Notre Ciel, le Ciel de la Terre
2. Le Chariol,ou Grande Ourse, une des constellalions qui ne se couchent jamais pour notre Ciel (a).
3. Dante compare la forme de la Petite Ourse, constellation ici désignée, à celle d'un olifant dont la pointe se trouverait à l'axe du premier Ciel tournant, au Premier Mobile (8).
4. Ce diadème d'étoiles désigne la constellation appelée Couronne boréale ou Couronne d'Ariane (C).
5. Le plus haut des Cieux, le Premier Mobile, celui qui tourne le plus rapidement. La Chiana, rivière de Toscane, affluent du Tibre, dont le cours lent et marécageux lui a valu son nom, Chianuu voulant dire marais. (Vov. Enf., XXIX, 47)
6. Ces âmes ne célébraient ni Bacchus ni aucun dieu mythologique, et ne criaient pas Jo Pœan! cri de joie en l'honneur d'Apollon, de Bacchus vu de Mars. Pœan était un hymne à l'adresse de ces divinités.
LE ParaDis XIII 505
trois personnes en une nature divine, et une personne en deux natures, l'humaine et la divine ;
et ces saintes lumières, heureuses de passer d’un soin à l'autre, suspendirent leurs chants ct leurs danses, pour s'occuper de nous.
Alors, d'accord avec les autres, celle qui m'avait raconté la vie du pauvre de Dieu? me dit :
« Maintenant que j'ai terminé ma première moisson — blé battu « et grain rentré — une douce charité m'invite à en faire une se- « conde $.
« Tu crois que toute l'intelligence que la nature humaine puisse « recéler a été infusée par la Souveraine Puissance dans deux poi- « trines,
« la première étant celle où fut prise la côte qui devint la jolie bouche « dont le palais coûte si cher au monde entier *;
« la seconde étant celle qui, percée d’un coup de lance, à tant fait « par sa vie ct par sa mort, que le poids de son œuvre l'a emporté, « dans l'éternelle balance, sur celui detous les péchés du genre « humain.
« Conséquemment tu t'étonnes de m'avoir entendu déclarer tout à « l'heure que le bienheureux contenu dans la cinquième lumière n’a « pas son second ‘?.
« Mais ouvre les yeux de ton intelligence, et tu verras ton opinion « et mon assertion aboutir à une même vérité, comme les rayons au « centre d'un cercle.
« Toute créature, corruptible ou incorruptible, émane du Verbe, « cette vive lumière idéale engendrée par notre Sire,
« et procédant de la Splendeur génératrice, à laquelle elle est unie, « ainsi qu’à l'Amour — troisième terme trinitaire — par un indisso- « luble lien {.
« Tout en restant éternellement une, la lumière du Verbe rassemble « son rayonnement dans neuf Substances ‘? qui la réfléchissent « et la font descendre, en diminuant de sphère en sphère, jusqu'aux dernières puissances ‘*, où elle ne produit plus
7. Cette lumière est celle de Saint Thomas d'Aquin, qui, dans le chant IX, a raconté la vie du pauvre de Dieu, c'est-à-dire Saint François d'Assise.
8. C'est-à-dire « maintenant que je t'ai expliqué le premier des-deux doutes que ton esprit avait conservés, je vais l'expliquer le second ». Le premier doule relatif au chemin où l'on se forlifie, a été expliqué en effet, dans les chants XF et XH (Voy. XH, 27). Saint Thomas va expliquer ici le second qui est : Salomon n'eut jamais son second. Disons tout de suile que cette explication compliquée se résume à ceci : en disant que Salomon fut sans pareil, au-dessus de toul autre, j'ai voulu parler du Roi et non de l'homme. Salomon fut le plus grand des Rois, mais non le plus grand des hommes, Jésus et Adam devant, en lus cas, passer avant lui.