‹ La pédagogie régionalisteChapitre 37 sur 77 · I. Strabon, Gëo^r., IV · texte numérisé non relu

I. Strabon, Gëo^r., IV

a. Cœsar, De bello civili, I, 34.

3. En provençal, Aubioun, Albioun, du radical alb, alp (albus, blanc >) que Ton retrouve dans Alp, Aupiho, Albarnon (Banon).

Il y aussi, dans Vaucluse, St-Christol d'Albion, près d'Apt.

4. P. Devoluy, Les noms de la carte dans le Midi, Avignon, Roumanille, 1903.

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Après une savante dissertation, il conclut :

« Oui, on peut dire que, jusque vers la plaine, toute la montagne franco-italienne est de langue provençale, c'est-à-dire qu'elle fait partie du patrimoine d'oc. L'histoire confirme d'ailleurs les faits accusés par la carte et les parlers locaux. »

Pour ce qui concerne l'étude directe de la géographie, il y a longtemps que M. Bréal, après certaines remarques fort suggestives, en avait tracé le programme rêvé par les plus avancés régionalistes.

a Le Français est célèbre en Europe pour son ignorance de la géographie. Les étrangers possèdent là-dessus quantité 'd'anecdotes, dont la dernière guerre a encore augmenté le nombre. '

« Si les officiers et les publicistes ont fourni sur ce chapitre des preuves surprenantes de leur inexpérience, on peut se figurer ce que doit être le Savoir des classes populaires.

« Pour nous expliquer d'où provient cette ignorance, il faut assister à une leçon de géographie dans une école primaire de village. Les enfants récitent la leçon du jour : ils disent par cœur les quinze lignes consacrées à un pays, et s'ils savent correctement le nom des villes, le nombre des habitants, et la courte mention qui accompagne chaque ville, ils reçoivent une bonne note...

« Un tel enseignement, cela va sans dire, est le plus aride que l'on puisse imaginer. Tous ces noms, d'aspect souvent étrange, ne disent rien à l'esprit de l'enfant... Une liste de noms, c'est à quoi l'on a réduit chez nous la science dont Herder disait : « Accuser d'aridité l'étude de « la géographie, autant vaut accuser l'océan de séche- « resse. Je m'étonnerais fort qu'un enfant bien doué ne « l'aimât point par dessus toutes les autres sciences, si « elle se montrait à lui sous la forme qu'elle doit avoir. » L'homme est resté absent jusqu'à ce jour de nos livres de géographie, et pourtant il est le véritable et le principal objet de cette étude...

«iSi VOUS montrez comment les occupations, la richesse, le caractère, l*es mœurs, la vie intime des peuples dépendent du sol qu'ils habitent, et comment la civilisation, centuplant les forces de Thomme, finit par le rendre maître du monde, vous n'aurez plus à craindre que l'élève se dégoûte de cette étude où on trouve des nomenclatures difficiles à retenir ; il ne plaindra plus sa peine, parce que les noms qu'il apprendra lui rappelleront une idée rporale, et parce qu'il sentira les rapports qui unissent entre eux les divers faits qu'on lui enseigne.

« Au lieu de commencer par dire que la terre est ronde et (qu'elle se divise en cinq parties, je voudrais que l'enseignemenl géographique prit pour point de départ le lieu même que l'enfant habite... La géographie ne sera plus, de cette façon, un texte uniforme que nos écoliers réciteront d'un bout à l'autre du pays, comme le Bénédicité,

« Quand les enfants connaîtront ce qu'au delà du Rhin on appelle « la patrie étroite », le momei^t sera venu de leur montrer la grande patrie... Et encore ici, je voudrais surtout des faits et des renseignements qui fissent voir de quelle façon chaque partie de la France contribue à la grandeur et à la prospérité de l'ensemble*. »

Plus de nomenclatures sèches et arides, plus d'études générales trop abstraites pour l'enfant. On lui apprendra à connaître d'abord le pays qu'il habite. La première carte du provençal sera celle de Provence ; ses premières leçons de géologie ou d'astronomie consisteront à étudier pourquoi le Rhône est plus rapide que la Loire, pourquoi les crues de. la Durance sont plus subites et plus dévastatrices que celles de toute autre rivière, pourquoi la fontaine de Vaucluse est si fraîche et si limpide, quel est le régime de son fameux mistral, l'origine de sa Camargue et de sa Crau. Sa curiosité sera bien plus vivement piquée et sa science plus solidement établie que si vous

I. M. Bréa], Quelques mots sur l'instruction publique en France, Paris, 1872, pp. 85 et seq.

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VOUS évertuez à lui encombrer la mémoire de nome? bizarres et vides de sens.

