‹ La précellence du langue françois;Chapitre 144 sur 212 · Comme le «lit K-tieime · texte numérisé non relu

Comme le «lit K-tieime

barbe est ici pour jarbe <>n gerbe. L'expression signiûeau propre : il ne faut pas, quand on paie la dlme, donner <le< gerbes où il y ait peu «le grain et beaucoup de paille, et au liguré. (fune façon générale, il m' faut pas chercher à tromper Dieu.

Je croy que ceux qui ne voudront point nier qu'il face jour en plein midi, ne nieront point aussi la precellence de nostre langue, quant à ce troisième poinct, qui est de la richesse, non plus que quant aux deux autres. Laquelle richesse estant de diverses sortes, je sçay bien qu'on me pourra répliquer, comme touchant les précédentes, que les autres langues vulgaires y ont aussi leur part. Ceci ne nieray-je point : mais en adjoustant que (comme es sortes précédentes) elles y ont hien petite part, à comparaison de la nostre. Et d'autant qu'il s'agit en ceste-ci de proverbes, je confesseray, outre cela, que si l'Italienne ou Espagnole nous pouvoyent estre competitrices en quelcune, ce ne seroit point en autre.

Mais, pour faire principalement instance sur la principale sorte de richesse d'un langage, laquelle requiert qu'il soit bien meublé de beaux vocables, je diray touchant ceste-ci, que quand bien j'aurois si mal plaidé ma cause que j'aurois laissé emporter le pris à nos compétiteurs, le proufît leur en demeureroit, mais l'honneur nous en reviendroit. Comment? Pource que s'ils sont riches, c'est de nos bienfaicts. Ce que je di tant plus hardiment que je me sen avoir bon garant. Car leur cardinal Bembo ne me peut denier garantie, sans desavouer le livre qu'il a intitulé Le Prose, veu qu'il a escrit là, Presero oltre accio medeshnamente moite voci i Fiorentini huominida

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questi (Provenzali) et la loro lingua anchora e rozza e povera iscaltrirono ed arrichirono delV altrui. Conciosia cosa che Pogiare, Obliare, Rimembrare, Assembrare, Badare, Donneare, da gli antichi Thoscanidetta, e Riparare (quando vuoldire S tare ed Albergaré) e Gloire, sono provenzali, e Calere altresi1. Où il commance à confesser une partie des mots que les poètes ïhoscans avoyent pris du langage Provenzal 2 : mais confusément, d'autant que ces deux, Obliare, et Gioire (qui sont nostre Oublier et nostre Jouir), estans fort usitez à tout le reste de la France pareillement, sont meslez avec les autres mots, peculiers aux Provençaux, ou qu'ils ont communs avec le vieil langage seulement. Quant à Poggiare, la raison veut qu'il ait esté faict de Poggio (non pas Poggio de Poggiare), lequel vient de Podium. Or on expose ce Poggiare, non pas simplement Monter, mais Monter jusques au plus haut d'un tertre, selon le vray usage du pays d'où il vient. Rimembrare^ une parole des Rommans aussi, et mesmemenl d'aucuns dialectes de France, encoresaujourdhuy,

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