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II. Estienne regrette ce vieux mot

Borgnoyant Phœbus do travers. (JACQUES Taiiuueai:, dans Lacurno.)

boriiciuois, « dict de la lune », 102. Ce composé plaît à Estienne parce qu'il se termine par un monosyllabe.

botterai, crapaud, 270.

bouche: Entre bouche etcuillier vient souvent encombrier. Proverbe,

boucbelette, diminutif employé par Rémi Belleau, 101.

bouer : « duquel mot on use, quand on les refrappe sur les coins (les pièces de monnaie) pour les arrondir. » 141. Furetière : « Bouer se dit de la huitième façon qu'on donnoit aux monnoyes qu'on fabriquoit au marteau. On frappoit sur un bloc de flans entassé, lequel s'affaissoit tout à coup, et faisoit joindre, coupler, et toucher d'assiette les deniers de monnoyage, afin de les faire couler plus aisément au compte et à la main.

L'Ordonnance enjoint de repeter cette façon deux fois, et de recuire et rechausser les flans à chacune de ces façons, et de bouer une troisième fois sans recuire; après quoy l'ouvrier met les flans entre les mains du Maistre pour les blanchir. » L'opération se faisait avec un marteau appelé bouard ou bouvard. Liltré voit dans ce nom une métaphore et croit que du nom de l'instrument est venu le verbe désignant l'opération. 11 est possible au contraire que bouer soit le mot dialectal qui signifiait creuser et que bouard vienne de bouer (H.

boulever, boulevard, emprunté par les Italiens, 355.

L'cspine avec ses apophyses sert comme de boulever et fortification à la moelle spinale. Paré, XIV, 12. (L )

Bourse»» une des villes qui prétendent avoir le meilleur langage après Paris, 170.

bourse, vient du crée Byrsa, 198. Le mot ne vient du grec que par l'intermédiaire du bas-latin.

boutefeu, bouteguerre, 100.

Néron devenu parricide, boutefeu. Mox-

TAIliXK, I, 13. (L.)

■Bovilliis (de Bouelles), 171.

bozzo, bâtard, emprunté par les Italiens aux Provençaux, d'après Bembo, 259.

bruchiuar, étvmologie du mot,

bragartl, brave, hardi, fier, présomptueux, élégant, joli, paré.

(Le mot se trouve dans un vers qu'Henri Estienne attribue à Ronsard, p. 55.)

branc, « fréquent es Rommans.

qui adjoustent aussi ordinairement ces mots d'acier, car ils disent un branc. d'acier ». 190. Le mot désignait la lame de l'épée, et l'épée elle-même :

Caint 1; l'espèè dont li brans est forbis (Aube ri, dans Godetn. y.:

Item à maistre Ythier, marchant, Auquel je me sens bien tenu Laisse mon branc d'assicr tranchant.

Villon. Petit Testament, XI. (G.)

brassage : « C'est le salaire qu'on distribue au maistre qui fait la monnoye, etc. » 142. Furetière :

« Terme de Monnoyeur, qui se dit de la Manufacture des monnoyes.

Le brassa r/e est la peine de l'ouvrier, dont la plus grande est celle de bien remuer avec les bras l'or et l'argent en grenaille, qui est dans des sacs, quand il y en a de différente valeur, pour en faire un meslange fort égal, et avoir la monnoye au titre qu'on désire. Dans le droit de brassage est compris le droit du Maistre, du Monnoyeur, et du Tailleur de la monnoye, qui s'appellent particulièrement ouvrage, monnoyage et serrage. »

bravade, paraît signifier ostentation dans cette phrase : « Nous appelons parade et bravade (eux diraient piaffe) ce que nous nommions magnificence ». 351. Cependant d'après Nicot, Monet. Furetière, Littré, Darmesteter, Hatzfeld et Thomas, le mot ne paraît pas avoir eu ce sens. Il subit peut-être,

LEXIQUE-INDEX

dans l'esprit do Henri Estienne, l'iniluence de braverie.

brebis : De brebis comtees mange bien le lonp. Proverbe. 236.

bref (en), brièvement, en abrégé, 1 13.

J'ai dit en bref ce que le lieu requemit. Calvin, Instit. 162. (L.)

brève, 143. Du Gange et Furetière donnent la même définition, que Henri Estienne.

brèves, les syllabes brèves en français, 40.

bricoles, ancienne expression militaire, empruntée par le jeu de paume, 349. Le mot désignait, dans l'art militaire du moyen âge, une machine à lancer des pierres. Il désigne ensuite le bond que fait la pierre lancée, puis, par assimilation le bond de la balle au jeu de paume, lorsqu'elle a touché une des murailles.

Et nous logerons au plus près de la ville que dous pourrons, hors du irait de leurs bricoles. Froissard. III. iv. 15. (L.)

brïcfveté : la langue française est plus capable de brièveté que la langue italienne, 65. La brièveté est un des principaux mérites de notre langue, 90.

bride, emprunté par les Italiens.

bru/lia, 337.

brigade, si gniû ait autrefois «>»ipagnie. Emprunté avec ce sens par Boccace, 268. Nicot : « Brigade.

Est diction collective, et signifie trouppe, compagnie. Une brigade, de jeunes hommes. Adolescentium coitto, cœtus. »

brigand, brigandine, 348.

Du Canoë, brigancii : « Brigand, c'est une manière de gens d'armes courant et apert, à pié. » Nicot, Brigand, anciennement estoit un mot militaire signifiant l'homme de guerre armé de brigandine. La Ville de Paris offrit pour la ville et vicomte 600 glaives et 400 archers, et mille Brigands, et pour ce que ces gens de pied.allans et renana ■ la guerre, pilloient le peuple, on a prtni M mot pour un larron de campagne, un voleur de pays, qui exerce le brigandage es chemins .( voyes publiques. »

Brigandine. Nicot : « Brigandine est une espèce d'armure de fer.

dont les brigans estoient armez, faite à lames estroites, qui consent aux courbeures et plieures du corps de l'homme qui en est armé, ce que ne fait le coreelet. <>

brode : « A Orléans , et aux environs, une femme brode signifie une femme brunette ». 17 L Le mot brode, au xvic siècle, désignait un pain demi-blanc, fait de froment et de seigle (G). De là le sens de 6*'», brun.

bruit, réputation, 4.

Elle vous Tait tandis cette galanterie Pour s'acquérir le bruit de fille bien nourrie. CourenxB, if. 168.

«runetto lut i ni 16, 281.

brmiettes : aussi bien sont amourettes, soubs bureaux que Boubs brunettes. Proverbe, Nicot : « Tantost est adjectif et est le diminutif de brune, tantost est substantif, et signifie drap noir.

Comme il estoit veslu d'une fine Brunette, c'est-à-dire d'un fin drap noir. Nicoles Gilles en la vie du lloy Jean, Et ledit prevost print le chapperon de mondit Seigneur le Duc, qui estoit de Brunette noire orfaverisé d'or. »

buisart, on ne peut faire de buisart un esprevier. Proverbe, -203.

« Il est vray qu'on trouve eserit buison, au lieu qu'on dit aujourd'huy buisart ou busart. »

Aiuz ne vis faire do buison Bon ssperrier ne bon faucon.

(Rob. de Hi.ots. dan- Godi

Nicot ne donne que la forme buisart.

bureaux (voir brunetU mot bureau désigne une g de laine.

Est toutesfois requis d'avoir quelque peu de laine noire, pour mesler avec la blanche, en faire des draps pris, ou reaux pour les habits du mosnajre. O. i>k I, 117. (L.)

itiirgundi. les Bourguignons, disent ou pour oui, 171.

Iiui-lar >c moquer, i et en italien. 363.

<• pour rh ou rh pour c dans le dialecte picard, 175.

LEXIQUE-INDEX

caboche , cabochard : « Et

en ce nombre sont plusieurs des Picards, comme caboche pour la teste (d'où vient cabochard pour testu ou testard, c'est-à-dire opiniastre) », 175.

Littré considère caboche comme un mot bourguignon.

calme, considéré par Estienne comme un mot emprunté à la marine, 134. 11 faut probablement se reporter plulôt au mot provençal calma désignant, comme en espagnol et en portugais, le moment le plus chaud du jour, le moment de fa cessation du travail. Bas-latin, eauma, chaleur, même sens qu'en grec.

camuscttcs, épithète des brebis dans Rémi Belleau, 101. Le mot est aussi employé par Du Bellay':

Les bergiers avec leurs musettes Gardant leurs brebis camusettes. (L.)

canonnière, terme militaire, emprunté par les Italiens , 355 ; meurtrière, ouverture pour tirer le canon.

I! fallut faire d'une vieille canonnière une porte où la cavalerie peust passer. D'Auitic.Ni;. Bitt., II, 130. (L.)

capitaine, en usage « des le temps de nos ayeuls », 349. Littré cite des exemples de la forme actuelle au xive siècle.

Caro (Annibal), 19.

carolar, danser, mot que les Italiens ont pris au français, 266.

Asses i ot dencié et quarolé. Les Lnh. (G.)

carpe, et ses diminutifs, carpeau, carpillon, 99.

casemate, Henri Estienne se plaint qu'on ait emprunté ce mot aux Italiens, 351.

Castclvctro, 19, 255, 256, 258, 259, 314, 322, 332.

Cata n eo, 356.

caver, creuser, dans Desportes,95.

A mis le pied dans la fosse

Que lui envoient les destins.

M.VI.1IKHKE. I, 2V.

ce, employé comme pronom. (Voir Observations grammaticales, 76.)

ceinturon : « Ce mot (portespee) a esté appliqué au pendant de la ceinture, lequel en quelques lieux

on appelle aussi le ceinturon », 159»

Le second sens donné par Cotgravis'accorde avec la phrase d'H. Estienne : A short, or small girdlc.

or side-piece of a paire of hangers.

