‹ La divine comédie traduite et commentéeChapitre 312 sur 314 · SOURCES A CONSULTER · texte numérisé non relu

SOURCES A CONSULTER

Il faudrait plusieurs gros volume pour contenir une bibliographie dantesque quelque peu complète.

Un essai dans ce sens a été tenté par un nommé Julius Petzholdt, qui publia, en 1872 à Dresde, une Bibliographia Daniea en une brochure de moins de cent pages, où l’on trouve d'utiles indications suivies de renseignements iconographiques intéressants. Mais quelle singulière idée d'avoir été chercher la langue latine à propos de Dante, qui, lui, au contraire, en a repoussé l'usage en expliquant les excellentes raisons qui lui firent préférer la langue italienne, raisons qu'il prit soin d'expliquer dans son ouvrage, intitulé De Vulgari Eloquio !

O pédantisme tudesque, voilà bien de tes coups!

Auparavant, à l’occasion du sixième Jubilé centenaire de Dante (1865), une exposition organisée à Florence avait déjà réuni de précieux documents relativement à la bibliographie et à l'iconographie dantesques. Les catalogues raisonnés de cette Exposition furent publiés par la librairie Le Monnier, de Florence, ainsi qu'une notice fort intéressante, avec vues et plans, concernant la maison natale du grand poète.

De son côté la Société Dantesque de Leipzig fournit, dans son Annuaire, le résultat fructueux de ses travaux.

Enfin, préablement à ces publications, une liste des éditions des œuvres de Dante se trouve dans la très belle édition de Padoue, 1822 — la Minerva — en six volumes in-4°.

Ces divers éléments mis à profit par les excellentes éditions de Fraticelli (Barbèra, édit.), et de Bianchi (Le Monnier, édit.), tous deux à Florence, nous ont servi, à notre tour, pour établir notre Bibliographie dantesque sommaire.

Ajoutons, à propos de ces deux savants commentateurs, qu'ils ont admirablement résumé les travaux de leurs prédecesseurs et que nous leur sommes redevable de plus d'une précieuse indication.

Nous nous bornons ici d’ailleurs à citer les principales éditions de la Divine Comédie et de ses traductions françaises, ainsi que les sources les plus intéressantes à consulter sur l'histoire de ce poème,

pour sa compréhension et pour l'e Histoire de la Vie » — suivant l'heureuse expression de Fraticelli — de son immortel auteur !.

La première édition, avec date certaine, de la Commedia est de 1412. C'est un petit in-folio de 248 pages, probablement publié par Fuligno, et dont un exemplaire est conservé à la Bibliothèque Corsini, à Rome.

Plus rare encore, et celle-ci la plus rare de toutes, est l'édition grand in-4° avec inscription latine datée, ajoutée à la fin, et imprimée par Federico Veronese, à Mantoue.

En 1477, parut le commentaire de Benvenuto da Imola, puis, en un grand in-folio, l'édition dont Martino-Paulo Nidobeata (Navariensi) fut l'éditeur, et qui se compose aussi de 248 pages. On en connaît trois exemplaires, l'un à la Bibliothèque Corsini, l'autre à M. G. Smith et le troisième à la Bibliothèque Nationale, à Paris.

Le commentaire de Christoforo Landino se trouve publié pour la première fois dans la magnifique édition de 1481, grand in-folio de 368 pages.

Cette édition devait être ornée d’un grand nombre de gravures, mais dix-neuf seulement (en tête des dix-neuf premiers chants de l'Enfer) ont été exécutés, plus seize pour les chants 18 à 32 du Paradis.

Le P. Audiffred (Specimen Edilionum italicarum, p. 288, n. 1) rapporte que Mgr Bottari lui raconta que Michel-Ange avait dessiné et colorié un exemplaire de cette édition, et que cet exemplaire fut perdu dans un naufrage en mer en allant à Rome.

M. Grenville possède un exemplaire de ce livre, et Lord Spencer un autre, avec seulement les 19 premières figures, qu'il paya cent guinées. La Bibliothèque Magliabecchina, de Florence, en conserve aussi un exemplaire.

En cette même année, 1481, parut à Ferrare le commentaire de Landi, réédité en 148# à Venise, en 1487 à Brescia et, de nouveau à Venise, en 1491 et en 1493. Entre 1491 à 1493 nous trouvons quatre éditions commentées par Pietro da Figino et par Matteo Capcasca, toutes quatre publiées à Venise.

En 1502 parait, toujours à Venise, la première édition publiée par l'illustre Aldo, dont quelques exemplaires portent pour la première lois l’Ancre au Dauphin. Cette édition, la première portative, est de format in-8°. Titre : Le Terze Rime di Dante.

C'est en 1502 ou 1503 que fut publiée la première édition en France de la Comédie sous forme de reproduction imprimée à Lyon.

L'édition de Florence (1506) contient pour la première fois une notice concernant le «sito » et la « forma dell’Inferno tratta dalla istessa « descrillione del Poeta >», notice plusieurs fois reproduite en contrefaçon ainsi que l'édition elle-même.

Enfin en 1516 figure pour la première fois le titre Divine CoMÉote, consacré par l'adiniration de la postérité, dans une édition

(1) Sloria della Vita di Dante Alighieri, compilata da Pietro Fraticelli. Un vol. in-l& Florence, Barbèra. édit.

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