Et certainement si tu la 2.Gu£reestene(Tetcommerien
gardes longtemps dans la DOU- jamais. personne, aucun. etc., un
<-li«' (une dent), elle te gâtera dea mots auxquels i<> contact
celles qui sont coté, /durit. <!•• La négation a fini par corn-
VII, nouv. ix.) muniquer la râleur négative.
comme aussi il appert par ce que j'ay dict : asçavoir qu'il est faict de nostre Guère, qui signifie Beaucoup. Ainsi use Bembo de Guari au premier livre de ses Asolains, E di lei, che guari alla non era dal terreno l. Ainsi dit-il au second livre, Non guari meno, pour non guère moins.
Entre les adverbes que j'ay dict estre nommez adverbia quantitatis, doit estre mis Assai, faict de nostre Assez, encore qu'ils ne se servent pas de cest Assai pour Assez seulement, mais souvent pour Beaucoup. Boccace s'en sert avec Bene et avec Sovente, disant Assai bene, comme nous Assez bien : et Assai sovente, comme nous disons, Assez souvent. Bembo adjouste bastevolmente à assai, en ce passage, Ma quanti ne vivono pronti ed accorti dicitori il pin, non ne potrebbono assai bastevolmente parlare*. Ils ont pareillement pris leur Troppo de nostre Trop, et en ce Trop se sont donnez trop de licence, car ils ne se sont pas contentez d'en faire ce Troppo, mais en ont faict aussi un nom adjectif, de genre féminin : comme nous lisons en Boccace, Per troppa grave zza : et Senza troppa difficulta 3. Appena aussi doit estre mis au reng des adverbes, qui est faict de ce que nous disons A pêne : les Latins Vix. On trouve escrit et Appena et Apena : mais plus souvent Appena (comme
1. Et d'elle qui n'était guère parleurs, ils ne pourraient en au-dessus du sol. parler suffisamment.
2. Mais quoiqu'ils soient pour 3. Par trop d'ennui; — sans la plupart de hardis et habiles trop de difficulté.
324 DE LA PRECELLENCE
nous avons veu cidessus Fin attanto, avec i double) et ainsi l'escrit Bembo, Che appena dire si puo che elle ci sienoistate1. Nous disons aussi A grand pêne.
Peraventura (par lequel mot ils ont contrefaict nostre Paraventure) est aussi de ceux qui doivent estre de ce nombre. Mais ils escrivent aussi Per aventura en deux mots : Bembo n'en fait qu'un mot, tant ailleurs qu'en ce passage du second livre de ses Asolains,// che peraventura tanto sara quanto se del tutto agevolmente si potesse pariare -. Et toutesfois on le trouve escrit en deux mots, en cestuy-ci de Boccace, Ma ella per aventura non sara menpietosa3. Laquelle escriture je n'approuve point, ains estime qu'il faille escrire Peraventura en un mot aussi bien ici que là : veu qu'en tous les deux lieux il signifie ce que nous disons Paraventure, pour Peut estre. Mais quand il se prend pour ce que nous disons autrement Par cas fortuit, ou Par fortune, alors je trouve bon qu'on escrive Per aventura : comme en cest autre lieu <l<i Boccace, Trovô per aventura il <-"s/a/</<> nella carte1, et ici, Solo se riandô verso la casa <l>'ll<( donna : e per aventura trovata la porta aperta, entra d'entro*.
i. Car à peine peut-on dire 4.11 trouva par hasard l'homme
qu'ellrs s'y soient arrêtées. d'affaires dans la cour. (Joum.