Locution proverbiale : advienne que pourra
19. Virgile loue Dante d'avoir lu attentivement son Enéide, puisqu'il se rappelle avec lant d'à propos le vers :
Quicquid eril, superanda omnis fortuna ferendo est. (V, 710.)
C'est en même temps un avertissement pour encourager Dante à rester, quoi qu'il puisse lui arriver de malheureux, fidèle à cette maxime.
142 La Divine CoMÉDtIE
Cependant, tout en marchant et devisant avec Ser Brunetto, je lui demande quels sont, parmi ses compagnons, les plus connus et les plus notables.
« Je puis — me répondit-il — t'en désigner quelques-uns, mais quel- « ques-uns seulement, car pour les nommer tous le temps nous man- « querait !
< Sache d’abord que tous furent clercs, grands lettrés, très illustres, « mais souillés du même péché.
« Priscien marche avec cette misérable troupe, ainsi que François « Accurse, et si tu avais été curieux d’une telle teigne *,
« lu aurais pu voir celui que le Serviteur des serviteurs transféra « de l’Arno au Bacchiglione, où il laissa son corps, dont il avait fait un si infâme usage 2!.
« Je pourrais t'en nommer bien d'autres, mais il me faut retourner sur mes pas, Car Je vois s'élever au-dessus du sable une nouvelle « fumée ;
< c'est une nouvelle troupe qui s'avance, et à laquelle je ne dois « pes me mêler 22. Je te recommande mon Trésor, car je revis en cet « ouvrage. ne m'en demande pas plus long. »
Alors il se retourna, et s’élança comme ceux qui, dans la campagne véronaise, courent la bannière de drap vert. Il allait si vite, qu'on l'aurait pris
pour celui qui gagne et non celui qui perd *#.
NOTES COMPLÉMENTAIRES
(A) Actuellement, la Carintia, rivière probablement désignée par Dante sous le nom de Chiarentana, ne fournit plus ses eaux à la Brenta, si elle les lui a jamais fournies. Mais il est très possible que ce nom de Chiarentana désigne, non pas la rivière elle-même, mais la partie des Alpes où coule cette rivière, peut-être le mont Canzana ou Carenzana, entre Valvignola et Valfronte, sur la rive gauche de la Brenta.
Le nord de l'Italie était moins familier à Dante que les autres régions, aussi les comparaisons géographiques qu'il y place sont-elles moins précises. Quant à l'autre comparaison, empruntée aux Pays-Bas, si elle est aussi entachée de quelque vague, ce n'est plus parce qu'on trouve difficilement son application, mais, au contraire, parce qu'elle s'applique à peu près indistinctement à toute la contrée, attendu que tout le pays est couvert de digues. On ne sait donc pas au juste si Dante désigne ici la petite ville de
90. Priscianus, grammairien latin de Césarée au deuxième siècle, et Accurse, jurisconsulte florentin. On ignore pourquoi Dante les place parmi les Sodomistes, le premier surtout. Probablement n'a-t-il choisi ces deux que comme types de professeurs vicieux (e).
A. Il est ici question de l'évêque André de Mozzi, que le pape (Servas servorum Dei) déposséda de l'archevèché de Florence, sur l'Arno, et nomma à celui de Vicence, sur le Bacchiglione (F).
22. Cette nouvelle troupe va paraître au début du chant suivant.
23. Aux environs de Vérone, selon un très ancien usage, il y avait une course à pied le premier dimanche de carême dont le prix était un manteau de drap vert (pallio). Les coureurs étaient nus.
L'ENrer XV 143
Cadsant, située à 6 lieues de Bruges, ou bien l'ile du même nom, située sur la rive gauche de l'Escaut occidental, en face de Flessingue (île de Walcheren) à droite. L'ile et la ville sont toutes deux au nord de l'Écluse, qui communique avec elles par un bras dérivé de l'Escaut et est reliée par les canaux intérieurs avec Bruges et Gand. En tout cas, ce n’est pas Gand, que Dante désigne par ce mot de Guzzantie, attendu qu'ayant à parler de Gand sans qu'alors il soit possible de s'y méprendre, Dante appelle cette ville Guanto (Purg. XV, 46).