Le mot ceinturon ne se trouve ni dans Nicot, ni dans Monet.

Cclsus (Cornélius), 215.

Celtes, 172.

Ccrcalïs. 57.

Cerrctani, 49.

cerve, bische, « Du Bellay en a usé (priant toutesfois ne trouver mauvais ce mot) », 188.

César grammairien, 7; divise la Gaule en trois parties, 172.

cestuy (voir Observations tjrammaticales, 75).

chaloir, emprunté au français par les Italiens, d'après Bembo, 256.

chambre: Les chambres vuides font les sottes dames, Proverbe, 238.

changements que les Italiens ont fait subir aux mots latins, 73 et suiv. ; changements dans les mots qu'ils ont empruntés au français.

277 et suiv.

changer, devient en italien cangiar, 296.

chansonnette et canzonetta.

chapon : oneques chapon n'aima gelines. Proverbe, 249.

chaponneau, 174.

charge, charger, deviennent en italien carico, caricar, 297, en espagnol car g a et cargar, 297.

chariages, emprunté par les Italiens, cariaggi, 356.

Charte cinquième, roi de France. 122.

«hurles VIII, 345.

Charles le Quint, 31.

charmepenes, épithète du sommeil, 163.

charrue: La charrue va devant les bœufs. Proverbe, 234.

chartée, charretée, 180.

Chartres, une des villes qui prétendent parler la meilleure langue après Paris, 170

chasse, métaphores empruntées à la chasse, 117 et suiv. Métaphore tirée du jeu de paume : Marquez bien ceste chasse, « au lieu de dire : prenez bien garde à ce point duquel je vous adverti », 137. Furetièrk :

LEXIQUE-INDEX

« ('fiasse en termes de Joueurs de Paume, est une chute de balle à un certain endroitdu jeu, qu'on marque, au delà duquel il faut que l'autre joueur pousse la balle pour gagner le coup... On dit proverbialement, Marquez cette chasse, pour dire.

Remarquez bien cette action que vous avez faite, je m'en ressentiray en temps et lieu ».

chasse, chasser, deviennent en italien caccia, cacciar, 297.

chasse vent, composé qui plaît à H. Estienne parce qu'il se termine par un monosyllabe, 16-2.

chastie : Bien se chastie qui par austruy se chastie. Proverbe, 227.

chats-chateils, vieux mot militaire employé par Joinville, 350.

Godefroy : « Sorte de galerie roulante et flanquée de tours, employée pour l'attaque des places fortes ».

Le mot citât à lui seul désignait une galerie roulante, mais non munie de tours.

chaut, 3e pers. sing. prés. ind.

du verbe chaloir, avoir de l'importance (pour qqn), causer du souci, 57. Ce verbe, qui était autrefois complet, ne s'emploie plus qu'à celte 3P personne et à la 3e personne du futur.

che, que, mot emprunté par les Italiens au français. Ses différents usages, 315.

chemin. cheminer.deviennent en italien et en espagnol camino, caminar, 297.

chenet, 17i.

cher (avoir plus), aimer mieux, cité comme expression picarde, 3i0.

chercher, emprunté par les Italiens, cercar, 291.

chère, les Italiens conservent à ce mot, chera, son vieux sens, visage, qu'il a dans les proverbes Belle chère et cuew arrière, visage ami et cœur hostile. Belle chère vaut bien un mets, 271.

Sa fille a embracee, si la baise en la rhirre. Ml. !..

chet. 3e pers, sing. prés. ind. du verbe choir : Au, premier coup ne chet pas l'arbre. Proverbe, 219.

Quand <[uelqu'un chet du haut en bas d'une brèche. I'arb, X, 1. (L.)

cheval : Onques bon cheval ne devint rosse. Proverbe, 203.

clievetain. capitaine. 348.

La gent dont il estoit rhevetain.

Chron. de S. Den. (G.)

chien : A rebelle chien dur lien.

Proverbe, 2-26. A chair de chien sausse de loup. Proverbe, 943. A petit chien pe.it lien. Proverbe,

chïer. vieille forme de cher, dans une citation, 199.

Chilpcric, 8. 120.

chiqiianerie. chicane, 149.

Monsieur, je n'entends rien à la chicanerie. Régnier, Sot. VIII. (L.)

chorde (jouer par dessus la), « jouer au plus seur » 137. Furbtière : « Corde se dit à la Paume, de celle qui se tend au milieu du jeu. qui sert à marquer les fautes qu'on fait en mettant dessous : et on dit qu'une balle a passé à fleur de corde, qu'elle a frisé la corde, pour dire que peu s'en est fallu qu'elle n'ait esté dessous. » Il fait bon avoir deux chordes en son arc. Proverbe. 236.

chorde. cela e»t chordé, 13-2.

Cicéron. 208. 221. 931, cil (Voir Observations grammaticales, 73.)

cipncau. « qui semble estre tiré du latin eipjmt. » lii. <c Instrument avec lequel on rogne un métal quelconque. •• (G).

Claude S.

C laudicn. 229, 230.

clause, phrase ou proposition 46,

Littré : « Dans la première moitié du xvi" siècle, Maigret, dans son traité de grammaire française, appelait clause la proposition comme renfermant une pensée parfaitement terminée. »

clocher : sonner une clocha ou une clochette, l~'.>. Godefroy donne, dans ce s«-ns, clov collation, comparai.-..

v bien qu'il y en a qui veulent prouver pir eollftuon dés lemp- «pie i une fable controuvéi \\ivot,

>'. In, M. (L.)

comhattere, met italien, emprunté au f anoais, coiiihennones, « L'mlo vocan-

LEXIQUE-INDEX

tur eombennones in eadem benna sedentes. » Festcs. 176. II. Estienne rapproche ce mot du mot compagnons.

combien que, quoique, 8i, etc.

Il rougit do lui-même et combien qu'il uo

[sente

Rien que le ciel présent et la terre présente,

Pense qu'en se voyant tout le monde l'a vu.

Malherbe. I, 18.

commander, emprunté parles Italien?, 300,

compagnon bien parlant vaut en chemin chariot branlant. Proverbe, 220. Compagnon, emprunté par les Italiens et les Espagnols, eompagno et companero, 294. Compagnons rapproché de combennones,

compain, signalé comme mot picard, 177. Cet ancien cas sujet est employé par la Pléiade, mais naturellement sans qu'on tienne compte de son ancienne fonction :

Io, j'entends la brigade,

J'oy l'aubade De nos compaings enjouez. Ronsaru. G,

comparer, si prnalé comme ayant dans l'ancienne langrue et dans quelques dialectes le sens du latin comparais, acheter, 250.

Nu> n'a bien s'il ne le compère.

fi. de la Rose. (G.)

par extension, payer, être puni de :

S'il estoit trouvé qu'ils se eussent plaiucts

à tort, ils le doibveut comparer au double.

Mais bien sachez qu'elle compère

Sa malice trop durement. R. d-la Rose. (G.)

comparoir, paraître, se présenter, 23.

composes (mots), en français, 152 et suiv. ; composés allemands abondants et commodes parce que les mots sontcourls, 164; composés italiens plus rares et de moins bonne grâce que les composés trançais, 164.

conférer, comparer, 66.

Si nous conférons Eve avec Marie.

Bossust. (L.]

ronronner, confirmer, 4.

Ne pouvant revocquer la grâce qui croit esté faicte par le feu roy. mon seigneur et frère, que j'ay depuis conformée à ceulx du

pavs de Xaintonge et Angoulmois. Lettr. mus. de Henri IV, III, iîo. (G.)

La forme moderne est une forme savante.

conformité du langage françois avec le grec, 2, 34.

confort, consolation ; conforter, consoler, empruntés par les Italiens,

Conjonction, union :

Quelle conjonction et compagnie se pour-

roit trouver plus estroite que de deux?

Y ver, 59 1 . L. |

connoïstre, voir, reconnaître,

... Je connus bientôt qu'elle avoit entrepris

De l'arrêter au piège où son cœur étoit pris.

Racine. I. 638.

onnestable, emprunté et détourné de son sens par les Italiens,

conqniSO, emprunté par Pétrarque aux Provençaux, 261.

conseil, dessein, projet (dans une citation de Desportes), 93.

Il a de tout conseil son âme dépourvue.

Malherbe. 1. 8.

conseiller, emprunté par Pétrarque, consiglier, 292.

consonantes, consonnes, 86.

C'est le mot le plus usité au xvi'siècle, mai* Ramus emploie déjà le mot consonne.

content que : je tuis content

que, je veux hien que, 306.

Avez le donc [le consentement], et lors,

[nous expliquant nos voeux,

Nou< verrons qui tiendra mieux parole des

[deux.

— Adieu, j'en suis content, (je le veux bien .

Molière, Uét>. À m., II, u. (L.)

contester, mot dépravé (corrompu) par les Italiens, contrasta/-, 332. 11 n'v a rien de commun entre ces deux mois. L'ancien français avait contrester, devenu contraster sous l'influence du mot italien de même origine que lui (contra, stare).

continue (à la), à la longue, dans un sonnet de Baïf, 95.

Ce qui nous paraissait terrible et singulier, S'apprivoise avec notre vue Quand ce vient à la continue.

La Font. l-ab. IV, x. L.

Continue signifiait au xvie siècle continuité.

LEXIQUE-INDEX

Telles aigreurs avec la Boulimie des

fieines que supportoient tant les chefs que es soldats. D'Aubignk. Hist. I, 302. (L.)

contraire (au), en sens contraire. 120.

