‹ La précellence du langue françois;Chapitre 141 sur 212 · La forme donnée par Le Roux · texte numérisé non relu

La forme donnée par Le Roux

■1. Le Roux de Lincy. L 1G6. de Lincy est nesung au lieu de

— Garneri Thésaurus*, 439. negun. "

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qui ne peutestre dict peculier à un dialecte, sinon alors qu'on luy donne une certaine signification, autre qu'il n'ha au parler commun. Ce qui se voit pareillement au langage des Rommans. pour exemple, en repassage du Romman de Perceforest, Leroy avoit bien cent ans d'âge, et ne voulait pas que son royaume comparas t sa vieillesse, ce comparast est un mot lequel se trouve souvent au commun parler des François, mais non en ceste signification. Et qui la veut trouver, il faut s'adresser à certains dialectes, où on dit, Il le comparera bien, pour signifier, Il n'aura pas cela sans beaucoup de pêne, Il aura bien de la pêne autant que la chose vaut, comme si on disoit, Il achettera bien cela : en suivant celle signification du latin Comparare, en laquelle il se prend pour Acheter. Car quant aux mots pris du Latin, il advient souvent que le mot duquel ils ont leur origine, ayant deux significations, l'une seulement se retient au commun parler des François, l'autre est peculiere à quelque dialecte.

Quant à ce qui se trouve en nos proverbes pris de l'ancien langage, j'en ay desja en quelques lieux monstre des exemples : niais je veux advertir que quelquesfois ce sont les mesmes mots, ayans seulement la terminaison différente. comme quand au lieu de Lou nous trouvons Le% ' :

i. La forme leu est la forme picarde. Nous la trouvons encore dans l'expression à la queue leu leu.

quand au lieu que nous disons, De nouveau tout est beau, nous trouvons, De nouvel tout est bel '. Quelquesfois les mots sont autres : comme où nous trouvons Goupil pour Renard (comme en ce proverbe, A goupil endormi ne chet rien en la gueule* : estant ce mot ancien pris du Grec) 3 item, Mire au lieu de nostre M nier in. Il est vray que ce mot MireK est retenu en quelques endroits : comme ici (où il est nécessaire à cause de la ryme) Qui crut la guarison du mire, Il lu y convient tout son mal dire "\ Mais encore l'ancienneté n'est pas du tout gardée ici. car il y-a un autre ancien mot, meshain, au second vers, selon les vieux registres : où nous lisons, Qui veut la guarison du mire, Il luy convient son mehain dire. Lequel mot mehain se trouve aussi en ce proverbe, Nul poulain n'est sans mehain. Or veux-je advertir que les proverbes ont plus d'autorité en leur ancien langage, qu'en l'autre : et principalement aucuns. Pour exemple, si nous disons, Moult remaint de ce que fol pense6, ce langage ha plus d'autorité que si nous parlons ainsi, De ce que fol pense souvent en demeure. Sur

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