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IV. Le matériel roulant

Les locomotives fabriquées par les ateliers mulhousiens André Kæchlin et Cie ont leur tuyère d'échappement munie d’un clapet mobile pour rétrécir à volonté l’orifice d'échappement, certaines d’entre elles ont même un double clapet dont les deux parties symétriques, manœuvrées en même temps, maintiennent le jet de vapeur vertical. Par ailleurs, des économies de combustible sont réalisées en couvrant la cheminée pour réduire le tirage si la machine est de service le lendemain, et on opère de même pour les machines en réserve si la chaudière est remplie de vapeur. La première machine à détente variable commandée au constructeur mulhousien J.J. Meyer est livrée en juin 1842 et le Ministre des Travaux publics désigne une Commission, prise dans le Haut-Rhin, pour examiner cette locomotive: «L'Espérance» des ateliers Meyer est comparée avec «La Comète» des ateliers Kæchlin sur le parcours de Kænigshoffen à

(136bis) PONTEIL (F.). Une entreprise compliquée de Travaux Publics au XIXe siècle. L'entrée des chemins de fer dans Strasbourg dans Revue d'Alsace 1927, p. 217-240, 448-463, Strasboung 1927 in-4. BN: 8° Lc9 10.

Mulhouse et retour, soit 213 kilomètres, avec un convoi de 76 à 78 tonnes en remorque, et la consommation moyenne de coke par kilomètre parcouru ressort pour «La Comète» à 6 kg. 54 en marche et à 8 kg. 03 y compris les stationnements et allumages, pour «L’Espérance» à 3 kg. 90 et 5 kg. 38 soit des économies respectives de 40% et de 33%. Malgré l'excellence de ces résultats, Meyer perfectionne encore son système et excite l’émulation dans les ateliers rivaux (137). Dans ce domaine également, la ligne de Strasbourg à Bâle présente une valeur d'expérience et l’industrie mulhousienne peut s’enorgueillir à juste titre d'apporter une importante contribution à la technique des chemins de fer en France.

En 1842, le parc comprend, pour les chemins de fer d'Alsace, 26 locomotives qui effectuent un parcours moyen de 20.000 kilomètres pour chacune d’elles, chaque machine roule en moyenne 144 jours avec un parcours moyen de 139 kilomètres par journée de service (137). En 1845, le parc se compose de £9 locomotives à 6 roues:

I Napoléon des ateliers André Kæchlin & Cie. à Mulhouse I1 Mulhouse

»” » »” III Strasbourg : Schneider & Cie au Creusot IV Thann se Stehelin & Huber à Bitschwiller 1 Manchester ps Sharp Roberts & Cie à Manchester 2 Albion : s $ 3 Liverpool : 2 Gi 4 Alsace = André Kæchlin & Cie à Mulhouse 5 Colmar ss : es 6 Bâle pe . d à 7 Rhin . 5 n se 8 Hercule : Stehelin & Huber à Bitschwiller 9 Atlas à à :

10 France Si André Kæchlin & Cie à Mulhouse 11 Atalante u 5 à 12 Sylphide ; rs ji 13 Commerce 5 ;: É 14 Flèche , 5 s 15 Helvétie 5 & à 16 Progrès , je :

(137) Voir (89) p. 59.

17 Comète des ateliers André Kæchlin & Cie à Mulhouse 18 Eclair

19 Tonnerre » ; AGREE »

20 Foudre à si 2

21 Ouragan o RHIN ÿ :

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23 Volcan je sk 5

24 Espérance : J. J. Meyer & Cie o 25 Succès | ja ; , (88)

En 1846, le pare comprend: 23 berlines et diligences, 27 chars-à-bancs, 45 wagons pour voyageurs, 15 wagons pour bagages, 228 wagons pour marchandises; il dépasse nettement l’effectif prévu par le Cahier des charges.

Les voitures à voyageurs ne subissent aucun perfectionnement et il faudra attendre le Décret du 25 février 185€ qui réunit les concessions de Strasbourg à Bâle et de Strasbourg à Wissembourg et prescrit le remplacement des voitures découvertes de 3 classe et des chars à bancs de £* classe par des voitures fermées de 2 et de 3° classe du même type que celles prévues pour la ligne de Paris à Strasbourg. Le souci du confort des voyageurs est lent à s’introduire dans les préoccupations des concessionnaires, il est vrai qu’il ne leur semble encore d'aucun rapport sur les résultats de l’exploitation. AE

Les wagons ont des superficies de 8 m. 25, 10 m. 2 et 24 m. 2, ces derniers avec 8 roues.

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