‹ La méthode dans la philosophie des mathématiquesChapitre 18 sur 102 · Kant, Critique de la Raison pure, I, p · texte numérisé non relu

Kant, Critique de la Raison pure, I, p

sayait pas de substituer à une métaphysique empiristc sa métaphysique rationaliste.

Si, nous dit Natorp, les géométries non-euclidiennes sont toutes légitimes au point de vue de la logique pure, puisqu'elles sont exemptes de contradictions, il n'en est plus de même au point de vue de la logique de r existence. Cette logique, résurrection de la logi(|ue Iranscendentale, formule, d'après Natorp, les conditions nécessaires qui rendent possible une expérience. 11 ne peut y avoir, du point de vue de la logique de Texistence, (\\x\ui espace * parfaitement déterminé. Et le seul espace qui possède les caractères exigés par la logique de Texistence est, d'après Xatorp, l'espace euclidien à trois dimensions , forme a priori, qui conditionne l'expérience, mais qui ne saurait être un objet d'expérience. La conception purement apriorique de Natorp est en contradiction manifeste avec la théorie de M. Poincaré. Natorp invoque néanmoins - les conclusions générales des travaux du célèbre mathématicien en faveur de sa philosophie. Il s'appuie notamment sur le texte suivant :

« En résumé', de quehjue façon que l'on se retourne, il est impossible de découvrir à l'empirisme géométrique un sens raisonnable. »

\. Natorp, Die logischen Grundlagen..., p. 304.

t. Nalor|). ihid.. p. 30i.

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