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Aix. Gaudibert, lib., 1829, in-12 de xij-108 pp

2. On remarque chez tous ces auteurs le perpétuel souci de montrer que tout est simple et à la portée des plus médiocres intelligences: Malheureusement, cette qualité devient un défaut lorsqu'elle réduit la méthode à un simple procédé automatique où la mémoire s'exerce seule, laissant sans solution t>on nombre de problèmes orthographiques plus importants.

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« Aussi, est-on autorisé & dire, par l'expérience faite sur les individus qui n'avaient aucune idée de l'orthogrraphe^ que plusieurs années d'usage ne peuvent remplacer un mois bien employé à notre méthode, qui contient 120 régies.

« Pour convaincre de cet effet surprenant les personnes qui pourraient en douter, on va faire connaître une de ces régies :

c Terminaisons provençales : éou.

— françaises : eau,

« Exemple : un agnéou, un agneau.

• Excep tions, où eau ne prend point d'c : aloyau, boyau, ')oyau, tuyau.

« Cette régie n'est composée que de trois mots. Lorsqu'on l'a comprise, on comprend toutes les autres, qui ne sont composées que de trois mots.

« Il ne faut pas avoir une grande intelligence pour comprendre qu'un mot qui finit par éou dans la langue provençale, doit finir par eau dans la langue française, s'il n'est pas dans les exceptions. »

Dès 1834, dans ses « Notions élémentaires de linguistique (Paris, Rendue!, i834), Ch. Nodier, le premier parmi les philologues français, signale la nécessité de l'étude des patois pour mieux connaître et mieux apprendre la

langue française.

En 1840, l'instituteur L. Masse publie à son tour : Grammaire du peuple ou grammaire française expliquée au moyen du provençal, ouvrage avec lequel on peut, sans le secours d'un maître, résoudre toutes les difficultés de la langue française *.

Dans la dédicace, adressée à M. Chautard, inspecteur des écoles des Basses-Alpes, nous trouvons presque tous les principes essentiels :

w Comment se fait-il que, dans le Nord, c'est-A-dire dans les pays où l'enfant ne parle jamais que français, le maître a beaucoup plus de facilité pour lui apprendre à écrire correctement? Comment se fait-il que dans nos montagnes, où les enfants parlent /e patois, il est si difficile d'arriver au même but ? La raison en est simple et naturelle. Les premières études^ doivent commencer par la langue maternelle...

« Ce qu'il y a d'essentiel dans les langues est commun, universel,

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