L'emploi de cette expression était bien pins large qu'aujourd'hui :

Des monstres en nature, qui n'ont point de jambes, ou qui ont les bras tournés au contraire. Amyot. De la curiosité, 17. (L.)

contrarier (se), se contredire, •21.

Il faut dire que l'Escrituro se contrarie ou que Dieu regarde les mérites de ceux qu'il élit. Calvin. Inêtit. 7GG ;L.;

contrefaire, formé à l'imitation du errec, 156, imité par les Italiens, 157.

contremïne. emprunté par les

Italiens, contramine. 356.

contrescarpe: « On n'aura pas grand besoin de faire venir d'Italie scarpe et contrescarpe », 351.

contrister (set. s'attrister, 240.

Il s'adressa à un de ses familiers qui faisoit le plus de mine de s'en condouloir et contriste ■ avec lui.

Amyot. D ■ la tran-[. d'dm°. 15. I..

convenir avec, s'accorder avec,

La vie contemplative et l'active conviennent très bien l'une avec l'autre.

Lanoue. 540 !..

converser avec qqn, vivre avec qqn : Ou' est semblable à ceux avec qui on converse. Proverbe, 8Î4.

Nous ne conversons plus qu'avec des [affreux. La Font., l'aystn dit Dinttbe.

convoyer, cité comme verbe composé, 153.

coq à l'asne (sauter du), "2. M.

Le cerveau luy voltige tellement que, sautant du coq >à l'asne, il t'oublie eu moin> de quatre mots. Calvin. 315. (L.)

Corinne. 168.

4 oriuiro 12.

corp« «le partie, emprunté par les Italiens, corpo di guardia, cor ra tiers, courtiers, 334.

A qnoy M. le leirat servoit do courratier pour l'aire valoir la marchandise.

.vif. .Vin. . 17,. I.

costoyor. emprunté par les Italiens, eoêteggiar, 308.

couleur , apparence , raison apparente, prétexte, 306.

Cela donna occasion à Biago de sonspeçonner quelque trahison, avec ce qu'il no demandoit que quelque couleur pou aller. Amyot. Timol., 30. (L.)

coup : Au premier coup ne chet par l'arbre. Proverbe. 219.

coupelle « Item coupelle, d'où vient qu'on dit argent rie coupelle. »

142. Moxet : « Coupele, armoire, vase à aûner or et argeant, coupe large, peu creuse, massive, assise sur son cul solide, et de la même masse, composée d'os de pieds de mouton, ou de corne de cerf, brûlés, calcinés, pulvérisés, et pétris avec eau. servant à afiner or et arpreant en petite quantité, comme la çandrée sert en grande qiiantLé.»Ft.Rt:TiÈRK :

«... Dans ce vaisseau on fait fonire l'or, ou l'argent qu'on veut esprouver ou purger, sur un feu ardent de ebarbon. et on y mesle un peu de plomb, lequel s'imbibe dans ce creuset ou s'évapore; et il emporte avec luy toute l'impureté du inétail.» L'argent de coupelle est donc de l'argent afûné.

courage : littéralementrfi'sy'0-9'non '/" cœur, par extens., cœur ■. :',.

Ce fils, qui devoit être inceste et parricide.

Doit avoir un cœur lâche, un courage per-

lide. CoiHEOXX, VI. 171».

courage, emprunté par les Italiens, coraggio.

courir après son esteuf. Voir etteuf.

courtoisie qui ne vient que d'un ne peut longuement durer.

Proverb

courtvestu : « El pourquoi ne diroit-on frrrrstu aussi bien qu'on dit cowrtvettul » 158.

crampe repelita

crnpaiifliiie [dans une citation de H n. .m d

pierre qu'on croyait se trouver dans la tète des crapauds, et qui est la dent pétrifiée du poisson appelé loup marin. (L.)

cras : •• Il me souvient d'avoir veu crus au lieu de ce que nondisons (/ras : lequel cra.i retienl le r qui est en crus. < deux

formes ont existé simultanément.

LEXIQUE-INDEX

Le lalin populaire avait dit de bonne heure grtusum au lieu de craasum.

Ci'Cdia. croyait, emprunté par le» Italiens aux Provençaux, d'après Bcmbo, 261.

crcincur fait lièvres tumber.

Proverbe, 239. Cremeur, crainte, était encore employé au xve siècle.

créneaux. « d'où vient ce mot crénelé, duquel on usoit le temps quand on diaoit murs crene/ee.»

cresper. agiter (dans un passage attribue a Ronsard), 54.

J'eusse 8ppris à cresper le long bois d'une [pique. R. Bellkai-, Berg. L.

C'est un des sens de crispore.

crcspillons, petites boucles.

petites frisures. 101 (dans Rémi Belieau).

L'adjectif crespe signifiait frite; erespelu signifiait frisotté. Le verbe cresper avait aussi le sens de friser [C.Î. crépu).

crcstcle» ; murs), signalé comme une vieille expression, 358: entaillé en forme de dents :

Une cité cretelée De marbre, à bretesefae et à tour.

Watriqukt. G.

creuset, indiqué comme servant à la fabrication des monnaies. 142.

cri : Le cri pend le larron.

Proverbe, 228.

crieiMnuU/'7>/v>v par les Italiens.

cridar ou ariifar, 332.

crieries, cris importuns (dans la citation de Yigenère), 62.

Cela émeut une crierie et tumulte.

Amvut. Ca»i.. 72. L.)

croio. irrossier, emprunté par les Italiens aux Provençaux. 260.

croiser les flaons, les marquer d'une croix, 1 il.

croiseurs : « les monnoyeurs estans aussi appelés croiseurs ou marqueurs, qui sont noms plus particuliers. » 141.

croler, crouler, emprunté par les Italiens, crolnr. -2S5. Le mot signifiait remuer, secouer, agiter, ou, au sens neutre, remuer, branler.

Croulint sa lnncr toute teinte du MHS qui couloit nu loner. AMYOT, Galba. u:2. L.

Pour garder les dents qu'elles s'esbràn-

lent, les affermir croulons, les nettoier

sales. 0. i>t Serues. 90V.

estans ordes et

et. remplacé dans les mots italiens par tt, 81.

cueiir. cœur, emprunté par les Italiens, cuor. -21 i.

cui«ler.croire.63 (dans Vigenère).

cuir, vient de corium, 198.

culasse, 140.

cure, soin, souci (dans une citation d'Amadys Jamin), 56.

Le mot, qui ne s'emploie plus dans ce sens que dans une phrase négative était d'un emploi bien plus large au xvi*" siècle.

Consumer son aine de cures et d'ennuis. A SITOT, Ccm. il jaut nourrir le» cnfan.8.

curée, soignée (dans un proverbe), 213.

Plus on attend, plus s'enraeiue le mal: toutesfois il est eucores çuerissable, moyennant qu'un le cure par les plustost que par les accidents. Laxove. L.

rée. employé par métaphore, 1-25. C'est une corruption de cuirée :

Et puis doit-on laisser aller les chiens sur le cuir à la cuirée. JUodus. (L.)

curieux, opposé à nécessaire.

105, 116. — De l'idée de soin qui se trouve dans ce mot, on passe facilement à celle de recherche et, par suite de superfluité. On le trouve assez souvent au xvi* siècle uni au mot superflu, et l'on sait, que les écrivains de cette époque aimaient à associer, pour l'expression d'une seule idée, deux mots de sens à peu près semblable :

Un corps bien complexionné n'a que faire, ny de nourriture, ny de vesture curieuse et superflue. Amyot. Àrist. et Cat.. comp. 8. (L.)

(1 pour r dans les mots italiens, 7i ; — remplacé par //, "75; — d pour t. 76.

danger : 11 n'est danger que de vilain. Proverbe. OOi.

Dante. 16, 259, 260, 281, 3

Duti 59, 82, 291, 328, 336.

David. 212.

débonnaire, origine et ancien sens du mot. 127. Nicot : « Aire est le nid de l'oiseau de proye, selon qu'on en dit par métaphore un

LEXIQUE-INDEX

homme débonnaire ou debonaire, comme si vous disiez de bon aire, pour un homme doux, sans malice, courtois, vir boni genii, ingenai a n'uni, candidus. »

Soies courtois et débonnaire.

Comme uns homs estrait de bonne aire.

J. Bruyant. (L.)

Débonnaire n'avait pas encore, même au xvn* siècle, le sens défavorable qu'il a maintenant :

L'autre, tout débonnaire, au milieu du sénat

A vu trancher ses jours par un assassinat.

Corneille, Cinna, 383.

debonnairetc, bonté, mansuétude, 9.

Tout en la manière qu'il est escript de la grande debonnaireté de l'empereur Octavian qui seigneuria tout le monde.

Bouciq. IV, 9. (L.)

debtes, dettes : Vieilles debtes aident et vieux péchez nuisent.

Proverbe. 218.

décevoir, emplové avec tromper,

dcchasscr, chasser (dans Vigenère), 64.

dcgoiistemcnt, dégoût, 67.

Après, hantans avec les hommes moins coumis. nous rencontrions de la douceur et un degoustement des fureurs passées.

Lanoue. (L.)

délectation, agrément, plaisir,

Il abandonna le labourage disant que l'agriculture est de plus grande délectation que de grand profit. Amyot, Caton, A3. (L.)

Le mot n'est plus aujourd'hui qu'une expression théologique.

délivre (à), 18. Nicot : « Librement, libéré, soluté. » Chez Estienne.

plus à délivre signifie plu» libres, plus délié», plus à l'aise.

Et anciennement estoit à Rome la place consulaire, qu'ils appclloient la plus honorable à table, pour estre plus a délivre et plus accessible à ceux qui surviendroieut pour entretenir cehiv qui v wroil assis.

