‹ La précellence du langue françois;Chapitre 202 sur 212 · IV · texte numérisé non relu

IV

ir>0. En s'emploie souvent dans

le sens de dans :

Benedetto Varchi, en un dialogue intitulé VErcolano, luy donne ceste losange. 15.

Tesmoin l'evesque qui luy demanda en une église de Padoue, si elle ne luy sembloit pas molto scannei-nle. 20.

En la response que je feray à la quatrième objection, j'imiterav quelques historiogra-

Nous lisons en Escbine, orateur grec... 4.

/:/t s'emploie au lieu de à dans ces locutions :

Mais en tout événement vous plaise considérer outre cela... 11.

Nostre langage use de ceste phrase parlant de celuv qui tient quelcun en sa merci.

Encore au xvne siècle, en s'emploie souvent avec le sens de dans :

N'épargnez pas vos soins à élever en la crainte de Dieu les enfants. (Bossue), dans base.)

Cette journée en laquelle le fils de Dieu descendra du ciel. (ld., ibid.<

loi. Par tout s'écrit encore eu deux mots. La soudure n'est pas complète entre la préposition et le pronom indéfini qui forment une locution adverbiale.

En eeste ville de Paris Voye, outre ce qu'il signifie par tout se dit aussi d'une chartee. 180.

Le fait est général au xvic siècle, où l'on voit encore les deux éléments du mot parmi séparés graphiquement.

1 r» -2 . Il en est de même du mot plustost où chacun des deux éléments conserve son orthographe, même quand ces deux mots sont soudés. C'est ce que nous avons constaté déjà pour quelquesfois, toutes fois.

Nostre langage n'est pas seulement fourni de mots dont il faut qu'il se serve ordinairement, pour exprimer ses conceptions :

mais ha aussi quelque provision curieuse plus tost que nécessaire d'aucuns qui sont plus rares que les autres. 105.

La règle actuelle est récente, et |

l'on a continué longtemps après l'époque d'Estienne à écrire plustost.

On écrivait également la pluspart .

153. Pour suivi d'un inûnilif est beaucoup plus souvent qu'aujourd'hui employé au lieu d'une proposition causale commençant par parte que :

Elle a desja fort affaire à sortir de quelques passages, pour ne pouvoir trouver des inots respondans à certains des nostres. 14».

Et comme je tien la maison, aussi retien-je ce nom, pour ne pouvoir trouver le propre. •

Pour est employé dans la phrase suivante au lieu de à dont nous nous servirions aujourd'hui.

II pourroit bien estre que le premier n'estoU pas comme luy homme pour imiter quelques phrases latine's. 337.

L'attribut est construit directement avec le verbe avoir dans ce proverbe, où le mot pour serait aujourd'hui nécessaire :

Science n'ha ennemis que les ienorans.

On trouve encore au xvn« siècle des phrases analogues :

Ma foi ! me trouvant las, pour ne pouvoir

fournir

Aux différents emplois où Jupiter m'engage.

(Molière, Amphitryon. Prologue.

Ambroise lui répondit que lui nVtoit pas propre pour être l'entremetteur de l'absolution. (Féchier, dans Haase.)

Je vous supplie d'avoir agréable que ces lignes vous aillent trouver. (Balzac, dans Haase.)

Pourtant (voir le lexique).

ir>4. Henri Estienne emploie la locution adverbiale quant et quant

qui signifie en même temps :

La comparaison dont use Virgile parlant de Pyrrhus, et Arioste, parlant de son Rhodomont, est ici par Ronsard accommodée à son Francus, et mise en paroles si propres et si -raves, qu'il semble, en surmontant Ariosttf, quant et quant combattre Virgile.

Quant et quant s'emploie encore au xvii" siècle :

Ainsi vous ne cherchiez que l'honnêteté et vous avez trouvé quant et quant le délectable. (Balzac, dans Littrc.)

OBSERVATIONS GRAMMATICALES

i:>:>. Quant est de s'emploie au lien de quant à :

Quant est de cambiare ou scambiare, on peut dire que c'est un cas à part. 896.

Quant est des mots qu'ils nous ont pris, il n'y-en a point dont je m'esbahisse plus et me fasche moins que de cestuy-ci, fat. 3V2.

Quant est de est d'un emploi très fréquent au xvi* siècle. Rabelais, par exemple, dit :

Quant est de vostre ranezon, je vous la donne entièrement (Ht. I, ch. 46).

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