(8) Rien de plus touchant que la rencontre de Dante avec son vieux maitre le docte Brunetto Latini; rien de plus tendrement délicat que leur dialogue, où l'on sent combien l'élève conserve un reconnaissant souvenir d'un enseignement paternel et savant, dont il proctame l’exeellence et dont il sut si bien profiter; où l'on sent aussi le regret qu'il éprouve de se treuver contraint, par le seul tort d'un mauvais écrit, à le placer en Enfer. Brunette Latini, écrivain et poète florentin, naquit à Florence vers 1220 et mourut en 1294. Il était de noblesse guelfe et fut chassé par les Gibelins en 1260, ce qui l'amena à Paris, où il passa vingt-quatre ans et où il écrivit, en français, une sorte d'encyclopédie générale intitulée {i f{hrésors de toutes choses. De retour à Florence en 1284 il y publia, en italien, le Tesoretio, préceptes en vers sous forme d'allégorie où l'on a prétendu, non sans quelque raison, que Dante puisa l’idée première de sa Commedia. Ce livre est dédié à saint Louis. (Voy. Villani, livre VI, chap. LXXIV et liv. VIII, ch. X.)
(c) Fiésole, à 6 milles N.-E. de Florence, sur une montagne rocheuse et aride, n'est plus qu'une petite ville de 2.000 habitants, mais autrefois c'était une des plus riches cités de l'Étrurie — Fæsulæ — dont on voit encore les ruines grandioses. Lorsque Florence n'était qu'une petite bourgade, elle dépendait de Fiésole, qu'elle a détruite en 1010, et à laquelle elle passe pour devoir son origine. (Voy. Purg. XII 116-119, note M, et Par. VI, 53-54.)
(bp) Mentionnons seulement pour mémoire une variante repoussée avec raison par le dictionnaire de La Crusca. Au lieu de lungi fia del BEcco l'erba, becco, bec (pour bouche), becco bouc. Dante emploie encore becco pour bouche dansle ch. XXIII du Purg. 30.
(E) François Accurse, fils du célèbre jurisconsulle, professa à Bologne au dix-huitième siècle.
(F)Hyaici une image d'une crudité effrayante sur les nerfs lendus de celle teigne d'André de Mozzi, archevêque de Florence, que j'ai rendue faiblement par son corps dont il avait fait un si infâme usage.
CHANT XVI
Septième Cercle. — Les Violents, V.
Je
ARGUMEXT. — Troisième enceinte, les Violents contre Dieu, 111: deuxième groupe, les Violents contre la Nature, II. — Guidoguerra, Aldobrandi, Rusticucci et Borsiere. — Plaintes sur l'état actuel de F lorence. — Apparition d'un monstre étrange et formidable.
Près de nous, à l'endroit où nous étions parvenus — et où l'on entendait déjà l’eau tomber dans l'autre Cercle avec un bruissement semblable au bourdonnement des ruches ! —
une nouvelle troupe passait sous la pluie du cruel supplice. Trois ombres ? s'en détachèrent et s'élancèérent vers moi en me criant ensemble : :
« Arrête, toi dont le vètement semble indiquer un habitant de notre « ville perverse 31! » |
Hélas ! quelles plaies, récentes et anciennes, la flamme avait creusées sur tous leurs membres ! J'en gémis encore, au seul souvenir !
A leur cri, mon maître s'arrêta ; puis, se tournant vers moi : « At- « tends les — me dit-il — car avec eux il faut être courtois.