"Montaigne, 11. \. G.

demander, dépravé par les Italiens, addomandar, 332.

démener, emprunté parles Italiens, dimenar, 305.

l»cmostliciic. 237.

dcmoiircr. emprunté par les Italiens, dimorar. 285.

deneral, 1 i-2. « Poids contre lequel l'ouvrier adj ouste ses quarreaux après qu'il les a taillés. » Moxet :

« Plaque de monnoie. servant aux ouvriers monnoieurs de modèle et patron pour ajuster leur ouvrage en largeur, espesseur, rondeur, et poids. »

denier, 141. Le mot avait le sens général de pièce de monnaie.

MON ET : « Denier, chaque nièce de toute sorte de monnoie travaillée es monnoies ouvrans. Le denier escu était une monnaie d'or ou d'argent portant sur une des faces l'écu de France; le denier teston était, une monnaie d'arcrent portant l'effigie, la teste du roi.

départir : Fol devise et Dieu départ. Proverbe. -20T->.

dépraver un mot, en corrompre la forme. 18.

depuis (du), pour depuis, dans une citation, 94.

Je craignois tous ces traits que j'ai sus du depuis. RegnihR. Eleg. 3 (L.)

désavantage, désavantageux, empruntes par Qirolamo Ca-

taueo : disavantaggio, disavantagtjioso. 357.

descharger, en italien scaricar.

descoupler (se), s'élancer sur qqn. 64; c'est une métaphore empruntée à la vénerie : découplée, détacher les chiens couplés (attachés deux à deux) pour les lancer à la poursuite du gibier.

Li braconier les chiens descopient.

/{. à» JUnmrt, 1221. (L.)

descric. « On dit, cria est descrié comme la vieille monnoie. de ce qu'un ponrroit dire autiement: tel* n'i-st plu» en estime, etc. » 146. Descrier la monnoie c'était en interdire le cours, en ordonner la refonte, ou eil abaisser la valeur.

< tarir ItiTiMt, déeri, l fc6.

Je fis deserier les pièces <te >iv blâma... En ces descrietneDS les monnoyeara doivent donner de l'argeol au roy.

Gast. ds Ta!

Lf mot avait un sens plus général :

LEXIQUE-INDEX

Ce t'us( esté un descriement et rabaissement de mon honneur.

PALISSY, Art de Terre. (G.)

desriiaïtfiirux, emprunté parles Italiens, disdegnoso, 280.

désencombrer, en italien disgombrar ou sgombrar, 287.

rtCiWpnjlirr. r n., sortir de son pays. 70.

despendre. dépenser : 11 faut despendre qui veut gangoer. 7Voveroe, -233.

Il ne despendoit pas on soûl à chaque repas. Malherbe. II, oui.

despit : 11 n'est si grand despit que de povre orgueilleux. Proverbe,

Comme Henri Estienne donne comme équivalent de ce proverbe cet autre :77 m' est orgueil que de povre enrichi, il faut, peut-être donner au mot despit son vieux sens, dédain :

Si ne tenez pas en despit Les irenz por lor petit d'avoir.

Lai du Conseil. (L.)

despile, méchante, de mauvaise humeur (dans une citation), 239.

Ils sont allez feindre ee.-te sotte image [de la philosophie; triste, querelleuse, despite, mineuse... Montaignb, I. 170. L.

1» es port es. 91, 94, 3r>:>.

desracïner (se déraciner un sentiment), 2.

dcsrocher, renverser, cité comme un vieux mot, 185. Le mot se trouve encore dans Monet : « Desrocher, dérocher, jeter, faire sauter d'une roche en bas... Desi-oclur un cerf. » Furktikbe : « Dérocher ou Deroquer. Terme de fauconnerie, qui se dit de l'aigle ou des grands oiseaux qui. poursuivant les bestes à quatre pieds, les contraignent à se précipiter delà pointe des rochers pour éviter de tomber dans leurs serres. De là vient qu'on a dit autrefois Deroquer un homme, pour dire, le faite tomber, et deroquer une maison, pour dire, l'abattre. »

destitué, dépourvu, 85, 87.

S. .n collèfTue, qui savait que la témérité, outro qu'elle est destituée de raison, avait toujours été jusque là très malheureuse. Rollin, Trait, de» l:t.. 3« part,, 1. (L.)

destourbier

Au proverbe

françois, pour encomhrier aucuns disent destourbier. » "219. Obstacle, empêchement.

Or pensez-vous pouvoir estre sans empeschement et sans destourbier?

MoNTAtGKS, III. 9. (G.)

Le mot est encore dans Monet.

Furetière le donne, mais comme vieux mot.

destrier, emprunté par les Italiens, -2&1.

devant, de préférence à :

Quant à ceux qui prennent un g au commencement, lequel ils mettent devant uostre i.

L'expression siprniQe : de préférence à notre j (i consonne), 298.

devers, vers : devers le soleil, 55.

Tourne un peu ton visage devers moi.

Molière, G. Vandin, II, i. (L.)

deviser : Fol devise et Dieu départ. Proverbe, 205. Deviser, même mot que diviser, a signifié distribuer, arranger, former un plan, un projet.

dextérité, vaut mieux que force. Proverbe, 228. Dextérité a ici le sens A' adresse, au figuré.

Il l'ut venu lui-même avec moi vous chercher Si ma dextérité n'eût su l'en empêcher.

Corneille, III, 397.

dextre. main droite, 55, dans un vers attribué à Ronsard).

Vous, dignes commandants, vous dextres aguerrie.-. Corneille, X. 211.

diable, Du diable vint, au diable retourna. Proverbe, 221 : diables.

appelés autrefois mauffàits, 197.

dialectes, sont une des richesses du français, 16*3 ; — les dialectes italiens "ne peuvent se mêler au langage toscan, 168 ; — les dialectes donnent beaucoup de mots aux proverbes, 219; — beaucoup de mots italiens sont empruntés à nos dialectes. 311.

■ Mou. proverbes relatifs à Dieu, 210,

différent . sens du mot dans la fabrication des monnaies, 143.

Monkt : « Différant, chifre. marque, propre de chaque tailleur de monnoie et orfèvre, dont il distingue son ouvrage de celuy des

LEXIQUE-INDEX

autres ouvrier*... Les tailleurs marqueront leur Différant 60 la lesrende de la monnoie, dans le cercle de l'ecriteau. »

dilcttanza, « délectation », emprunté par les Italiens aux Provençaux, 258.

diligence passe science, 207 et

diminutifs : le français en est mieux pourvu que l'italien, 96.

«lisputalilc, dont on peut disputer, 215.

Tout ce qui n'est point de la foi ni des principes est disputable. Corneille. II, il".

dissyllabes, dont les Italiens

font des monosyllabes, 82.

doctrine, enseignement, savoir.

(Proverbe), 226.

Vous êtes au comble de la doctrine et de la vertu. Maluerhe. IV, 88.

doigt : On ne doit mettre le doigt entre lécorce et le bois. Proverbe, 2'i'i.

domdnines. vieux mot militaire, 249. Fauchkt, Orig., II, 120.

90, éd. de 1611 (G.) : « Il y avoit un autre instrument appelle dondaine lequel gettoit de grosses boulles de pierres rondes, qui csloit la catapulta des anciens, et a donné le nom aux femmes irrosses et courtes, qu'on appelledondon, et de bedaines aux grands vautres de bonne chère, comme si on vouloit dire qu'ils <vstoient ou ressembloient aux doubles dondaines. » Les dondainet lançaient aussi des traits :

El VMt ci venir le tnil d'une dondaine que ceux de l'osï laissèrent aller.

FaoïssABD, 11. u. 834. L.

dommage , emprunté par les

Italiens, duiucu/i/io, 278.

domtiire (dans un proverbe), 222, dressage. C'est probablement sens qu'il faut s'arrêter, même si on lit denture, car au moyen âge le mot domptvre a entre autres Formes danteure et denteure, el dans Le proverbe cité par Estienne en trouve toutes les formes du sot, selon qu'il est cité par tel ou tel écrivain.

doiincurc. emprunté par les Italiens aux Provençaux, 255.

donner, proverbes « touchant ce qu'on donne. » 231-232.

dorer (fin à) , explication de cette locution, 145.

Doriens, 69.

dormir : à seur dort qui n'Iia que perdre. Proverbe. 236.

dos (donner à), expression empruntée par les Italiens, 3:56.

dottanzn. dottare, empruntés par les Italiens aux Provençaux.

doucelet , diminutif employé par H. Belleau, 100. Le mot se trouve déjà dans Guillaume de Machault :

Que demande on ces t'amelettés, Elles Bont si très doulce i Lti -... G.

Il est fréquent chez les poètes du xvi'' sièrle.

doucette, 103.

Nymphette que j Idolâtre.

Ma doucette, ma sucrée.

RONSAfUI. G.

douter, craindre 'dans un proverbe;, 223.

Je ne m'en Berois pas à ma propre doubtant que par mesgarde elle ne mei>t la febve noire en cuidaut mettre la blaaebe.

\M\nr. -»/<-.. 10.

— Douter si, se demander si. ne pas savoir si, 181.

[Vos esclaves Doutent ai le vizir tous a vous traliil. Racine. II. 555.

douves. 350. H. Estienne demande reintegrande pour la douve d'un fosté ou les douves. Le mot se trouve dans Nicot.

drudo, amant, emprunt, les Italiens aux Provençaux. 260,

«luire, convenir, être propre, 29 :

E/uemple de Cyraa ae inira [.as mal eu

co lieu. Montaii.m.. IV, M. L

duplique. réponse à une réplique (terme de procédure), 32. Le mol était souvent employé par métaphore, comme l'emploie Estienne :

On n'a omis que re que ce prein >

omet, qui cm uo fritm- de répliquée el de

dupliques de part et d'autre.

