AVANT-PROPOS
Si l’on ne considère que le jeu naturel des facteurs économiques, les relations commerciales entre les Nations tendent à devenir de plus en plus fréquentes. L’examen, même superficiel, des statistiques douanières, depuis le début du xrx° siècle, le démontre à l’évidence, et il n’est pas contestable que ce soit là une nécessité, une « loi > de l’activité productrice, puisque tout échange est créateur d’ « utilité ».
L’étendue des moyens de transport, leur rapidité et leur perfectionnement continu, d’une part, la diversité des besoins, la multiplicité des produits, l’inégale répartition des matières premières, les différences climatériques, et surtout la rationalisation et la spécialisation de la production par pays (4), d'autre part, agissent avec une force violente et progressive qui interdit aux nations le rêve chimérique d’une autarchie économique et les mène, au contraire, sur le chemin d’une économie qui, après avoir été familiale, provinciale et nationale, tend à devenir mondiale.
Mais, par contre, les particularismes politiques, les intérêts individuels conçus ou ressentis dans le présent, la (1) D’où résultent l’abaissement du prix de revient et l’élé-
vation du « standard of life », c’est-à-dire le véritable progrès économique.