‹ La précellence du langue françois;Chapitre 208 sur 212 · I.auduni. ceux de Laon disent au y pour oui · texte numérisé non relu

I.auduni. ceux de Laon disent au y pour oui

lavandière, emprunté par les Italiens, la<?andaia. 284.

légende, 143.

legicr. emprunté parles Italiens.

leggier, 277.

leurré, expérimenté, littéralement dressé au leurre. 112, 126.

Encore employé par La Fontaine dans le sens de rendu habile :

... Un jeune homme, après avoir en France Etudié, s'en revint à Florence

urré qu'aucun de par delà. V. 27.

Nicot : Leurrer « ... Par métaphore, c'est desniaiser un homme neuf, et le faire devenir cault et habile, selon ce on dit d'un homme grossier, qu'il n'a pas encores esté leurré. «

lever une pièce d"un métal, l'enlever, 1 12.

librement, employé avec franchement, 100. 10-'».

lien, place, 210 (dans un pro-

II faut que chaque chose y soit mise en son lieu. Boileal. Art. Poe t., 1, (L.)

— Avoir le cœur en bon lieu, le cœur noble. 194.

ligio. vassal, homme lige, mot provençal, employé par Pétrarque.

11 pour d dans les mots italiens.

locutions empruntées par les Italiens, 333.

loger, dépravé par les Italiens, allogiar, 332.

longues et brèves, en français.

los, louange, S.

Le plus grand los que l'on done aux Graeqn.es. Amyot. Les Gracques et Agis et Cleom.. 1. (L.)

loscngcr . loscngcs , vieux mots français empruntés par les lialiens, 202"et 287. Losenyea. signifié louange et surtout fausse louange, flatterie, tromperie; losenr/ier a signifié flatter, tromper par des caresses :

Soi ancestres usèrent de barat, guille et lozange pour tromperie, et barater, guiller et lozanger pour tromper.

E. Pasquier. 7'ec/i., éd. Feugère, II,

l.otharingi. les Lorrains, disent ay pour oui, 171.

Louis Itr le Débonnaire, 127.

loup (proverbes relatifs au), 183, 219. 222. 243.

l.ueain. 24.

luisant, brillant, en parlant des veux, 93 (dans Desportes).

Machiavel. 344, 343, 310. 37.7.

madame, emprunté parles Italiens, 280.

main : Une main lave l'autre.

Proverbe, 230.

davantage. 160.

C'est son parler ne moins ne niais.

Yu-LON. Grand Test. (L.)

Nous disons encore : N'en pouvoir niais.

— mais, emprunté par les Italiens.

maison (Proverbes', 245,

maistrc, vient de magister, 166.

mal (adj.), mauvais, 239 (dans un proverbe).

maladvisé. atténuation de fou, 207>. Nicot. comme équivalents du mot maladvisé. n'indique que imprudens, inconsultus, temerarius. improvidus. incautus.

maie (masculus) et maie (pera).

malheur : Bien est malheureux

LEXIQUE-INDEX

qui est cause de son malheur {Proverbe), 235.

Biialiiianza , malignité , emprunté par les Italiens aux Provençaux, 258.

mandes, 354. Voir mannes.

mangereau , voleur , pillard,

Do nos mangereauz les malices (Ce dirons-nous) nous esventons.

Dii Baïf, Mimes, III (G.)

man,pour mono en italien : ressemble à une forme dialectale française, 84.

manière, emprunté par les Italiens et les Espagnols, maniera et manera, 276.

manifaeture, manufacture, fabrication, 140. (Nicot donne munifacture et manufacture). « C'est la façon de quelque ouvrage faicte à la main. »

mannes ou viandes, 354 ; litt' paniers, donné comme l'équivalent de gabions. Mande, panier, est encore employé par O. de Serres.

uiautclct. donné comme l'équivalent de parapet ou avant-mur, 351 .

Manurc (Aide), 113,114, 116.

marastre, 282.

marbrin. dit en ancien français pour marmoreut, 186. Ronsard dit encore :

Tout nu plus haut des espaules marbrine-. Amour*, 1. VU. (G.

marca, marque, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 260.

Marcel II. 31.

marcher (marcher en guerre), emprunté par lea italiens, mordoré,

marine, métaphores empruntées ii la marine, 133.

marinctte, pierre d'aimant

marmor, eu italien marmo plutôt que marmore, 7i.

marque ; foruer des mots sur la marque des Latins, sur le modèle des Latins, 165.

marqueur, relui qui marque les monnaies. 1 M).

marquez bien cette chaase. Voir chatte.

tlartclli. 42.