SAttT-Snioa, Ht, 116. L

e masculin ou féminin. M) el 02; e pour u dans les mots italiens.

LEXIQUE-INDEX

75; e remplacé par /, M dans les mots italiens, */6.

efficace, suhst. Voir Observations grammaticales, ii.

egraphipincr. 311.

-eler. Buftixe diminutif des verbe.-. 102.

eliaser. 141. Flretière : « Eslaizer. Terme de Monnoye, qui se dit de la septième façon qu'on donne aux monnoyes, quand on les fabrique au marteau. C'est presque la même chose que flattir, sinon qu'on ne pénétre pas tant la pièce, ne faisant que la redresser du chaussage ; ce qui se fait sur l'enclume avec le flattoir. L'ordonnance veut qu'on repele cette façon deux fois. »

embarquer (a»), métaphore empruntée à la marine, loi.

cmhatir (s'), s'engacrer, vieux:

mot emprunté par les Italiens. 269,

embrasser, emprunté par les Italiens, imbraciar et abbraciar,

emeri, le poli, l'éclat, 54 (dans un passade attribué à Ronsard).

Ronsaid a écrit ailleurs :

Los morioos, 1rs piques des soldars, Et les linrnois fourbis de toutes pars, El l'emery des lames acérées...

Une lumière envoyent dans les cieo

emolojciier . homolosruer, i.

« Méoaee recommande de ne pas dire émoloqruer, qui était en effet la forme du xvi° siècle, née du penchant de la langue à éviter les mêmes voyelles dans les syllabes consécutives. » (L. )

Les deux rois touchèrent à la main, promettons, de parole seulement, une trefve. qui, pource qu'elle ne fut publiée qu'à la fin d'avril, ni emologuée de deux mois après. D'Aï iur.xK, Hiêt., III, 168. (L.)

émoulu (à fer). Voir fer.

emparlé (bien) habile à parler; 202:

II fut seigneur fort débonnaire, bien emparlé tant en particulier qu'en public.

P.ASQiiKH. Lettrée, IV, 20. (G.)

emphase. 125, 136. Monet :

« Am phase, façon de parler figurée, signifiant ou plus ou tout autre que ne portent les paroles;— amphase, enerprie, efficace, nervosité de dire, de discourir, paroissant es paroles^ et an l'action, et au son. »

empiéter, v.a., dans une citation, 125. Nicot : « Empiéter, id empoigner de la griffe du pied d'un oiseau. Mot de fauconnerie ».

Il manie à son plaisir ceux qu'il a empiétez. Laxoi i:. 172. (L.)

Ce qui a pu amener le changement de construction, c'est une confusion avec l'idée de mettre le pied sur.

emporter autant que, signifier autant que, 234.

énamourer, cité comme vieux mot emprunté par les Italiens, employé autrefois en français comme verbe actif, 270. Nicot donne s'enatnçurer, et Monet indique en outre énamourer dans le sens de rendre amoureux.

encombrer, cité comme un vieux mot emprunté par les Italiens, ingombrar, 287 ; détourné par eux de son sens, 330.

encombrier, obstacle, empêchement, cité comme peu usité, 287 ; employé dans un proverbe.

endementiers, vieux mot que Du Bellay s'excuse d'employer, lss : employé « es rommans », 312.

endroit 'de (à 1'), à l'égard de,

Et le peuple inégal à l'endroit des tyrans. S'il les déteste morts, les adore vivants.

CoRNtIU.li, III, 39o.

— en son endroit, en son genre, 4.

enfançon, diminutif d'enfant, 102. Le mot était ancien dans la langue :

De bêles daines i oissies le criz Et de puceles et d'enfansons petis.

Les Loh. (G.)

On a dit aussi, et très anciennement, enfançonnet.

enfïesclier, cité comme vieux mot. 188.

engin, habileté, adresse. « selon l'usa ce ancien ». 228. Autrefois, aussi, esprit, intelligence, ingenium:

Tout son engin, quant à la congnoissance de Dieu, est pure obscurité. Calvix, 107.

enhaze. signalé comme mot du dialecte parisien , 180; Nicot :

« C'est embesoigné, celui qui est

LEXIQUE-INDEX

n-and

plein d'affaires et chargé de besoigne ».

enherbcr, cité comme vieux mot, 188.

enjoncher, id., 188.

I il ni us. 17, 226,231.

ennuyer, attrister. 240.

enossé, qui a pénétré dans les os, 213.

Une dolors enossee Est dedans mon cors.

Thib. IV, Chans. (G.)

enrager : Un fol fait quelquesfois enrager un sage. Proverbe, 252.

enseigne, emprunté par les Italiens. 3.

enseigner, emprunté par les Italiens, inseç/nar, 285.

ensuivre, suivre, imiter, 331.

Nicot : « Ensuyvre et contrefaire l'antiquité, prosequi atque imitari antiquitatem. »

entacher, entreprendre, cité comme vieux mot, 188.

entendeur : A bon entendeur il ne faut qu'un mot. Proverbe.

entreloger (s'), se losrer, se donner l'hospitalité réciproquement,

cntreparlcr (s'), parler entre soi, converser, 242 :

Tons ces convives s'entre-parloient à l'oreille. Yver. 620. (L.)

entrerencontrer (s'), se rencontrer :

11 apprit les plus communs ternies dont on use en leur langape pour parler quand on s'entrerencontre. Amyot, Sert., 2. (L.)

entrexposer (s'), s'exposer réciproquement, se communiquer,

entrœil, espace qui se trouve entre les yeux, ou entre les sourcils. 19'»". Palsgrave, Esclairc, 273 : u Entrœil. spaoe bytweno the eyes. ■ — GHo*t. de Satina :

« Inlercilium , entresourcil , entreeuil. » (G.)

envelopper, emprunté par les Italiens, inviluppar, 291.

eiivermcr. m remplir de vers, cité comme vieux mot, 188.

epistolii. Castclvetro et autres en font jii.stol'i, '.v.;:\.

équipage (en meilleur), mieux muni, mieux préparé. 14.

cqiiipolcnt. équivalent. 236.

Commutation equipollente à celle qui avoit esté ordonnée par le testament.

P. Pithou. 25. (L.)

équivoques, se présentent souvent en italien, 78, 81 et suiv.

erres, 126, 130, terme de vénerie, les traces d'un cerf, d'un chevreuil, etc. ; s'emploie par métaphore :

Conduire le duc de Montpensier sur les airres des vaincus. D'ÀUBIGNK, //««t., I, 162. (L.)

esboueler , éventrer , faire sortir les boyaux; cité comme vieux mot, 187.

Les femmes furent ouvertes et esboulees toutes vives. Trad. de Boccice, éd. de 1515.

escarmouche, étymologie du mot, 197; emprunté par les Italiens. 3r>5.

escharnir , se moquer de , emprunté par les Italiens et les Espagnols, scliemire, escarnecer, 263 et 287. Le mot était hors d'usage au temps d'Henri E»tienne.

eschars, avare, 106 et 210 :

La récompense de leurs mérites mal re- COgnux par les princes trop eschars à l'endroit des conservateurs de leur éternité. Fauchet, Anttq. giul., vol. II, I, I. G.)

eseliels. échecs : métaphores qu'on en peut tirer, 137.

Kscliine. I.

eschope, 112. Monkt : « Eschople, echople, poinçon d'orfèvre, outil servant à tailler, reparer, repercer, graver, eschopler. » Anciennement rsrlialprc. de .imlpra pour scalprinn. La forme moderne est venue par confusion avec eschoppe, petite boutique, de l'allemand Sckoppen.

cwchopelurc, ce qu'on levé avec l'esobope, I i-.

esclaireurs. probablement surveillants, contrôleur» y \'n l.^ verbe eaclairer avait a cette époque, conservé très loogtemps, le sens de iurveillér, épier :

Ils avoient craint que Caton ne fust eleu prêteur, de peur qu'il ne les esclaira>t de

LEXIQUE-INDEX

trop près, ou qu'il n'empesrhast leurs deseeings. Amtot. Cat. d'Ut., SB. (L.)

On m'épia, on m 'éclaira de si près, qu'on s 'aperçut que j'avais avec Célie des entretiens nocturnes.

Le Sasb, Guxm. d'Alfar.. VIII. (L.

cscriturc, orthographe, forme (d'un mot), 189; leçon (dans un texte), 219; texte, 223?

Escriturc (sainte), 212, 233.

escoutes. sentinelles, 333 :

Ceux-là sur le soir, s'avauçans en vedette jusques où se posoient les escoutes des ennemis, s'abouchèrent avec eux.

D'Aub., Uist., III, ai'.. (L.)

escu (denier), voir denier.

escueut, 222.

esmcrillon, esmerillonné, employés par métaphore, 132 :

Vous nous feriez grand plaisir de nous donner cette petite émerillonnée, cette petite infaute qui est à la portière auprès de sa mère. M"' dis Skvigné, Y, 208.

csmcrvcillable , surprenant, 129 :

Au demourant. si la desfortune de Dio-

nysius semble estrange, la prospérité de

Timoleon ne fut pas moins esmerveillable.

Amyot.

esiiierveïllcr (•'), s'étonner, 317 :

Et no se faut pas trop esmerveiller de l'incertitude de sa mort.

Amyot, Rom., 43. (L.)

espagnole (langue), inférieure à celle des Italiens, lî. 23 et 29; a emprunté beaucoup de mots au français, 253 et suiv.

espaule. en italien spolia, 275.

especial (par), particulièrement, surtout (dans une citation), 121 Nicot : « Par especial, Peculiariter, Speciatim, Speci aliter. »

esperonner, espérons, empruntés par les Italiens, spronor, speroni ou tproni, 292.

esprcvïer , epervier , 203 (dans un proverbe). H. Estienne dit «Epervier, 129.