« N'était ce feu qui frappe ici comme à coups de flèches, je dirais « que c'est à toi, plutôt qu'à eux, de se montrer empressé ! »
Nous voyant arrêtés, ils renouvelérent leur appel, et lorsqu'ils nous eurent atteints, ils se mirent à tourner en rond tous les trois.
Comme des lutteurs nus et frottés d'huile, avant le combat et les coups, cherchent prise sur leur adversaire ;
ainsi, tout en tournant, chacun d'eux maintenait ses yeux levés vers
1. C'est le Phlégéton qui forme une chute immense du 7e dans le 8° Cercle. Les deux poètes vont s'en approcher 191-105).
2. C'est la troupe qui, à la fin du chant précédent, soulevait une fumée sortie du sable brûlant, et fut aperçue par Brunetto (116-117). Cette pluie, c'est la pluie des flammes décrite dans le chant XIV, 98-39.
3. L'ancien costume florentin se distinguait à une longue robe sans pli et un capuchon. Dante portail aussi d'habitude, une sorte de bandeau drapé et enroulé autour de lu téte avec deux brides pendantes (focale).
L'Enrer XVI 145
moi, ce qui leur tournait le cou dans le sens contraire à celui de leurs
pieds #, « Ah! si la misère de ce lieu au sol mouvant, — commença l’un d'eux <— si notre visage noir et brûlé te font mépriser nos prières,
« qu'au moins notre renommée te fléchisse, et t'engage à nous dire
« qui tu es, toi qui, sain et sauf, portes ainsi tes pieds vivants à tra-
« vers l'Enfer !
« Celui-là, dont tu me vois suivre la trace, tout nu et dépouillé qu'il « soit maintenant, fut d’un rang plus élevé que tu ne crois.
« C'est le petit-fils de la vertueuse Gualdrada ° : dans sa vie il a beau- < coup fait par l'esprit et par l'épée.
« L'autre, qui foule le sable à ma suite, est Tegghaio Aldobrandi,
« dont les hommes devraient honorer le nom.
« Et moi, qui partage leurs torture, je fus Jacopo Rusticucci, et
« certes ma méchante femme m'a fait plus de tort que quoi que ce
« soit ! »
Si j'avais été à l'épreuve du feu, je me serais élancé au milieu d’eux, el je crois que le Maitre me l’aurait permis;
Mais comme je me serais brûlé et grillé, la peur l'emporta sur le bon
vouloir qui me poussait à les embrasser.
Je me contentai de leur parler en ces termes : « Ce n'est point du
« mépris, que m’inspire votre condition, c'est une douleur trop pro- ; P
« fonde pour n'être pas bien lente à se dissiper. « Je l'éprouve depuis que mon Seigneur m'a prévenu que nous ap-
« prochions de hautes personnalités comme les vôtres. « Oui, je suis de votre ville, et toujours j'ai entendu louer, et loué
« moi-même, vos belles actions et vos noms illustres. « Quant à moi, j'abandonne le fiel pour aller à la recherche des
« doux fruits promis par mon Guide véridique ; mais auparavant, il
« me faut descendre jusqu'au centre ‘. »
« Que ton âme conduise longtemps tes membres — reprit-il — et
{ que la renommée brille après toi, €situ veux bien nous renseigner sur notre cité. La valeur et la
4. Dante étant immobile, cet artifice des trois damnés leur permet de rester auprès de ti pour causer, sans pourtant suspendre leur marche, car ils seraient alors punis de Col ans passés élendus sur le sable brûlant ainsi que l'a expliqué Brunetlo dans le chant précédent ( 37-39).
9. Gualdrada était une jeune Florentine aussi sage que belle, fille de Bellincion Berti (Voy. Par. XV, 112 et XVI, 37), femme du comte Guido (Par. XVI, 98), mère de Marco- ‘aldo el grand-mère de Guidoguerra dont il est question ici, lequel fut un grand guerner et un habile politicien, héros de la bataille de Bénévent, qui lui valut le surnom de Gaerra joint à son nom de Guido (1282) (Voy. Purg. ILE, 128) (4).