Si vous lui apprenez à se rendre compte de la nature et de Tessence de tout ce qui est sous ses yeux, vous créez en lui le désir, nous allions dire le besoin, de ne rien voir qu'il ne veuille Tétudier, ce qui est le plus beau résultat de la véritable éducation. Tandis qu'en lui donnant, §ans critique, une teinture indigeste de toutes choses, vous fatiguez sa naturelle curiosité, vous en éteignez la flamme et risquez de faire de l'enfant à la fois un pédant, un ignorant et un blasé.'

Il nous paraît bien inutile d'insister, puisque, depuis 1882, un décret officiel prescrit d'appliquer dorénavant à la géographie la méthode du connu à l'inconnu. Les premières notions doivent être données par les exemples pris sur le terrain : on commence par l'étude particulière de la commune, pour continuer par celle du canton, du département, de la région, et arriver, par une sorte de gradation asceridante et de généralisation progressive, jusqu'à la France et à toutes les autres nations. i

Ce premier pas dans le sens indiqué par les régionalistes autorise, ce nous semble, leurs revendications sur d'autres terrains, et leur donne droit d'espérer, pour un avenir peut-être prochain, la réalisation de tous leurs vœux.

Art. V. — Sciences naturelles.

En histoire jiaturelle, comme en géographie, le rappel des noms de la langue maternelle rendrait l'étude plus rapide et plus agréable*. Que d'efibrts dépensés

I. Il éviterait aussi les erreurs comme celle du grave Buffon.qui avait dû oublier de mettre ses manchettes le jour où il écrivait : « Le flamand, que les Provençaux appellent Becaru (bec de charrue), parce que son gros bec ressemble au bec d'une charrie l » S'il avait connu le provençal, il aurait su que Becaru, qui signifie pourvu d*un bed long et gros, est tout simplement formé de bec et de aru, suffixe péjoratif qui indique une manière d'être ordinairement peu esthétique: banaru, loungaru, etc.

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pour faire entrer dans la mémoire de l'enfant ces listes souvent assez barbares de noms latins, qu'il lui faut apprendre de toutes pièces, alors que toute une terminologie provençale est déjà parfaitement connue de#lui.

Les noms vulgaires, outre qu'ils peignent le plus souvent les objets *, ont l'avantage de rappeler des choses vyes, au lieu que les noms scientifiques, artificiellement appris, restent toujours vides d'images et sèchement abstraits.

C'est le cas de rappeler ici ce que nous avons dit à propos des leçons de choses, des tableaux muraux, des collections desséchées : l'image qu'ils associent au nom est froide et morte, arrachée de son cadre, tandis que le nom populaire évoque tout un tableau vivant au milieu duquel la plante, Tarbre, l'insecte, l'animal vit et patpite".

A toutes les sciences naturelles qui ont pour objet des choses qui touchent l'homme de très près, pourrait être appliquée, avec plus de raison que partout ailleurs, la méthode qui va du connu à l'inconnu, du particulier au général, du prochain à l'éloigné.

A l'enfant du marin pourquoi apprendre exactement les mêmes choses qu'on enseigne au fils de l'agriculteur des plaines ? N'est-ce pas le comble de l'uniformité et de la centralisation ?

1. Par exemple, pour les plantes : la co-^Le-gàrri, l'esiranglo-chivau, lou sauno-gàrri, lou trauco-sa, Vamarun, lou fouito-bon-Diéu, Varrapo-péu, Vaguio de paslre, lou penitènl blu. *

Arbres : Vaubo, lou bes (bis~color), lou miâugrdnié, etc.

Oiseaux : lou verdun, la cardelino, lou guigno~co, lou sarraié, lou chi, lou quiéur-blanc, etc.

Poissons : la rascasso, la galineto» lou loup, l'estranglo-bello-maire, lou saulaire, la daurado, l'esteilo, lou pèis d'argent, l'aguîo, lou rouget, etc.

2. A l'Exposition de Londres (1884), on avait fort remarqué un envoi fait par l'école primaire d'Arles, comprenant, entre autres travaux exécutés par les élèves, une collection de 800 espèces d'insectes utiles et nuisibles du territoire d'Arles, cent espèces de coquilles de la localité, 400 plantes de l'herbier des Alpes, et près de 600 espèces de la flore artésienne, toutes désignées par leur nom local. C'était le fruit des promenades, ordinairement si inutiles, quand elles ne sont pas dangereuses pour les élèves, mais que le génie de Savinien avait su rendre ainsi fructueuses autant qu'intéressantes.

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Avant d'initier l'enfant aux merveilles naturelles de TAmérique ou de l'Australie, où il n'ira probablement jamais, pourquoi ne pas lui faire connaître d'abord le monde qui l'entoure ?