Essars (Herberay des), 201.

essaucer, élever, 212 (dans un proverbe). II. Estienne note que la forme est ancienne. Aujourd'hui exhausser. Mais exhausser et exaucer ont la même origine, exaltare, et ne font qu'un même mot.

essayer, emprunté par les Italiens, assarjiar. 308.

essort, employé par métaphore,

estandart. emprunté par les Italiens, 356.

estât de (faire), attacher de l'importance à, 115 :

Les chrétiens font-ils plus d'état des biens de terre, ou font-ils moins d'état do la vie des hommes que n'en fout les idolâtres et les infidèles. Pascal, Prov. XIV. (L.)

Estât : le français est la langue qui convient le mieux pour les affaires d'Etat, 149.

estenf (courir après son), 137.

Furetière : « Balle du jeu de longue paume, fort petite, fort dure, et couverte ordinairement de cuir...

On dit qu'il ne faut pas courir après son esteuf, pour dire relascher ou quitter les seuretez ou nantissements qu'on a entre les mains, pour n'avoir après cela qu'une action incertaine pour les ravoir, pour se faire payer. » La locution avait pris aussi le sens de s'efforcer de ressaisir ce qu'on a laissé échapper. Esteuf vient probablement du german staup, coupe, le même mot, en islandais, signifiant à la fois coupe et masse ronde. (H.

estoch, origine du mot. 195.

cstoiifer, emprunté par les Italiens, tuffar, 308.

estourdir, emprunté par les Italiens, istordir et stordir, 301.

est ranger, emprunté par quelques Italiens, straniero; ordinairement forestiero, 281.

-et, -ette, suffixes diminutifs,

Euripide, 3, i, 230.

evangelistes. 233.

eve, eau, cité comme vieux mot,

événement, résultat, issue, 63 (dans Vigeoère) :

La Intaille sans doute alloit être cruelle. Et son événement vidoit notre querelle.

Racine, I, 138.

évier, dérivé de eve, 181.

exalter, élever, 3.

Il est besoin de monstrer ici brièvement comment et par quels moyens il [le pape

LEXIQUE-INDEX

-'est exulté desjà dis longtemps, pour entreprendre quelque jurisdiction sur les autres église*.

Calvin. Inttit. 89'J. (L.J

excojsiter, imaginer, 187.

La plus exécrable trahison que les plus uiesehanles âmes poussent BXCOgiter.

Lett. miss, de Henri IV, III, .'i. (G.,

excrcïte, armée, 63 (dans Vigenère).

Toute la Gaule à un coup se soublevn et meit sus de puissans exercites.

Amyot, César. (G.)

exposer, expliquer, 169.

L'art d'exposer les signifiauces des songes. Amyot, Arist., 66. (L.)

exposition, explication, 24i.

fabloyer, cité comme vieux mot, 188.

Aliène, sachant que e'estoit en son me de fabloyer, commença ainsi une plaisante table. Larivey, Facet. A'uicts de Straparole, IV, 3. (G.)

faillir, faire une faute, se tromper, 111.

Je dénie qu'ils (aillent contre les règles. CoilNKlIXE. IV, Mi,

— faillir à (faudroyent à) 339 :

manqueraient de, ne' réussiraient pas à :

Ils faillirent à s'entrerencontrer (ils n'v réussirent pas;. Amyot. Pyrrhus. XIV. L.

— faillit', emprunté par les Italiens, fallir, 30-2.

faim : La faim chasse le loup hors du bois. Proverbe, 2-23.

raineanf. 158.

faire, employé comme suppléant d'un autre verbe, 228.

J'aime autant son esprit que tu fais son [visage. Coatncau, II. 19

— faire pour ou m/tire, prouver pour ou contre, être un argument pour ou contre, 305. i~>.

La parole donnée, il faut que l'on la tienne

— Cela fait contre vous : il m'a dnnné la

Menue. C.ounkii.i.k. I, 814.

faix : Chacun portera son faix.

Proverbe, SIS.

fallenxa, tromperie, emprunté par les Italiens aux Provençaux,

fauconnerie ; métaphores qui en sont tirées, 117 et suiv.

faussebraye, vieille expression militaire, 350. On appelait ainsi une muraille extérieure formant la seconde enceinte d'une place forte.

faute, en italien fallo, 306.

fay ce que tu dois, advienne que pourra. Proverbe, Sil.

fege ou fête, foie : forme dialectale française, d'où les Italiens ont tiré feçjàto. 21 A.

fer esmoulu (à), 23. Estnoulu est l'ancien participe de esmoudre.

aiguiser, affiler. Combattre à fer émoulu s'employait au xvi* siècle au propre et au figuré :

Socrates... conservant pour son exercice la malignité de sa femme, qui est as à fer esmoulu. Montaigne, II. Uii. I..

ferrée (clarté), clarté du fer. :,i (dans une citation'. Ferré coî ailleurs son sens de ferreut :

... Je lui feray cognuistre A coups ferrez combien poise ma de-tre. Ronsaiu). (Mellerio.)

fervestu, cité comme ancien mot. 158.

■ est ii s. 176.

feu (proverbes relatifs au\ 880 et 233.

fiel. 27 i.

fièvre quarte (proverbe relatif à la), 213.

fil : donner le fil aux paroles, métaphore, 3. Le fil d'une lame, c'est le tranchant, par comparaison avec la ténuité et la délicatesse d'un fil. Donner le fil à une lame, la rendre tranchante.

filandres. 123. Nicot : " Filandre», en fanlconnerie, sont certains petits filets aigus et perceans comme aiguilles, lesquels s'engendrent dans le corps du faulcon pour estre repeu tt gouverné de groi grasses et mauvaises chairs et puantes, ou bien pour s 'estre rompu aucunes petites veines dans le corps en battant trop furieusement sa proye, ■'eapandanl le sang par le corps et es estrainea pour celte

romptore, puis se caillant et mmehanl et tournant en pourriture, dont le faulcon vient à mourir s'il n'est secouru. »

LEXIQUE-INDEX

flliastrc, beau fils. 282. Estienne Pasquier [Becherches, VIII, 50)

parle du mot en regrettant qu'il ne soit, plus usité.

fin finale (eu), 318. Ce pléonasme était très usité au xve siècle et au xvr :

Et repeurent, pour fin finalle De ce qui estoit appresté.

Villon, Repue de Montfaucon. (L.)

fin à dorer, explication de cette locution, 1 iO.

finalement, emprunté par les Italiens. 319.

finales retranchées par les Italiens, 8-2 et suiv.

flâne, emprunté par les Italiens, fianeo, -21'.].

flanquer, dérivé de flanc, 273.

Flandri, « les Flamens » disent ia pour oui, 171.

flaon. flan, 141. Monet : Flan, quarreau. pièce de métal, taillée an rouelle, à faire une espèce de monnoie,.. Le Flan est proprement le quarreau d'une espèce de monnoie, qui a receu par le marteau sa presque légitime largeur, espesseur, et rondeur, neantmoins, on le prand ancore pour le simple quarreau, qui n'a receu cete façon, ni les précédantes. » Flan vient de l'anc. h.

allem. fado, objet plat, et est ainsi nommé par analogie avec la pâtisserie du même nom (II D. T.)

flattir, 141. Monet : « Batre une espèce de monnoie sur le tas, sur l'anclume, et, la bâtant à cous de Flatoir, de marteau, lui faire prendre le volume, la largeur, et l'espesseur, quVlle doit avoir puis après. » Furetièke : « C'est la cinquième façon qu'on donne aux monnoyes au marteau, après laquelle les carreaux prennent le nom de flans. »

fleurir, emprunté par les Italiens, fiorir, 302.

Florence, principal siège du bon langage toscan, 70 : rudesse de la prononciation des Florentins, ibid.

foie (proverbe relatif au), 214.

fol; proverbes relatifs aux fous, 305 et suiv.. 229, 231; étymologie du mot, 283; emprunté par les Italiens ainsi que folie, 343.

rondelle, 350, dérivé de fonde (fronde), a eu divers sens : fronde, ou même, en général, courroie; — instrument propre à lancer d'énormes pierres; — sorte de canon à deux bouches jumelles, — quelqu< fois le projectile lui-même. (G.)

fondre les métaux ensemble,

fonds, sol, 63.

fora, serait, plus employé par Pétrarque que saria, 261.

foras, en français for, sert à former des verbes composés, 153.

forbeu. origine du mot, 154.

fornourg, origine du mot, 154.

forelorre, exclure ; « fort usité en la prattique » : exclure de faire quelque production en justice après certains délais, 153.

forconseiller, mal conseiller,

forconte, compte inexact, mauvais comple, 153.

forconter, ou se forconter, mal compter, se tromper, 153.

forfaict. et des dérivés, forfaieteur, forfaicture, L54.

forfalre. moins usité que forfaiet, forfaicteur, forfaicture, 154.

forgenouvellc, 161.

forjuger, mal juger, 153; le mot a signifié dans l'ancienne langue bannir, priver, dépouiller, enlever judiciairement gçek., condamner, débouter, condamner à tort. (G.)

forligner, dégénérer, 153. Le mot est employé par H. Estienne, 2.

S'il faisoit autrement, il forligneroit do l'ancienne vertu de ses ancestres.

Laiuvky, Le Laq., III, m. (G.)

fornializer (se), prendre intérêt, 115.

Ce qui feit que les Chalcidiens se formalisèrent fort affectueusement pour luy, et meirent leur ville entre ses mains.

Amyut. Ilim., 31. [L.)

formariage, terme de droit féodal, 154.

forparler, 155, mot proposé par Estienne.

forpayscr, errer hors de son paye; u»age de ce mot en vénerie, ir>k; composition du mot, 166. Le mot a signifié, comme verbe actif, banni/-, comme neutre ou réfléchi, s'expatrier, quitter son pays. (G.)

