U. O. On trouve le forme
OBSERVATIONS GRAMMATICALES
archaïque tumber pour tomber 239, mais dans un vieux proverbe : eremeur fait lièvres tumber. La remarque ne peut donc s'appliquer à la langue d'Estienne.
18. I, Y. Il n'y a pas de règle fixe pour l'emploi de y. On trouve soit y, soit i dans les désinences des imparfaits et des conditionnels, dans les pronom s personnels moi, toi, etc., dans le mot aujourd'hui, etc.
11. Estienne écrit hyrer 162; ryme 12; rymébO; mais stile, stilé il».
19. EU. Les participes aujourd'hui terminés en u conservent encore dans l'orthographe la diphthongue eu, bien que la prononciation, à part quelques hésitations, soit déjà la même qu'aujourd'hui.
Estienue écrit congneu 2; receu 180; deu 29; esmeue 4; forbeu 154:
leu 121; meus 195; pieu 9; sceu 190; veu 2; etc. Il écrit aussi la Dette 2r>, et conserve au radical du verbe asseurer 1, sa diphthongue étymologique.
20. UE. Il y a indécision dans la façon de noter le son eu lorsqu'il'correspond à un o bref latin.
Estienne écrit vueillent 14; eueur 2.
21. 01. La diphthongue oi subsiste, et subsistera jusqu'à Voltaire, dans les imparfaits, dans les conditionnels, dans beaucoup de substantifs, d'adjectifs et de verbes qui s'écrivent maintenant avec la diphthongue ai : harnois 257; monnoye 139 ; (rançois 1 ; je recongnois 12, etc. Cette diphthongue se prononce non pas oua, comme aujourd'hui, mais ouè. Mais déjà, sous l'influence italienne, s'introduit la prononciation è pour ouè. Plusieurs grammairiens s'en plaignent et H. Estienne tout le premier. On va même plus loin qu'aujourd'hui, puisqu'on prononce fred, etret pour froid, étroit.
Voyelles nasales. — 22. Beaucoup de mots avaient un son nasal qu'ils ont perdu depuis. Ainsi Estienne écrit ongn pour oign dans les mots eslongnée 65; songneu.r 193; songneusement 42; d'autres, à a même époque, écrivent dans les
mêmes mots oingn. U écrit ongn pour ogn dans besongne 103. Il écrit angn pour agn dans gangner 6; gangneur 228.
23. La voyelle nasale on remplace la diphthongue nasale oi/i dans le nom propre Jonville, pour Joinville 350.
Consonnes. — G. Cil, Q. 24.
Probablement par suite d'une préoccupation étymologique, on trouve eh au lieu de c : eschole 112:
ehorde 137; chordé 132.