Combien la vie deviendrait plus éclairée et plus intéressante pour le paysan ou pour le marin, s'il connaissait le nom, la nature, les habitudes, le caractère d'utilité ou de nocivité de tous les éléments, terrains ou courantS, de toutes les .plantes terrestres ou marines, de tous les oiseaux sédentaires ou migrateurs, de tous les êtres qui seront les témoins ou les corppagnons de son existence !

Allant à son champ, le paysan se sentirait entouré de tout un petit monde, qu'il n'aperçoit même pas quand il n'a pas appris à le connaître, et qui animerait délicieusement sa solitude quand il en saurait les habitudes et les mœurs*! Ce serait une féerie perpétuelle, une conversation sans cesse renouvelée avec la terre qui garde ses espérances, avec l'arbre qui lui donne ses fruits, avec l'oiseau qui détruit l'insecte nuisible et dévore le mauvais grain ; ce serait une véritable communion avec la nature, fondement solide de l'attachement au sol, racine inébranlable du plus pur et du plus éclairé piatriotisme.

I. Pour sentir cette impression, il suffit de lire le délicieux passage des Mémoires de Mistral, intitulé : Lou Plantié (rÉcole buissonnière) :

• Tout le jour n*est qu'un jeu, tous les sauts sont dés cabrioles. Qu'estil besoin de camarades ? Toutes les bétes et bestioles, là, vous tiennent compagnie : vous comprenez ce qu'elles font, ce qu'elles disent, ce qu'elles pensent, et il semble qu'elles con^prennent tout ce que vous leur dites. Prenez-vous une cigale ? 3/ous regardez ses miroirs, vous la frisez dans la main pour la faire chanter.

« Êtes-vous couché le long d'un talus, voilà une bête-à-bon-Dieu qui vous grimpe sur le doigt. Vous lui chantez aussitôt :

Coccinelle, vole l Va-t-en à l'école I Prends tes matines.

Va à la doctrine....

M Et la bét^-à-bon-Dieu, déployant ses ailes, vous dit, en s'envolant : « Vas-y toi-même à l'école ; pour moi. J'en sais assez. »

« Une mante religieuse, agenouillée, vous regarde-t-elle ? Vous l'interrogez ainsi :

Mante, toi qui sais tout.

Où est le loup ?

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Art. VI. — ART RÉGIONAL.

Il est un côté spécial de l'éducation qu'il ne faut pas négliger, même dans nos plus humbles écoles, c'est la culture des facultés esthétiques de l'enfant.

Les Grfecs, nos premiers maîtres, voulaient que le Vrai et le Bien se présentassent toujours sous l'aspect du Beau : leur idéal était le KaXoxa-yaeov.

Un des secrets de leuj développement artistique fut peut-être de garder sans cesse sous leurs yeux des objets ayant de belles formes.

Nous sommes loin d'avoir, dans notre pays, les richesses artistiques d'Athènes ou de Corinthe ; mais la plupart de nos villes et même de nos villages possèdent des monuments, des statues, des peintures, des ouvrages d'art, ou au moins des sites naturels, dont l'étude pourrait constituer le point de départ d'une éducation artistique.

« L'iitsecte étend la patte et vous montre la montagne. « Vous découvrez un lézard qui se chauffe au soleil ? Vous lui adressez ces paroles :

Lézard, lézard.

Défends-moi des serpents:

Quand tu passeras devant ma maison, Je te donnerai un grain de sel.

« A ta maison, que n*y retournes-tu ? a Talr de dire le finaud. « Et pstt I il s'enfuit dans son trou. •

Dans une autre pièce, qui prouve mieux que tous les discours combien le poète s'intéresse aux petites choses de son pays, il ipontre que notre Provence, grâce à sa grande diversité d'altitudes et de climats, renferme presque tout* les espèces françaises et un grand nombre des espèces européennes. De sorte que la seule étude de ce microcosme que nous avons sous les yeux et sous la main suffirait presque à nous donner une science universelle : •

f La France est fort riche en plantes de toutes sortes (on y en compte sûrement 7,000 espèces environ) ; mais la partie de la France, et peut-être de l'Europe, la plus riche en productions végétales est notre vallée du Rhône. En effet, celui qui, en partant d'Arles, côtoierait la mer jusqu'à Hyères, et puis remonterait jusqu'à la cime des Alpes, rencontrerait, le long du chemin, à diverses hauteurs, presque tout l'herbier de la France avec celui de l'Europe, depuis l'oranger du Portugal, jusqu'aux sapins, aux mélèzes et aux bouleaux de laNon^'ège, jusqu'aux irigonelles de l'Islande.»

