‹ La précellence du langue françois;Chapitre 189 sur 212 · L. 38. H. Eétieone écrit che · texte numérisé non relu

L. 38. H. Eétieone écrit che

1. Le t qui s'intercale aujourd'hui, dans l'écriture comme dans la prononciation, entre lei vu voiles fmiles -c -a, et les pronoms il, elle, on, k la 3' personne du singulier, ■ représenté graphiquement :

Pour le moins ha elle cestuy ci. 117.

Si faudra- il que. 'J7.

Cependant le t se prononçait même avant le temps d'Henri Estienne. (Voir Tin: nonciitmn française, II, 2V2-243.)

OBSERVATIONS GRAMMATICALES

vreuhpoar chevreuils 126. Les grammairiens nous apprennent que VI ne se prononçait pas dans ce mot, même au singulier. — Dans une citation de Ronsard, on lit jallir pour jaillir 53. Encore au xvne siècle on était indécis sur l'orthographe et la prononciation de ce mot, qui s'est écrit jnfi'r. jallir' et jaillir.

H. 39. On trouve la troisième personne a écrite comme aujourd'hui ou bien avec h, ha, bien que les autres formes du verbe avoir soient toujours écrites sans Vh étymologique. Peut-être y a-t-il là non pas une influence de l'étymologie, mais un désir de donner au mot meilleure ligure et de le bien distinguer de la préposition. — On trouve. avec h. harquebouzf 1 19. qui s'écrivait aussi sans h. L'indécision vient sans doute de ce que ce mot.

venu de l'italien archibuso, remplaçait notre vieux mot haquebute, qui venait, comme le mot italien luimême, de la forme germanique kakenbùchse. La lettre h se trouve aussi, sans aucune raison, dans les mots Rhodomont 55 ; thoscane il:

Theutons 63.

Métathèse. — 40. H. Estienne écrit prouveu pour pourvu 249. On trouve dans les proverbes qu'il cite esprevier pour épervier "203 ; fourmage pour fromage 214. Pour le mot pourveu notre forme actuelle était aussi celle de l'ancienne langue.

C'est 1 influence étymologique qui a momentanément rétabli prouroir.

Les deux formes étaient employées au xvi8 siècle. La forme épervier est plus conforme à l'étymologie (anc.

ht. allem. sparvari). Mais c'est la forme esprevier qui est usitée dans l'ancienne langue. Le mot fourmage est plus près de son origine, formaticum, que la forme moderne. Les deux formes paraissent avoir été usitées dans l'ancien français.

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