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5. Bibliothèque du Congrès de philosophie de 1900, III, p. 297.
LA MKTIinDE METAPHYSIQUE 9
rcloui' à une m(''ta|)liysiqiio dans la théorie des indf'/hiissa/jlrs do M, Russcll. (^est ce point que nous voudrions examiner très sommairement. Constatons que dans sa logique, M. lîussell ne s'attarde pas à méditer sur les indéfinissables, et ne cherche pas à établir leur origine sensible ou intelligible. Il oriente, si l'on peut dire, ces principes formels vers les différents moments du mécanisme opératoire : produit logique, principe de simplification, de composition, du syllogisme, etc.; si bien que la notion indéfinissable trouve sa véritable signification dans ses applications. Le mathématisme logique est, d'après la théorie de M. Russell, un pur formalisme qui ne saurait s'attacher à l'existence absolue des indéfinissables. Il s'en sert uniquement comme de cadres, comme de glissières, dirions-nous, pour guider le mécanisme des opéralions de la pensée scientifique. Non seulement ces ind(';finissables n'ont pas dans l'esprit de M. Russell le caractère de principes premiers, qui, selon la concej)tion de la métaphysique rationaliste, formeraient la base de la science, mais ils ont un caractère hypothétique très particulier. « L'essentiel', dans une théorie logique, est moins l'ensemble variable des principes que l'ensemble permanent des conséquences. » Si cette j)hrase de son savant interprète exprime bien la pensée de