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ORTHOGRAPHE ET DIALECTES

Pour la confection des livres, comme pour le choix des maîtres, une double difficulté se présentera que nous ne voulons pas dissimuler. L'une vient de Torthographe, Tautre du dialecte.

Nous avons dit ailleurs, et assez longuement, ce que nous pensions de cette double question * ; nous ne pouvons ici que rappeler nos conclusions.

Si la langue, organisme vivant, obéit aux lois de la vie que Thomme ne peut changer, l'orthographe n'est qu'une forme artificielle et conventionnelle, à laquelle la volonté ou la nécessité peuvent imposer des règles.

Nous croyons que les poètes et les savants ont le droit de la discuter et de la réformer. Toutefois, en dehors de tout parti pris, il nous semble que, pour l'orthographe provençale, la réforme félibréenne a établi les grandes lignes, de façon juste et définitive, et que, si de loyales discussions peuvent s'élever sur quelques points de détail, on s'entend assez bien sur les principes généraux*.

La question des dialectes est plus délicate et plus compliquée.

Nous avons dit, sans détour, dès le début, qu'étant né sur les rives du Rhône, nous aimions d'un amour plus filial et employions plus volontiers le dialecte Rhodanien.

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