Martial, il.

uiarlirc. emprunté par les Ita liens, 283.

mastin ('proverbe relatif au) 20:5 et 243.

materas, aujourd'hui matrai Gole OU vase à col long et étroit Origine de ce nom, par comparaisor avec le gros trait appelé materas

matin, « opposé au soir » e mutin « dit d'un chien, » 39.

maudict : Il est maudict d< l'Evangile qui ha le choix et pren< le pire. Proverbe, 246.

maudisson (s. m.), anciens l'orme de malédiction, 246. Le mot devenu familier, se conserve jus qu'au XVIII* siècle :

Quand je mourrai, les poètes feront contn moi des épigrammes que les ii ront de maudissons. Voltaire. (L.)

munirait, diable, démon. 197

Dedens infer n'a diable ne maufé Que il ne soit de mon sraut parenté, Uuon de Bord, 5111. ti.

mauvais, emprunté pa liens, malvaggio ou malbagio, 371

Jluximilicn (l'empereur), 55

médecine (proverbe* relatifs i la), 213 et sinv.

médecins (proverbes relatifs aux'. 213, 818.

mrflaict, emprunté par les Ha liens. meffatOy

meliain. mal, maladie. 251 (dan; un proverbe).

Si je prenois en cure tous cenlx qui loin bent en mesbaine et maladie. ja

seroil mettre telz livres en lu:.

pression. Rabelais, Ut. IV [ProL

meliorer. rendre meil

L'ancienne langue avait aussi Ml lorer. meillenrrr :

S'il ae la ehauge et maliore sou est* imparfaiet. Montai.. m . I. U. G.)

Elles ne poorroient meilleurer les champ; stérile». Palisst, D* /■« Marne.

La terre d'un fond ne s'ennu] porter, nj ae s'envieillit point, pourvet qu'elle soit fumée et meilloree.

Pabauix, Uitt. de l.ym.

mener, emprunté par les Italiens, menar,

meiiMou^e. emprunté par les

Italiens, meiisoi/it" .

■uciiticrs. emprunté par les

LEXIQUE-INDEX

Italiens, mentre, 312; endemen tiers, 312 : mentiersoa mentres, pendant ce temps, paraît être une forme abrée dementiers, dementrea (même sens), qui vient peut-être de dut» intra ipsum, oh de dum interea, dum intra, dum intérim, avec Ys adverb.

Endcmentiers avoit pu vogue jusque? au temps de Jean Le Maire de Belges, car il en use fort souvent , pour ce que nous par une périphrase, en ce pindant:

Jnaeliini du Bellay dans sa traduction des quart el sixiesme livres de Virgile le voulut remettre >us, mais il n'v peut jamais parvenir. E. Pasqubb, Kech., VIII. 3. (G.

mcnucttc. 10 i.

merci, emprunté par les I laliens et les Espagnols, '26i.

mercier : A petit mercier petit panier. Proverbe, 248.

mescheoir. arriver malheur, 240 (dans un proverbe).

Il n'v a si juste à qui il ne puisse eheoir/MARG., Hept., LXII. (G.)

meslce. mélange, confusion, 26.

mcsmcmcnt . surtout . 16 , 120, etc.

Une petite taille a de l'incommodité, ù ceulx mesmement qui ont des commandements et des charges. MoUTAIGRB, III, 11. (L.)

Estienne emploie aussi le mot dans le sens de même, 13, etc.

mesnoger. v. n., 190 : il a si bien mesnagé, il a fait un si bon emploi de ce dont il pouvait disposer.

mesnle, ménage, maison. 225 (dans un proverbe). Le mot désigne les personnes qui sont dans la maison, parents ot serviteurs du maître.

Adverti que le roy de Germanie tout asseuré estoit Bvec sa femme et privée magnie au palais d'Aix. Facchet, Antiq. gaul..

VIll. 17. (G.

Le mot avait beaucoup d'autres sens se rattachant à la même idée.

messuge, messa 20ger,5 (dans un provi

t comme les messages ouvrirent leurs la où ces choses estoient, il sembla que toute la chambre feust embausmé.

JonmuB. t;.

mesticr. besoin, -213.

Ils entendoient très bien comment il falloit conduire telles brigues, et par importanité de crieries et de voyes de faiet, si mestier estoit. obtenir ce qu'ilz vouloieut.

Amyot. iJaiil-Emitf. 60. !..

mesurés (vers) en français, 10.

métaphore : mots et lo°cutions employés par métaphore, 117 et suiv.

mie, employé comme élément négatif, 230 (proverbe) ; emprunté par les Italiens, 325.

miel : Trop achette le miel qui sur les espines le lesche. Proverbe,

mien, les Italiens disent à notre exemple mio, 274.

mignard. gracieux et délicat, SI, 1U4.

mignardclct, ette, diminutif de mignard, 103, 104.

migna rder , migna rd iser.

flatter, caresser, 10 i.

11 caressoit les petits chiens que on luj mettait devant et les mignardoit.

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