‹ La ligne de Strasbourg à BaleChapitre 6 sur 27 · III. L'opinion du Génie militaire · texte numérisé non relu

III. L'opinion du Génie militaire

L'Ordonnance royale du 18 septembre 1816 prévoit, pour les travaux publics à exécuter dans les zones frontières ou dans le rayon d'action des places fortes, des conférences mixtes entre le Génie militaire et l'administration des Ponts et Chaussées.

La Commission mixte pour le Haut-Rhin donne son avis en novembre 1837. Le colonel de Lavigne, Directeur des fortifications à Belfort, estime que le chemin de fer projeté peut être fort utile à la défense pour l’approvisionnement des places limitrophes, le transport des troupes et du matériel, la traversée des cours d’eau défensifs (canal du Rhône au Rhin et Ill) dans la zone d'action de la place de Sirasbourg, qu'il est soumis assez longtemps au canon de la place de Sélestat, qu'il est parallèle à la frontière, est éloigné d'elle, aussi l'officier supérieur approuve-t-il le projet sous réserve de légères modifications de détail pour les approprier à la défense des places, du choix des matériaux, de l’adoucissement des talus, et étant entendu que les dégâts résultant de faits de guerre ou les travaux défensifs n'ouvriront pas

(6) Procès-verbal de la Commission d'enquête du Bas-Rhin. (SNCF. Arrondissement de la Voie et des Bâtiments de Strasbourg, Dossier 244.)

droit à indemnité (7). Un nouvel avis est donné en février 1838 au sujet du passage par Cernay: le colonel de Lavigne estime que ce tracé, en se rapprochant des routes royales 83 et 66 et de la ligne de Thann, répondrait mieux aux besoins de la défense, serait plus favorable aux transports des troupes et des approvisionnements et serait moins exposé aux invasions (8). |

Il ne semble pas qu’un avis ait été donné à ce moment — fin 4837 ou début 1838 — en ce qui concerne la place de Strasbourg. On conçoit d’ailleurs les perplexités du Génie puisqu'il est question, nous l'avons vu, de lignes de Strasbourg à la Rheinschwantz, à Sarrebruck, à Paris, à Bâle: on n’admettra pas que le système fortifié soit quatre fois percé par le chemin de fer et, au pis aller, on se résignera à la pénétration sur un seul point quand les divers projets auront pris COTps.

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