6. Tegghaio Aldobrandi, de la famille Adimari, homme vaillant et de bon conseil, Sélait efforcé de détourner les Florentins de l'expédition contre les Siennois qui se lermins par la sanglante défaite de Mont-Aperto cause de l'expulsion des Guelfes.
(Voy. X, 82-97.) dacopo Rusticucci, gentilhomme riche et estimé, avait une femme si revèche qu'il
h quitls, ce qui, dit-il, fut la principale cause du vice où il tomba. 7. Double métaphore : j'abandonne la Terre pour gagner le Paradis en visitant
l'Enfer jusqu'au fond ; je reconquiers ma patrie en écrivant une œuvre qui m'illustrera tLlera cesser mon exil.
RAR
courtoisie y demeurent-elles comme jadis, ou bien en sont-elles tout à fait bannies ?
« Guillaume Borsiere 8, qui depuis peu partage notre supplice, et marche là-bas avec nos compagnons, nous a fait un rapport désolant. »
« O Florence, m'écriai-je en levant les yeux — les nouveaux venus ont engendré en toi un orgueil si démesuré, que déjà tu en souffres.… »
et les trois ombres, comprenant ma réponse, échangèrent un regard approbatif.
« S'il ne t'en coûte pas davantage — reprirent-ils tous trois — pour «< répondre à tous ceux qui te questionneront, heureux es-tu de parler « avec tant de sincérité? |
« Lorsque, ressorti de ces sombres lieux et rendu à la splendeur « des étoiles, tu pourras t'écrier avec joie : j'y fus’!
« alors veuille parler de nous dans le monde! » À ces mots, ils rompirent leur cercle et s'enfuirent si vite que leurs jambes semblaient rapides comme des ailes :
le temps de dire amen, ils avaient disparu ! Alors le Maître jugea qu'il fallait partir et je le suivis.
Au bout de quelques pas, le bruit de l'eau devint si rapproché qu'il couvrait presque notre voix. |
Comme ce fleuve qui suit d'abord son propre chemin pour couler du mont Viso vers le levant, sur le versant gauche de l’Apennin,
et, avant de se jeter dans son lit inférieur, s'appelle d'abord l’Acquacheta ; puis, à Forli, perd ce nom,
ettombe, en bondissant, au-dessus de San Benedetto, où des hôtes par milliers devraient trouver asile ‘!;
An A
8. Guillaume Borsiere, gentilhomme génois, élégant et raffiné, dont parie Boccace dans la 8° Nouv. de la 1° journée (8).
9. Cette tersine n’est pas très claire. Est-ce une auto-félicitation sur la facilité de parole de Dante ou à sa sincérité d'appréciation ? Est-ce un avertissement qu'il se fait adresser, comme tant d'autres rétro-pronostics, au sujet des malheurs qui l'attendent ? Est-ce une crainte qu'il ne puisse un jour répondre si vile sans s'exposer à un châtiment terrible, comme celui que redoutent ici les damnés et qui les oblige à marcher sans cesse afin d'éviter cent ans de peine aggravée ? C'est peut-être un pen de tout cela ensemble, mais, ce qu'il y a de plus certain c'est que, cette fois-ci, par exception, l'idée ne jaillit guère plus limpide que l'eau du Phlégéton.