LEXIQUE-INDEX

forsené (écrit à tort aujourd'hui forcené, par une fausse analogie),

forscnnato, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 260.

fort, forteresse, fortification, mots empruntés par les Italiens, 355-56.

forvoyer, se fourvoyer, 153. Le verbe était employé tantôt comme verbe neutre, tantôt comme verbe pronominal :

Nos conseils fourvoyent parce qu'ils n'ont pas d'adresse et de but. Montaigne, II, 9. (L-)

Il s'employait aussi, comme aujourd'hui, comme verbe actif, pour signitier égarer.

fosse, fossé, prononciation de ces mots, 40.

— fossé en talus et fossé à fond de cuve, 350. Le fossé à fond de cuve est un fossé sans talus :

Les fossés sont creusés en talussant, non a long de cuve et droite pente. O. de Serres, 745. (L.)

Si le lieu de la cisterne est terre ferme, la fosse est creusée à plomb, à fons de cuve; si meuvante ou sablon, en pente ou talus. Ii>., 781. (L.)

fonaille, 125; le mot équivaut,

en parlant du sanglier, au mot curée en parlant du cerf. Nicot : « En vénerie, c'est le droit qu'on fait aux chiens d'un sanglier quand il est prios, ainsi dit parce qu'elle se fait sur le feu. » Le mot fouel ou fouail, était d'abord masculin.

foiirmagc, fromage. Proverbe relatif au fromage, 214.

foyer, s'appelle a Paris aire,

franc, mot paulois, 196.

franchement, se joint à librement, 166, 196.

Irancliièrcs (Jean de), 123.

françois (langage), mêlé de mots italiens, 21 ; — doit éviter les mots étrangers, 26: — se rapproche beaucoup du ,^ree. 34; sa gravité, 38; — sa jrràre, 66; — variété de ses désinences, 67; — douceur de sa prononciation, 66; — ta richesse, 104; les commodités qu'il tire du latin, 153, etc.

François l'r, 8, 118.

Franco m

fresnin, de frêne, 186.

Entre ses puignz tient sa hanste fraisnine. Roi., :

frctillard, 100 (dans Rémi Belleau.)

Soit que d'une façon paillarde, Avec sa patte fretillarde, 11 se frotte le musequin.

De Bellay. (L.)

frics, ou pieds, traces d'un cerf, 126. Gaston Phébus dit foyes. C'est aussi le mot que donne Nicot.

Froissart, 121.

fnreter, métaphore tirée de la chasse, î 32.

fuyant le loup, il a rencontré la louve. Proverbe, 183.

g pour j dans les mots italiens empruntés au français, 279 et 298; q au lieu de c dans les mots italiens, 298.

gabions, emprunté aux Italiens, gabbioni, 354.

gabs, plaisanteries (et ses dérivés, gaber. gaberie, gabeur), 267; gabs et gaber, en italien gabbo et gabbar, 267 et 287 ; gaber, gabeur, gaberie, encore usités en quelques lieux, 267. Gaber se trouvait encore dans la lre éditiou du Dictionnaire de l'Académie.

Oaccs île la Vigne ou de la Bigne, 122.

ga^gio, gage, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 209. 2"}9.

gaillard, vif, 34. C'est l'ancien sens du mot, niais Nicot n'attribue plus à (/ail lard que le sens de joyeux, gai, etbaudi, gui tressaut de joyc, hilaris. Estienne se plaint de l'abus que les Italiens font de ce mot en le détournant de son sens. 328.

gaine, imité par les Italiens,

gaio, gai, emprunté par les Italiens aux Provençaux. :

gangner. gagner, dépravé par les Italiens, guadagnar, 332.

gaiignciir : Mieux vaut bon L'ardeur que ne fait bon gangneur.

l'mv.. 228.

garçon, emprunté par les Italiens. 272.

garconnierc. vaut mieux que l'italien' //arzoïtissiuia, 333.

LEXIQUE-INDEX

garde La mauvaise garde

paisl le loup. Proverbe, 288.

garde-bras, armure garantissant les bras, 352.

Et fut atteint le seigneur de Charny sur le grand gardebras. Olivier de la Mar<:ue,

Htm.. 1.

garde poitrine, équivalent de parapet, Jfe2.

garder, empêcher, 13.

Plust à Dieu que l'empereur s'essayast de passer le Rosne quant je suis icy ! j'entreprendrois bien, sus nia vie. toute femme que je suis, de le garder de passer.

Marg., Lelt., 127. (L.)

garder, emprunté par les Italiens. 291. 305.

gardent*. Voir gangneur.

gargatlie, mot picard signifiant gorge, 17T>.

Od granz culleals e od cuignees Lur unt les gargates trencliiecs.

Wace, Rou. (G.)

garite, 358. NiCOT : « Proprement est un lieu de refuge et sauveté en un desastre et déroute. De là vient que Garite se prend pour fuyte, parce que la fuyte est un refuge, rempart et sauveté au desconflt. Selon ce on dit : Prendre la garite, et fuyr à vau de route.

Garite se prend en cette énergie de signification pour le donjon d'une forteresse, où la prarnison forcée fait sa finale retraite. Se prend aussi pour une route destournée qui meine à l'escart. » Le mot a désigné aussi des tourelles de pierre ou de bois sur les murs d'une ville ou d'un château.

garitez (murs), garnis de guérites, 358.

gars, et son féminin garse, mots gaulois, 273. Fuketière, au mot garce : « Ce mot n'est devenu odieux que depuis quelque temps, et en plusieurs provinces, on le dit encore pour signifier une petite fille ou servante de chambre. »

(Gascons, disent o ou obe, pour oui, 171.

gastadours. pionniers, emprunté par les Italiens, 357.

gaster. emprunté par les Italiens, qui en abusent comme nous.

«.astoii l»hebus, 121, 124.

gaulois (langage), ce qu'il en reste en français, 195.

geline. poule, 222. Proverbes relatifs aux gélifies, 222 et 213.

gémir, conserve la même forme en espagnol, et non en italien, 303.

générosité, noblesse, courage,

Et prenant d"un Romain la générosité,

Sache qu'il n'en est point que le ciel n'ait

[fait naître

Pour commander aux rois et pour vivre sans

[maître. Corneille, III. 428.

gentil, noble (au figuré) dans une citation d'Amadis Jamyn, 56.

C'est le sens conforme à l'origine •lu mot et celui qu'il avait autrefois.

— gentil (féminin gentile), gracieux, 34; gentilessc, grâce, 34.

gentilhomme;! simple tonsure V. tonsure.)

gibbier, 131. Nicot : « ... Du Fouillous parlant du sanglier : Mais est le vray gibbier des mastins et leurs semblables. De là vient qu'on dit par Métaphore, cecy n'est pas de vostre gibbier, c'est-à-dire chose à laquelle vous puissiez ou debviez mettre le nez, ni vous en entremettre, que nous disons en mesme sens, ce sont lettres closes pour vous. »

giuggiare, mot emprunté par les Italiens aux Provençaux, 260.

gonclla, mot emprunté par les Italiens à un dialecte français, 312,

gorge (voler sur sa), métaphore empruntée à la fauconnerie, 130.

D'après Nicot, le motgorge désigne « quelquefois la poche de l'oiseau où il met sa viande en serre, dont elle est après digérée peu à peu. »

gorge chaude : littéralement, la chair encore chaude que l'on donne aux oiseaux de proie. Emploi de l'expression par métaphore, 130.

goupil, renard. Proverbe relatif au goupil, 251.

gourmandise (proverbe sur la\

gourmands (proverbe sur les),

goutte (proverbes relatifs à la -,

gramare, attrister, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 200.

LEXIQUE-INDEX

graphigner. 311.

£I'Ul»|><kS< 3tl.

traiter, emprunté par les Italiens, 291.

gravité du français, 38.

gré, et savoir gré, empruntés par les Italiens, 336.

Grégoire de Tours, 130.

grenaille, liO.

gressc de haute), 131. Un chapon de haute graisse se disait d'un chapon très ?ras. On disait une volaille de haute f/raisse, un ■mouton de haute f/raisse, etc. Par métaphore l'expression s'emploie pour indiquer l'excellence dans tel ou tel genre :

Ces beaux livres de haulte grosse.

Rabelais, Gargantua, Prologue.

Montons de ievant. montons de haulte fustaye, mouluns de haulte presse.

Rabelais, IV. 6.

Griffon, 56.

gu pour v dans les mots italien?,

guari. guère, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 258.

guarir ou f/arir, guérir, emprunté par les Italiens, 305.

guerdon, récompense, profit, défiguré parles Italiens, guiderdonc. 23-2.

guère, signifiant beaucoup, 322.

C'est l'ancien sens du mot, dont la valeur a changé sous l'influence de la négation :

Et me deplaist d'en dire gueres outre ce <]uej'en crois. MoHTAIGKE, I, 293 L.

guerre, emprunté par les Italiens. -27» > ; mot» relatifs à la guerre ■et aux fortifications, 34i et suiv.

Ciucspins. sobriquet par lequel on désignait les habitants d Orléans,

Une dnmo pentille et honneste eucore qu'elle fust guetpine. Bonav. Des Pebiebb, rVouv. réer. : D'une dame d'Orléans qui aimoit uu eseolier, G.

gueter. guetter, emprunté par les Un liens, guatar, 285.

guette. 358. Nicot : « Guette vient de guetter, qui signifie soigneusement adviser, et se prend tanlost pour la tour où estcelny qui fait le guet, Spécula. Selon ce on appelle la tourelle plus hautaine de tout le

chasteau, la guette, car elle descouvre sur toutes et sert pour y faire le Ruet. Tantost pour celuy qui y est estably pour faire le guet, Speculator : Non pas de jour seulement, comme aucuns disent, le rendans Hemeroscopus et diurnus spécula for, ains de nuict aussi. Au 3. livre d'Amad. El le sixième jour ensuivant arrivèrent avant l'aube du jour près du lac ardant, lors firent secrètement dresser ponts et balteaux pour descendre en terre, et ainsi qu'ils faisoi^nt diligence, la guette les rlescouvrit. »

«uïchardin, 330.

guidennvire . guidenef . Il .

