‹ La pédagogie régionalisteChapitre 21 sur 77 · PRINCIPES GÉNÉRAUX E · texte numérisé non relu

PRINCIPES GÉNÉRAUX E

Torgane de Talleyrand, de Condorcet, de Daunou, les droits de la famille et de la personne humaine et condamné les empiétements de l'État sur la liberté des individus ?

M. Compayré, qui parle ainsi, conclut avec juste raison : « Que TÉtat fasse donc un plus large appel à l'initiative des communes ; qu'il n'exige pas l'uniformité absolue des méthodes ; qu'il tienne compte de la diversité des besoins, et il verra de plus en plus les citoyens coopérer avec zèle à l'accomplissement de la tâche redoutable de l'enseignement du peuple ♦. »

Au delà des limites de la famille, nous voilà en présence d'un groupement plus général,* qui va conditionner, lui aussi, le programme régionalîste : la commune, la province, disons le mot, la région historique ou territoriale.

Dans un précédent volume ■, nous avons dit toute notre pensée sur l'influence de la race et des milieux. Sans entrer ici dans aucun développement, nous rappellerons seulement les conclusions qui nous paraissent les plus légitimes et les mieux vérifiées.

Après avoir rendu hoijimage à la liberté et à la spontanéité fondamentales de l'homme, nous avons reconnu qu'il était déterminé par de multiples influences.

La première est celle de la race, des dispositions ataviques, dont rindividu est, dans une certaine mesure, la résultante plus ou moins active.

La psychologie de l'enfant ne peut donc s'établir sans tenir compte de la race, et l'éducation serait fausse qui se ferait en dehors des lois de Thérédité.

S'il faut en croire les aositivistes, la race serait surtout déterminée par l'empreinte du milieu ; « car, dit Taine », dès qu'un animal vit, il faut qu'il s'accommode à son milieu : il respire autrement, il se renouvelle autre-

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