Due libri del modo difare M. Francesco Trevisi Ingegnero
le For tificazionidi terra, intorno Yeronese con un giovane Bres-
alle Città e aile Castella per ciano a ragionare del modo dl
fbrtifîcare, et di fore cosi i forll disegnare le plante délie For-
in campagna per gli alloggia- tezze secondoEuclide,e delmodo
menti degli eserciti. corne uneo di comporre i modelli, e torre
per andar sotto ad una Terra e in disegno le piante délie Città.
di fare i ripari nelle batterie. Vene/.ia . 1557. — Voir Tira-
Venezia, 1559. — Lanteri avait boschi, Storia délia letleratura
composé auparavant un autre italiana, Vil, 544.
ouvrage: Due Dialoghidi M. Ja- 2. Le terre-plein aura pour
como de Lanteri da Paratico le moins quarante à quarante-
Bresciano. ne' quali s' introduce cinq pieds, avec quinze pieds
M. Girolamo Catanio Novarese. d'escarpement ou saillie.
358 DE LA PRECELLENCE
sus, tant luy que l'autre le nomment Merloni. qui est (ce semble) ce qu'encoresaujourdhuy nous appelons Créneaux, d'où vient ce mot Crénelé : duquel on usoit le temps passé, quand on disoit, Murs crénelez : comme aussi, Murs crestelez : et Murs garitez. Et ce garitez vient de Garite : de laquelle on s'aidoit aussi es portes : comme nous voyons en cest endroit du Romman de Perceforest, Adonc s'en vint la guette aux garites de la porte. Et un peu après, où le roy parle, Et si luy di quelle vienne parler à nous à la garite. Or pour retourner aux termes Italiens touchant la guerre, qui sont pris de nostre François, je di que plusieurs autres se pourront trouver tant es escrits de Machiavel et de ces deux fortifïcateurs, que d'autres, comme il me souvient avoir leu en Boccace trois mots de suite, tirez de nostre langage, du nombre aussi de ceux qui appartiennent à la guerre, c'est où il dit, Andare ad ogni torniamento,ô giostra, à altro fatto d'arme, car c'est ce que nous dirions, Aller à chacun tournoy , ou jouste, ou autre faicl d'armes.
J'ay bien occasion de faire ici un plaintif touchant la mesme chose dont je me plaignois cidessus : pource qu'ils usent de dépravation en aucuns aussi des vocables qui peuvent esfre mis en ce reng : voire jusques à corrompre celuy lequel est donné à l'une des plus grandes dignitez qui soyeni en ce royaume. J'enter ce mot Connes-
table, car nous voyons que Machiavel (entr'autres) en a faict par tout Connestabole. Et ne dépravent ce mot en ceste sorte seulement, ains aussi en ce qu'ils luy changent sa signification1.
Mais je ne leur feray point d'avantage la guerre touchant les mots de la guerre : m'asseurant qu'ils se rendront à composition, quand ils auront considéré que leur fort n'est aucunement tenable : et qu'ils seroyent malavisez d'attendre qu'ils fussent battus d'un beaucoup plus grand nombre de pièces : veu que si peu ont desja faict une telle brèche. Et quant à leurs autres forts, ou plustost bloculs, qui ont esté assaillis auparavant, je ne pense point qu'ils s'y vueillent non plus fier qu'en cestuy-ci : les ayans congnus encore plus prenables.
La composition donc sera que leur langage avouera la supériorité et precellence du nostre, sans jamais contrevenir à cest aveu, par voye directe ne oblique. Moyennant lequel aussi, le nostre le déclarera digne du second lieu : et au cas que l'Espagnol le voulust quereler, le nostre prendra l'Italien en sa protection, pour le maintenir en ce droit.
En luy donnant toutesfois six jours de terme pour s'en résoudre. Pendant lesquels si leur venoit nouvelle aide et secours, nous leur ottroyons de gave té de cueur que la présente composition soit
1. « En lui donnant le sens de simple commandant et de colonel. » (L. Feugère.)
nulle : nous sentans assez courageux et forts pour les réduire de vive force à ce poinct qu'ils n'auront voulu accepter de nostre pure libéralité : et esperans, si nous en venons là, leur faire paroistre, moyennant la grâce de Dieu : à laquelle je les recommande.