APPARITION DE LA CAPACITÉ SPÉCIALE DE LA FEMME MARIÉE
Au x siècle l'égalité civile des deux sexes est un fait accompli. La femme a les mêmes droits civils que l'homme. Elle possède même certains droits politiques, puisqu'elle peut être titulaire d’un fief et siéger dans une cour féodale. Il n'existe aucune incapacité fondée sur sa faiblesse ou sur sa prétendue infériorité physique pour l’écarter des offices virils où pour lui interdire tel ou tel acte. Elle est, comme on Île disait, la « dame en soi ».
Cette égalité disparaît lors du mariage. La femme devient la subordonnée de son mari. Elle n’a plus de droits. Ce
n'est que dans deux cas exceptionnels qu'elle retrouve une
partie de sa capacité d'autrefois : il faut qu’elle soit séparée de biens ou qu'elle devienne marchande publique. La nécessité de faciliter le commerce de la femme avait fait établir cette exception en sa faveur. Le maintien de l’autorité maritale aurait pu nuire au développement du négoce de son épouse au grand préjudice des intérèts du ménage.
Nous allons rappeler sommairement la capacité civile de la femme mariée à cette époque, puis nous indiquerons
l'augmentation des pouvoirs de la femme commerçante.