XII AVANT-PROPOS
En établissant le texte français, notre principale préoccupation a été d'écrire simplement et clairement. Il n'eût pas été impossible, avec un peu de travail et de recherche, de présenter la matière avec un appareil dogmatique plus imposant. Il nous a paru qu'au lieu d'en retirer quelque intérêt nouveau, notre œuvre y perdrait en utilité et irait moins aisément là où elle veut aller.
Dans la partie provençale, nous nous sommes servi du dialecte rhodanien et de l'orthographe félibréenne, tout simplement parce qu'ils sont en usage dans notre pays «.
Qui pourrait nous en vouloir de parler comme notre
mère, d'écrire comme nos concitoyens?
C'est dans ce même dialecte que seront donnés aussi tous les exemples *.
Estimant tous lès idiomes et admirant toutes les provinces, nous ne voulons faire aucune acception de personne, de dialecte ou de région *.
Notre .plus vif désir et notre plus grande récompense serait, au contraire, que la méthode que nous exposons et les principes que nous développons puissent s'appliquer à toutes les régions et à tous les dialectes, donnant ainsi à notre travail une portée universelle.
I, C'est, d'ailleurs, dans le pays rhodanien, nous ne pouvons ni l'ignorer ni le taire, que se sont allumées les premières étincelles et qu'ont été tentées les premières expériences importantes.
a. Comme nous le montrerons en son temps, de légères modifications suffisent pour les adapter aux autres dialectes d'oc.
3. Quelquefois notre plume, obéissant à l'inclination du cœur ou simplement au désir de varier l'expression, pourra employer les noms de Provence ou de provençal à la place de ceux plus généraux et plus exacts de Midi, région méridionale, dialecte local, parler d'oc. Il demeure entendu que notre intention est de donner à tous ces termes la plus grande extension.