Estienne préfère le second parce qu'il se termine par un monosvllabe,

guider, emprunté par les Italiens. 285 et 292. défiguré par les Espagnols, guiar.

guiderdone, guerdon. récompense, emprunté par les Italiens aux Provençaux. 257.

guille. tromperie, cité comme vieux mot, 198.

«uillelmus Tyrlufl

guïsa. pruise, emprunt-* par les Italiens aux Provençaux.

gutturale, prononciation gutturale des Florentins. 70.

hagard : mot emprunté à la fauconnerie, 126; Nicot : « !

un mot de faulconnerie ; dont est dit Faulcon hagard, celuy qui n'est de l'année, ains a plus d'une mue, et a longuement esté à luy, qui a este prins de repaire, ou au paset est le contraire de sor. »

Hagard pour haiard est une forme normannn-picarde qui dérive de haie:

faucon qui mue dans les ha.ii non en domesticité. (H. D. T.)

liai uaut. étvmologie du mot,

Iialleteinent. action de haleter,

IIiiihioih'm. les Hannoyers (habitants du Hainaut) disent au pour oui. 171.

haquebuteou harquebouzeAW.

Hagueàute estl'ancienne forme française /a lient, hakenbûchse, crocs). Le vieux mot a été remplacé par arquebuse, de 1 italien archibuso

LEXIQUE-INDEX

<Iont l'origine est la même. (H. D. T.) Nient dit Baquebute ou Harquebuze.

harnais, armure, 54 (dans une citation).

liant, hautain : les Italiens ont fait altiero de alto, comme nous hautain de haut, i i

liante gresse (Voir gresse).

Iiavia, avait, emprunté par les Italiens aux Provençaux. -261.

héberge on heroerge, emprunté par les Italiens et les Espaenols.

282. Le mot si<rnitiait logement, hôtellerie. La forme moderne, auberge, est provençale, aubergo.

héberger ou herberger, emprunté par les ILaliens et les Espagnols. 282, 287.

Hébreux ont quatre gutturales,

Hector. 30.

hectorée (race), 54 (dans une citation).

Hélène, 3 i, 89.

Helvetii. les Suisses disent ioth pour oui, 171.

Henri 11.31.

herbe (proverbes relatifs à 1')

Hercule. 158.

herissonner (se), 133. Nicot :

îeiissonner et lever son poil,

Horrere se herissonner et dresser

son poil de frayeur, Horrere, Inhor-

rere. »

Quand on lisoit quelque chose de la sainete Eseritare devant luy un p< il se herissonoit. se souslevoit, et se tour- «neutoit bien plus qu'auparavant.

Pake, XIX, 32. (L.)

Hérodote. 240.

Hésiode, -234.

hétoudeau. chaponneau, 174.

heur, bonheur 8 ; si bon heur, si bonne chance, 11.

Puisse le juste ciel content de ma ruine Combler d'heur et de jours Polyeucte et [Pauline! Corxkillk," III, 512.

Le sens de chance e-t encore très sensible, par exemple dans nos expressions porter bonheur, porter malheur , porter bonne ou maie chance.

Hippocratc, 213.

historiographe, historien, 30.

hobreau. métaphore empruntée

à la fauconnerie, 127. Le hobereau était un oiseau de petite taille.

D'après Monet le mot a été employé aussi par métaphore dans le sens d'apprenti, novice, peu expérimenté, homme de peu de coitsiilération entre ceux de sa condition.

Homère, 158. 1S5. 18G, 190. 228, •275.

homicidio, décapité par les Italiens, micidio, 332.

homme et ses diminutifs, hommet, honvnelet, 98.

Petit hommet abat grand chesue.

De Baïf, Himes. (G.) Viens ça, hommelet, Je quoi te gloriCes-tu, terre et cendre?

Cuavigxy, les Pléiades, Gli. <l.

hommes(pro verbes relatifs aux),

homs. cas sujet de homme, 209.

houueton, élymologie du mot, •209.

Horace. 28, 129, 219, 221, 223.

hoste. 327.

Hugues de Bcrsi, 198.

humeur, eau, 95 (dans Desportes).

Faute d'humour, nos choux sont morts En nos jardins par seicheresse.

Basskuh, X. L.

iiuom de lleri. 192, 270.

huopo. besoin, emprunté par les Italiens aux Provençaux. 258.

hyperboles, à propos des avares, 110.

hypocorisme, atténuation, euphémisme, 107. C'est le sens du mot grec "j7ioy.ôp'.7U.a, « terme propre à atténuer une chose blâmable, expression adoucie. » (Bailly.)

i pour a dans les mots italiens, 76; — i pour o, 76; i remplacé par a, 76; i ou i~hg ajouté au commencement du mot. 77 ; i inséré dans le mot, 77; i pour/, 80; i consonne (j) remplacé par g, 298; /' intercalé a l'imitation du français, 307.

iceluy, etc. Voir Observations grammaticales, 7 5.

-illon. suffixe diminutif, 99.

impétrer. obtenir, 148.

Puisque ce sont choses qui roulent encore entre les incertitudes du temps à venir, pourquoi veux-je plutôt impétrer de la for-

LEXIQUE-INDEX

tune qu'elle me les donne, que de moi, que je ne les demande point?

Maukrbk, II, J20.

Sur les diplômes universitaires :

Signature de l'impétrant.

indéclinables (mots) empruntés par les Italiens, 312.

infinitifs italiens sans e, 44.

intermission, interruption, intervalle, discontinuation, 34S.

Après une longue intermission de ces petits devoirs, qui sont importuns quand ils sont fréquents.

Balzac, Lettres, VIII, 25. (L.)

invegginre, envier, emprunté par \e< Italiens aux Provençaux, 260.

iquï, forme picarde pour ici, employée par les Italiens, 325.

ire, colère. 5.

[L'Espagne] Réduite par tant de combats A ne l'oser voir en campagne, A mis l'ire et les armes bns.

Malherbe, I, 51.

isnello, rapide, emprunté par les Italiens aux Provençaux. 258. Le mot est d'origine prermanique et se rencontre aussi dans la langue d'oïl, isnel. Employé par la Pléiade, isnel se trouve même encore chez Desporles, mais Malherbe le déclare « mauvais mot. » Voir Brunot, Thèse, 264.

isocrute, 28.

italien, mots italiens introduits en français, 21 ; l'italien défigure le latin, 72: les mots italiens écourtés ressemblent aux mots français, s I :

lenteur de l'italien, 45; sa mollesse, 47; composés italiens trop longs, 164; mots empruntée par l'italien à notre langue. 253 et suiv.

j remplacé par g dans les mots italiens. 298.

jn. déjà. 150; emprunté par les Italiens, gia, 321. Malherbe le déclare mauvais mot : « il est vieil et ne s'use qu'entre les paysans. »

Brunot, Thèse, 265.

jamais, emprunté par les lions et les Espagnols, giun, jamas, 321.

jambe, emprunté par les liens, gamba, 273.

Juinyn (Amadis), 56.

jardin, emprunté par les Liens, giardina on yiarain, 277

Ita- ■nal,

Ita-

Ite-

.lean (le roi), 122.

jeter, emprunté par les Italiens, gittare, 298.

jeunesse (proverbe sur la), 234.

jeux, métaphores tirées des jeux, 135 et suiv.

joliette, diminutif. 103. Le mot est vieux : joliet signitiait gai, joyeux, agréable, ce qui était aussi le sens de joli.

Jonville, Joinville, 350.

jouer par dessus la chorde. Voir cli or de.

jouir, en italien gloire ou gioir, 278, 302.

jour, en italien giorno, 279.

jouste. emprunté parles Italiens, glostra, 332.

joye. emprunté par les Italiens, gioia, 279.

Judas Macchabée (roman de),

juge, proverbes relatifs aux juges.

juger : Qui trop tost juge, tost se repent. Proverbe. 236.

jurement, juron, 173; le mot signifiait aussi imprécation , blasphème et, dans un autre ordre d'idées, terment.

jusques à tant que. jusqu'à ce que, expression imitée par les Italiens. 321.

justice, termes appartenant au faiet de la Justin', 148.

Juvcnal 236.

1, remplacé par r dans les mots italiens, 7i ; — par », 76; — par i,

lu OÙ, tandis qu>

Celui qui vit a plus besoin de la vie, là où celui qui n'est pas né se passe de la vie et de toute autre chose.

Maluerbe. II. ».

lobeurc, 211; anciennement 3e pers. sinir. prés. ind. de labourer, travailler. Employé dans un vieux proverbe.

luiKsrr en derrière, ne pas tenir compte <lc 337 ; expression imitée par les Italiens, lasciar adictrn.

|«neespe«MMle,emprunté< Italiens, 353. Le mot est d» anapessade, parce qu'on a pris la lettre initiale pour l'article. I pessade étaitsubordnnné au caporal.

lundu. lande, plaine, emprunté

LEXIQUE-INDEX

parles Italiens acrx Provençaux.

lundier. chenet, 174.

langage, emprunté par les Italiens, linguaggio, 278.

Languedoc : ceux de Languedoc dirent auc et oc pour ouy, 171.

languir, emprunté par les Italiens. 278.

laitier et laneret, 12S.

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