10. Cette tersine est une sorte de contre-partie du fameux Nessun magagior dolore (c).
41. Le Montone, qui prend sa source dans un mont désigné par Dante sous le nom de Viso, mais qui ne peut être le mont Viso où le PÔ prend ls sienne, s'appelle d'abord l'Acquachcta (eau tranquille) et coule vers l'E., sur le versant gauche de l'Apennin. A Forli seulement il prend le nom de Montone, après avoir formé une chûte d'eau près de laquelle se trouvait un ancien couvent de San Benedetto, aujourd'hui détruit, qu'il ne faut pas confondre avec le fameux monastère du mont Cassin, fondé aussi par Saint- Benoît (Voy. Par. XXII, 37-40). Dante dit que ce flcuve suit son propre chemin, parce que seul de toutes les rivières siluées sur ce côté de l'Apennin, il ne se jette pas dans le Po et va jusqu'à l'Adriatique. Ce couvent de San Benedetto, ajoute Dante, devrait donner l'hospitalité à des milliers d'habitants. soit parce que si cette riche abbaye eût été mieux administrée elle eût pu conlenir de très nombreux religieux tandis qu'elle n'en recevait qu'un pelit nombre ; soil parce que, selon Boccace, les Conti, seigneurs du pays) n'avaient pas réalisé leur projet de construire là un veste château afin d'y réunir les habitants de beaucoup de villages environnants.
L'EnFrer XVI 147
ainsi, tombait d'une rive escarpée cette eau sombre dont le vacarme eût bien vite blessé l'oreille.
J'avais comme ceinture-mrecorde, dont autrefois je pensai me servir pour prendre la panthère à la peau bigarrée 2.
Mon Guide m'ayant ordonné de la lui remettre, je la déliai d'autour de moi et la lui tendis rassemblée et roulée.
Il la prit, et, se tournant à droite, il la jeta, à une certaine distance de la berge, dans le gouffre profond.
Ce que voyant, je me dis que quelque chose de nouveau devait répondre à ce nouveau signal, que mon Maître suivait d'un œil attentif.
Ah ! comme on doit être prudent auprès de ceux qui ne voient pas seulement l'action, mais dont la perspicacité plonge au fond des pensées |
« Tu te demandes — me dit-il — la cause de mon anxiété? Tu ne « tarderas pas à être satisfait, car tu vas voir monter ce que j'at- « tends 13. »
On doit toujours, autant que possible, fermer ses lèvres à des vérités lorsqu'elles ont une apparence invraisemblable, car on risque de provoquer une outrageante incrédulité.
Pourtant ici je ne puis me taire, ct, par les vers de celte Comédie {4 — à laquelle je souhaite un long succès — lecteur, je te le jure,
je vis monter, planant dans l'air épais et obscur, une figure si étrange, que le cœur le plus ferme se troublerait à sa vue : elle parut.
Son mouvement ressemblait à celui d'un matelot qui, descendu au fond de la mer, pour détacher une ancre agrafée à quelque rocher, pour remonter, |
se lève, allonge ses bras, ramène et arc-boute ses pieds.
NOTES COMPLÉMENTAIRES
(A) Gualdrada appartenait par son père, Bellincion Berti, à la famille des Ravignani (voy. Par. XVI, 97). Villani raconte que l'empereur Othon IV (appuyé par les Guelfes et rival de Frédéric II) l'ayant admirée demanda qui elle était; ce à quoi Bellincione, père de Gualdrada, répondit qu'elle était la fille d’un homme qui s'estimerait heureux de l'offrir à son souverain quand cela plairait à sa majesté. Mais la jeune fille ayant entendu ces vilaines paroles se leva aussitôt en rougissant et déclara qu'aucun homme vivant n'approcherait d'elle à moins d'être son mari. Charmé de cette fierté, l'empereur maria Gualdrada au comte Guido. Cependant si cette anecdote
42. La panthère, ainsi qu'on l'a vu au chant Ie", symbolise la luxure; et la corde, qui sert de ceinture aux cordeliers de Saint François d'Assise, symbolise la vertu en général, et, spécialement, la lempérance et la chasteté. Par cette allusion, amenée fort à prepos dans le deuxième groupe de la 3° enceinte du 7° cercle, où est chätié le vice Île plus honteux, Dante rappelle que dans sa jeunesse il fut sur le point d'entrer dans l'ordre des Franciscains dont on dit même qu'il commença le noviciat. (Cf. Enf. 112.)