‹ La gastronomie (volume 2)Chapitre 18 sur 28 · COUPLETS A CLÉMENCE · texte numérisé non relu

COUPLETS A CLÉMENCE

^1 de tous les maux de l’absence Mon triste cœur est tourmenté ,

Si je ne puis te voir, Clémence ,

Accuses-en la liberté.

En d’autres temps , de mille entraves Jamais je n’éprouvai l’ennui :

Mais alors nous étions esclaves ;

Hélas ! on est libre aujourd’hui.

Il s’est écoulé , ce bel âge ,

Ce temps où, libre de soucis.

Nous nous aimions dans l’esclavage,

Sous le règne du roi Louis ;

igo POÉSIES

Mais j’ai grand tort quand je regrette Ces beaux jours éclipsés soudain ;

On m’assure dans la gazette ,

Que je suis libre et souverain.

Tu vas croire que sur ce trône Où l’on m’a brusquement assis ,

En/lé du titre qu’on me donne ,

Je vais t’accabler de mépris :

Ail! rassure-toi, ma Clémence , Jamais je n’eus moins de fierté ;

Fais grâce à ma triste puissance , Prends pitié de ma majesté !

Si, par un étrange miracle ,

Je cesse d’être libre un jour,

Alors je pourrai sans obstacle ,

Te voir et te parler d’amour...

FUGITIVES

O doux moment ! ô bien suprême !

Dans tes fers quelle volupté !...

Mais je me tais , car l’amour même Est suspect à la liberté.

POÉSIES

LE TROUBADOUR ÉMIGPÆ.

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