Petrarca con nuove spo- 2. « Pour une dame j'ai mis
silioni. In Lyone, 1574. Del également toute pensée en mm-
Trionfûd'Aynorecapitoloprimo, chaloir. •• Edition citée, Can-
v. 16 : Moi qui n'ai pas cou- zunc. XLVIII. v. 33-34.
tume de jouir d'une telle vue. 3. Et je dis que calere est
che siaper non calente, o per non calere, cio è per cosa che non cnoca : et per conséquente, per cosa che non sia cl a curare l. Je m'estonne fort comment il a voulu ainsi forcer ce mot à recongnoistre son origine du Calere Latin, et mesmement du Colère de la cuisine : et au lieu qu'il n'a pas voulu confesser que sa nation l'ait pris de la nostre, je luy veux confesser volontairement que c'est un mot plustost Gaulois que François : veu que les Alemans en usent, car ils disent Chat nits quand ils veulent dire, Il n'importe point, C'est tout un : Perinde est. comme si nous disions, Il n'en chaut point. Il est vray qu'ils l'escrivent avec un s devant, Schat: et encore quelques-uns mettent un d devant / 2.
Pietro Bembo vient encores à un autre dénombrement de mots pris des Provençaux : Guiderdone, pour Guerdon : Arnese, pour Harnois : Soggiorno, pour Séjour : Orgoglio, pour Orgueil : Arringo, pour la lice où on court la lance : com-
latin, même dans ce sens, nuit pas; il n'y a pas de mal,
parce que les choses que Ton il n'importe pas. Estienne l'ait
cuit demandent du soin, et toujours la même confusion
c'est pourquoi Stace dit : Bel- entre le langage gaulois et les
lator nulli calait deus (Theb. Yl, langues germaniques. Il n'y a
S56). aucun rapport entre le mot
1 . Donc poser ou mettre quoi allemand et le mot français que ce soit en nonchaloir, c'est ou le mot italien. Ces deux le considérer comme une chose derniers viennent bien du latin. qui ne cuit pas, et par consé- Mais il va sans dire qu'il faut quent une chose qui n'est pas rejeter l'explication baroque à soigner. de Gastelvetro. Chaloir, calere,
2. L'allemand dit : es schadet signifie avoir de la chaleur, nichls, littéralement : cela ne offrir de l'intérêt.
2o8 DE LA PRECELLENCE
bien qu'on luy donne encore une autre signification : et Guisa, pour Guise : etlluopo, pour Besoin. Et cependant qu'il est en train de confesser, il passe bien plus outre, car il adj ouste QuadreUo (que Castelvetro dit estre Saetta che ha il ferro da quattro alette) *. et Onta, pour Honte; el Prode, Vaillant, se disant Prode huomo, comme nos Rommans usent de Preud'homme, pour vaillant. Et Talenlo, pour Talent, ancien mot, pour Volonté : el Tenzona, pour Tansement, s'il se peut dire de Tanser : et Gaio, pour Gay : etlsnello, pourProml et legier, Yiste : et Guari, pour Guère : et Sovente, pour Souvent: et A Itresi, pour Aussi, Pareillement. etDottareetDottanza, pour DouteretDoute. comme si je di, Je me doute de cela, ou J'ay doute de cela, en signifiant quelque crainte. Et puis, prenant occasion de ce mot Dottanza, fait un récit de plusieurs ayans ceste mesme terminaison : laquelle il dit avoir pieu aux Provençaux premièrement, et puis aux Toscans, prenans exemple a eux. Il adjouste donc Pietanza, pour ce que nous disons Pitié : Pesanza, pour Pesanteur : Beninanza et Malinanza, pour Bénignité et Malignité : et Allegranza, pour Allégresse : et Dileltanza, pour Délectation : et Piacenza, pour plaisir : en la signification qu'il lia quand on dit Donner du plaisir, ou, Prendre du plaisir. VA 1 ralenza, pour Vaillance.