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OBSERVATIONS GRAMMATICALES
29. L'emploi de la cédille n'étant pas encore aussi répandu qu'aujourd'hui, il emploie Ve muet pour marquer devant a ou o le son de c doux, comme nous le faisons encore pour le g : irC efforce ant 111 ; commenceoii 240 ; prononceons 33 ; prononceant 35 i ; i>enonceoit 241.
30. On trouve se o i se au lieu de s dans les différentes formes du verbe savoir. Il est possible qu'au moins à l'origine il y ait eu là moins une fausse réforme étymologique qu'un essai pour bien marquer le son de s forte. On a relevé, dans des études sur la langue du xivesiècle, des formes comme tristesce; ou, au commencement des mots : seilence, sceuz (solus).
31. On trouve, au lieu dec,sentre une consonne et une voyelle : chanse 35; tanser 258; tamement 258; entre deux voyelles ss : sausse 133. Au moins pour le mot sauce, le c n'a rien d'étymologique.
32. S entre une voyelle et une consonne est devenue muette depuis longtemps et continue cependant à s'écrire : s'esbahiront 8 ; eschappent 13; escoutent 5: escrits 2; espargnez 22; estrangeres 2; estât 17; rnesnage 17; monstre 1; ostera 7 ; respondit 6; tascheray 37; tesmoigné 2; vùtement 46, etc. Les composés viennent non pas de rfe niais de d« : descourre 25 ; desracincr 2, etc. De même il ne serait pas exact de faire venir élever de la forme classique elevare, émouvoir de emovere.
C'est la préposition ex qui sert à former les verbes français et c'est pour cela que nous avons estneue 4; eslevé S. etc., formes qui se ren- «•ontrentdans les plus anciens textes.
Dans d'autres cas, Vt ne se trouve dans le mot que par analogie, et indique que la voyelle précédente
est longue, comme dans empesché 5.
33. La lettre s, si souvent remplacée par x, d'une façon tout à fait illogique, à la fin des mots, conserve sa place dans les substantifs chois 13 ; pris (prix) 253 ; dans la seconde personne tu peus 320; l'article aux s'écrit comme aujourd'hui; mais H. Estienne conserve la lettre s dans le pronom relatif composé ausquels 53.
34. La lettre s est remplacée par z dans les mots hazard 11 ; magazins 202, peut-être sous l'influence de l'italien azzardo, magazzino; dans les verbes frizer (dans une citation) 101; autoriser 4; particularizer 96; formaliser 115, peut-être, pour ces trois derniers, par imitation des finales grecques en iÇoj; dans le verbe pezer 4. On trouve aussi, exceptionnellement, et sous l'influence du mot italien, z à la place de ç dans le mot proren-a/254.
35. Le z, correspondant étymolngiquement à ts se trouve comme signe du pluriel dans des substantifs et des participes qui cependant ont cessé depuis longtemps de s'écrire avec un t au singulier :
qualités 5 ; considères 7 : donnez 10 ; espargnes 22; jettes 20; monstres 36, etc.
D, T '. 36. Dans les mots qui se terminent au singulier par une dentale, la dentale disparaît au pluriel devant s. 11. Estienne écrit :
brouillon 51 ; grans 51 ; advoeas (citation1 125: an 130; arec changement 72: content 28, excellent i2 ; fondement 34 : pr parlant 112; suffisant 12, etc.
:ï7. il Estienne écrit pretieux 3;
fronontiation 42; sans dont* influence étymologique.