F. Mistral, Un Brin de Botanique; Recueil de Savinien,.i878, .p. 77.

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L'image pourrait compléter ce qui manquerait au pays, en attendant que, suivant l'idée qui a été émise plus d'une fois de fonder un prix d'Arles, comme on a un prix de Rome, on établisse, à côté du Museon Arlaten, déjà si riche en œuvres d'art, une école supérieure des Beaux-Arts provençaux I

Sans entrer dans le domaine des rêves, il est un art extrêmement répandu, dont le peuple peut, sans effort, comprendre; sentir et reproduire toutes les qualités esthétiques.

Le mobilier est peut-être le miroir le plus fidèle d'une race et d'une époque, précisément parce qu'il est créé avec moins de recherche, selon le goût général de toute une société et pour l'usage de tous les jours.

Tandis que la Renaissance pillait l'antiquité sans pouvoir en retrouver les secrets ; que, sous Louis XV, un style raffiné, sans tenir compte de la nature des objets décorés, les couvrait des plus somptueux ornements, nos pères, en terre d'Arles, conservant la ligne caressante du Louis XV, l'enrichissaient de fleurs, de fruits, d'instruments, d'animaux, empruntés au pays même et correspondant parfaitement à la destination du meuble *.

Obéissant à la fois au double besoin de vérité et de poésie qui fait le fond de leur nature, avec le goût juste et pondéré qui les caractérise, ils dotèrent leurs demeures d'un mobilier d'une élégance exquise.

Ces meubles délicieèx, qui firent tradition pendant

plus de i5o ans, œuvre des artistes du pays et gloire de

I. Lou pesirin, crédence ou buffet, était décoré d*une élégrante soupière, symbole du repas -de famille.

Sur la mastro (la huche), on sculptait les instruments de la moisson, la faucille, le râteau.

Sur la paniero, des épis de blé.

De chaque côté de la cheminée, sur la saliero, un bouquet de saladelle ; et sur la/artmero, des poissons que la farine sert à, faire frire.

Dans la chambre se trouvait lou gardo-raubo, le meuble majeur, avec ses grandes portes ornées des instruments de danse et ses ferrures découpées, portant sur son fronton un nid de tourterelles ou un vase de fleurs, symboles poétiques.

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nos mères, les paysans les vendent aujourd'hui à des brocanteurs qui les passent aux amateurs.

Les amateurs devenant de plus en plus nombreux, et les meubles de plus en plus rares, les antiquaires font fabriquer, avec de vieux bois, des pièces qui n'ont d'antique que l'assemblage défectueux de leurs diverses parties, la grossièreté de leurs sculptures, ou lés trous de vers plus ou moins authentiques qui dégradent leurs panneaux. C'est une indigne tromperie qui fausse le goût des acheteurs insuffisamment éclairés, et tue l'art de l'ouvrier dans sa racine même.

Pourquoi les hommes de goût, les vrais connaisseurs, au lieu de se fatiguer à la recherche de pièces authentiques désormais introuvables, au lieu de s'attacher au vieux pour le vieux, ne ressusciteraient-ils pas la vraie tradition provençale, en faisant fabriquer, avec de beaux et ^olides bois, suivant les derniers perfectionnements de la technique et du confort moderne, des meubles de style provençal f

Il y a des ouvriers, travaillant pour des antiquaires, qui font des œuvres réellement belles. Au lieu d'infliger à cesvéritables artistes, qui mériteraient qu'on illustrât leur nom, la honte de travailler dans l'ombre comme des faussaires, pourquoi ne pas transformer leurs fabriques clandestines d'art rétrospectif en véritables conservatoires d'art régional ?

Le style provençal, pourvu qu'il garde jalousement les traditions si justes des anciens modèles, ne pourrait-il pas produire au grand jour des œuvres aussi belles que celles de jadis ? Qui refuserait de penser même, qu'aidé par les pfogrès modernes, il n'évoluerait pas, lui aussi, vers une période plus brillante encpre?

Le meuble dit ancien a-t-il sur le neuf, fabriqué d'après le^ mêmes traditions et par les mêmes artistes, un autre avantage que celui d'être plus fragile et moins soigné ?

Si le goût artistique de nos populations était éclairé dès l'école, si le futur ouvrier qui rêve déjà aux chefsc^œuvre dont il dotera le foyer de ses contemporains.

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savait qu'en travaillant ouvertement d'après les traditions de sa race, il trouvera, dans le monde, des admirateurs pour son talent et des débouchés pour ses œuvres, nous retrouverions peut-être bientôt un art populaire national.

On verrait alors renaître les ateliers illustres où ce fabriquaient le meuble d'Arles, la porcelaine de Marseille, la faïence de Moustiers ou d'Avignon, la céramique d'Apt. •

La petite école du village, en cherchant à augmenter simplement l'intérêt de ses leçons, aurait contribué à ressusciter le génie artistique d'une race et à accroître la prospérité d'un pays.

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