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LA MKTHODR LOGISTIQUE 59

d'un certain domaine qui lui est propre, que M. Hadamard définit comme celui de l'analyse des raisonnements mathématiques', et que nous essaierons de déterminer un peu plus explicitement tout à l'heure, la Logistique peut-elle s'étendre, comme une nouvelle méthode générale, aux difTérentes parties de la mathématique? Y a-t-il un moment oîi le logisticien doit, s'il est permis d'employer une expression vulgaire, passer la main au mathématicien, ou bien, peuvent-ils tous deux voyager de conserve, et la logistique doub/e-l-cWc. dans foutes ses parties, la mathématique? M. Peano, s'il n'a pas adopté complètement la seconde alternative, semble du moins considérer la logistique comme une algèbre nouvelle. « Il l'emploie, dit M. J. Richard, comme on emploie l algèbre pour écrire des propositions, et les déduire les unes des autres d'après des i\^gles fixes. 11 n'a jamais eu, je jiourraisle prouver par des citations nombreuses, l'idée de suppléer par cette algèbre aux notions premières de la science, celle du nombre, par exemj)le-. » Mais précisément cette manière de concevoir la Logistique n'implique-t-elle pas une extension illégitime de son champ d'application? L'argument qui consiste à dire que le Formulaire existe % c'est-à-

\. Hadamard, Revue générale des Sciences, 30 octobre 1906, p. 909.

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