, proses ?! de roman, en tout il fut supérieur à tous. « quoi qu'en disent les sots, qui lui préfèrent le Limouzin ** |
« Ils en croient la vaine renommée plutôt que la vérité, et se for- « ment une opinion sans attendre l'avis de l’art et de la raison.
« C'est ainsi que beaucoup d'anciens donnèrent également la palme «< à Gui #3, jusqu'à ce que vaincus par l'évidence, plusieurs la lui enle- « vèrent.
« Maintenant si tu dois jouir de l’incomparable privilège d’être un « jour admis dans le cloître où le Christ est Abbé %,
« dis lui pour moi un Paler, mais en en bornant le récit à ce qui « nous est utile ici, où nous ne pouvons plus pécher #. »
Ayant ainsi parlé, — voulant peut-être faire place à une autre âme qui se trouvait près de lui — il disparut dans le feu comme un poisson qui plonge au fond de l’eau.
Et moi, m'avançant un peu vers celui que Guido venait de me désigner, je lui dis que mon désir préparait à son nom le plus affectueux accueil.
Alors cet esprit s’exprima ainsi :
« Tan m'abellis votre cortes deman
« Qu'ieu nom ’puesc, ni vueill a vos cobrire. « Jeu sui Arnault, que plor et vai chantan;
« Consiros vei la passada folor,
« El vei jau:en lo jorn qu'esper denan.
« Ara vus prec per aquella valor,
« Que vus quida al som de l'escalina *i,
« Sovenga vus atemprar ma dolor 7...
Puis il disparut dans le feu qui purifie.
90. Celui que Guido désigne ici est Arnaud Daniel, l'autcur de Lanrelol du Lac (8).
21. Par prose, il ne faut pas entendre ici la prose de M. Jourdain (loul ce qui n'est pas vers esl prose...) mais la prose des récits romanesques. écrits en strophes monorimes, comme certains chants d'église. hymnes latines, récits provençaux, etc. Prose se disait par opposition à versus, couplet à rimes combinées, chants lyriques proprement dits. M. Jourdain n'avait donc pas trop tort de s'étonner de la division, trop absolue, établie entre les verset la prose par son professeur de philosophie.
22. Le Limou:in, c'est Giraud de Berneil, surnommé le maitre des Troubadours.