‹ La pédagogie régionalisteChapitre 3 sur 77 · Compayré, op. cit. Préf., pp. xiv. xv · texte numérisé non relu

Compayré, op. cit. Préf., pp. xiv. xv

tîon, sur les moyens qu'il convient d'employer pour éclairer le peuple, sans le déshabituer de la patience et du respect, pour l'émanciper sans le soulever; en un mot, pour atteindre le but, sans le dépasser 1

« A ces divers points de vue, soit de l'organisation théorique des méthodes, soit de la distribution pratique de l'instruction, la pédagogie attend encore des solutions exactes. »

En étudiant, dans deux volumes précédents *, le mouvement de Renaissance littéraire qui a illuminé le Midi tout entier depuis la seconde moitié du XIX' siècle, nous avons cru y apercevoir une théorie pédagogique fort originale, qui, sans avoir la prétention d'apporter la solution définitive, semble jeter, au moins, sur le problème de suggestives lumières.

Latente et, peut-être môme, inconsciente, chez la plupart, cette théorie n'a jamais été nettement dégagée, encore moins systématisée.

Réunissant en faisceau les faits, les idées, les principes qui flottent épars dans les diverses publications félibréennes, recueillant et interprétant les expériences tentées, en des régions variées, sous une inspiration identique et avec des méthodes similaires, il nous a paru intéressant et utile d'en faire une synthèse coordonnée, représentant, le plus fidèlement possible, ce qu'on pourrait appeler la théorie régionaliste de l'éducation, ou, pour parler un langage plus scolastique, la Pédagogie régionaliste.

L'enseignement primaire, qui s'adresse directement au peuple, ayant plus spécialement préoccupé les félibres et

I . Histoire critique de la Renaissance méridionale au XIX* siècle : I. Les faits (pour paraître prochainement), n. Les idées directrices, Avignon, F. Seguin, 1907.

LA RENAISSANCE

MÉRIDIONALE

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