Souvenir de l'exorde d'Enée à Didon (E
18. Histoire de Lancelot du Lac, par Arnaud Daniel (Voy. Purg., XXVT, note 5).
19. Dans l'Histoire de Lancelot et de la reine Ginevra, c'est par l'entremise de Galléhaut que la reine cède à la passion du chevalier. C'est pourquoi Francesca accuse le livre et celui qui l'a écrit d'avoir rempli auprès d'elle et de son beau-frère Paul le mème rôle que Galléhaut auprès de Lanciotto. Voy. Histoire de Lancelot du Lac, chap. LXVI. — Cf. Purg., XX VI, 118417; Par... XVI, 13-15 (F).
14 «A Ça 4
92 La Divine CoMÉME
Quæsitor Minos urnam movet; ille silentum Conciliumque vocat, vitasque et crimina discit Enëéide, V1, 431-433.
(s) Facilis descensus Averno Notes atque dies patet atri janua Ditis; Sed revocare gressum, superasque evadere ad auras, Hoc opus, hic labor est.
Ibid., 126-129.
Lata porta et spatiosa via est quæ ducit ad perditionem. St-Matth., VII, 13.
(c) Francesca — fille de Guido da Polenta, seigneur de Ravenne, contemporain et ami de Dante — aimait son cousin Paul Malatesta, de Rimini, et en était aimée ; mais pour terminer une querelle de famille, son père la maria à Lancelot, frère ainé de Paul. Son époux l'ayant surprise avec son amant, il les tua d'un seul coup (1289). |
C'est à Ravenne, chez Guido da Polenta, le 14 septembre 1321, que mourut Dante. On y voit encore le tombeau de l’illustre poète, mort en exil, Agé de cinquante-six ans. Ses cendres proscrites furent recueillies dans une urne de marbre, mais son hôte Guido n'eut pas le temps de lui élever un tombeau, car peu après la mort de l'Alighieri, Guido était exilé de Ravenne. Ce ne fut que plus d'un siècle plus tard (1482), qu'un monument fut construit à l'illustre exilé - que les agitations de sa terre natale, dit Ampère, avaient privé d'une patrie et que les troubles de sa terre d'exil privaient d’un tombeau ». (Voy. Enf., XXVII.)
(Voyage danlesque, p. 314.)
(p) Cette pensée, si belle par le fond d'observation et par sa forme touchante, a traversé toutes les littératures du monde sur les ailes de la poésie dantesque. Il cst probable que Dante en a puisé le germe dans Boëèce, qu'il aimait et étudiait beaucoup : « In omni adversitate fortunæ infelicissimum genus infortunii est fuisse felicem. »
(De Consolalione, lib. II.)
Au sujet de ce passage célèbre de la Divine Comédie, Guizot a écrit les lignes suivantes, empreintes d'une aimable, ingénieuse et sereine philosophie : « Je ne suis pas de cet avis. Un grand bonheur est, au contraire, à mon sens, une lumière dont l'effet se prolonge sur les espaces même qu'elle n'éclaire plus. Quand Dieu et le temps ont apaisé les violens soulèvemens de l'âme contre le malheur, elle s'arrête et se complait encore à contempler dans le passé les biens charmans qu'elle a perdus. »
Shakespeare applique une comparaison semblable à une bonne action :
PorTIA
That light we see is burning in my hall.
How far that little candle throws his beams!
So shines a good deed in a naughty world.
Merch. of Ven. Act. V, 89-91.
D'ailleurs, dans ce même /nferno, Dante nous donne une sorte de contrepartie de la phrase de Francesca dans le passage suivant : « Lorsque, sorti de ces sombres lieux, et revenu à la lumière des étoiles, tu pourras t'écrier avec joie : j'y fus! parle de nous dans le monde. » (Voy. Enf., XVI, 82-84, note c.)
(E) Infandum regina jubes renovare dolorem.
Sed si tantus amor cäsus cognoscere nostros Lt breviter Troj:& supremum audire laborem,