MONTAIGNE, II. VU. (G
notable, à noter, à remarquer,
nourriturc,éducation,232(dans un proverbe).
Elle (Rome) a nourri vingt ans un prince [votre fils...
Si vous faites état de cette nourriture, Donnez ordre qu'il règne.
Corneille, V, 536.
velettcs. diminutif emplové par K. Bell^au, 101.
nouvelière, appliqué à la Fortune, 187.
Ahi. dîme fortune, tant estes nouvelière.
Comment «couriez vous mieux représenter novatnx litin'.' Fauchbt, Orig. de la lang. la p es. rang. II, v. (G.)
nulli. aucun, personne, 210 (dans un proverbe)
La première, dist le beau Père, c'est que vous n'en parlerez à nullv. Mahg. Heut.,
O Ion cr <>u bref, 40; — pour a, 76; — pour e, 76; — remplacé par l, 76; — remplacé par u, 76.
OC (langue d'), 171.
œil : A l'œil malade la lumière nuit. Proverbe, 213.
Offices, en parlant d'armes, d'amours, de chasse, 121.
offusquer, empêcher de voir.
aveugler. 51.
Que nostre prudence soit offusquée ou par le sommeil ou par quelque maladie.
Montaigne, II, 23. (L.)
-oing (terminaison) devient en italien -ogno, 219.
oiseau débonnaire de luy mesme se fait. Proverbe, 203.
oisel, ancienne forme de oiseau,
oiselet, diminutif d'oisel. 97.
-Ole (terminaison) ; les Italiens en abusent. 85.
oltracotanza, outrecuidance, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 260.
oinforoyer, faire ombre, noté comme ancien mot, 187.
Grands haulbiers Tueilluz pour ombroyer les passans. D'Autos, Chro^. (G.)
-on, suffixe diminutif, 99.
onques, jamais (dans des proverbes). 203.
onta, honte, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 258.
oprïre, ouvrir, id\, 260.
or vieux, plus estimé, 146, 216.
oraison (partie d'), partie du discours, 1S7.
orer, prier, 233 (dans un proverbe).
Si Iou orerai saintement.
Paosinn du Christ. (G.)
ores... ores, tantôt., tantôt, 53 (dans une citation de Ronsard).
Or ils parlent soldat et ores citoyen.
Régnier, Sot. XI. L.ï
orgoglîo orgueil, emprunté par les Italiens aux Provençaux. 257.
orgueil (proerb^s relatifs à 1') 204, 229 j mot défisruré par les Italiens, orr/Of/lio. 332.
Orléans prétend parler le meilleur français après Paris. 170.
orthographe (incertitude de Y), 1S, 83.
orthographie, orlhographe,18.
C'est encore la raison pourquoy j'ay si peu curieusement regardé à l'orthographie,
LEXIQUE-INDEX
la voyant aujourd'liuy aussi diverse qu'il y a de 'sortes d'cscrivaius. Du Bellay. (L.)
Ot, ancienne forme, eut, 189 (dans une citation).
-©ter, sufûxe diminutif employé pour les verbes, 102.
oublier, emprunté par les Italiens, obliar, 306.
outrage, outrager, empruntés par les Italiens, oltraggio, oltrat/giare, 278, 284, 285.
outre (passer plus), aller plus loin, 15'J.
Faudra-t-il que nous tenious en suspens
ces premières vérités, sous prétexte qu'en
passant plus outre nous trouvons des choses
que nous avons peine à concilier avec elles.
Bossuet, Libre arb., 4. (L.)
outre plus, de plus, en outre.
Outre plus, quand bien il feust arrivé premier que les autres, pou de séjour y eust il fait sans se rendre odieux.
Lanoue, o.j2. (L.)
outremontains, donné comme traduction de oltramontani, 345. On avait dit avant Estienne outretHOfltains, oultremontains, ultramont 'ains , outremontans , ouït remont ain s , ultranamontcUnes, oultremontoign e (ces deux derniers employés comme adjectifs. (G.)
outrepreux, 187. Nicot : « Qui est plus que preux. »
Combien que je devroye estro mil Irepreux en tous le> faietz que j'entreprens pour l'amour de celle que j'ayme.
Perceforest, V, 30. (G.)
ouy (lantrue d'), 171.
Ovide, 23, 50, 213, 220, 221, 227, 228, 233, 234.
paguer, forme dialectale pour payer, ■*.)$.
pain : de tel pain telle soupe.
Proverbe, 248.
palefroy, emprunté par les Italiens, palaffen ou palafreno, --!(r2.
paleiuaigle. jeu italien, 136, Nicot : « l'aie maille, Videtur nonieii habere à palla et malleo. qui a rêvera maliens est quo impelhtor globus ligneas. » Monet : « Jeu de maille, de boule, avec le maille. »
D'après Furetière c'est la même chose que le jeu de mail. Ménage
fait dériver le mot de pila et de
maliens.
Il jouoit a la balle a emporter, ou an
ballon, ou au pallemaille, qu'il avoit fort bien en main.
Brantôme, Cap. fr., Henri II. (G.)
puuche, forme picarde de juins/'.
pantois, pan toiser, 122. Nicot :
« Pantoi* : Tantost signifie celuy qui halète et est à la grosse haie ne, comme Ainsi haletant et pantois j'eschappay des voleurs, Ita fugiendo spiritu penè praefocatun e grassatoribns evasi. Et tantost signifie la maladie de difficulté d'balene et malaisée respiration, qu'on dit aussi le mal du pantois, Spiritus pr&focatio. Ce mot est fréquent et usité aux faulconniers, qui de cette maladie, quant aux oiseaux dé proye, font trois espèces, l'une du pantois qui vient à la gorge, l'autre de celuy qui procède de froidure.
la tierce qui se congrege aux reins ou roitmons. — Pantoiser. est travailler du mal du pantois, Difficili spiritus attractu laborare, Prsefocatione spiritus laborare. Qui avoir la courte halene. Les faulconniers disent Pantiser pour le rnesiiit'.
comme fait F. Jean de Franchises en son 3. livre. Mais Pantoiser le droict. »
paragoge (mot grec), dérivation, 144.
parangonner. comparer, emprunté par les Italiens. 299.
parapet, terme militaire emprunté aux Italiens, 351.
paraître. 282, s'employait sans idée péjorative :
Un pnrastre peut bien avoir la gan enfansde sa Femme. Coust. gen., I, Vi
parattendre. attendre jusqu'à
la lin. 192.
Mes tout ce seroit perdu qui ne par
atendroit tant que noslres sires y • sa grâce.
Gi ni., di: Tvn. Hixt. des Crois. (G.)
paravant, auparavant. 241.
Disant que les Grecs paravant deeeddl cstoyeul privez d'un fort grand plaisir. Amyot. Alexandri
para vent lire, emprunté par les Italiens*, peravventura, 324.
LEXIQUE-INDEX
parce que. imité par les Italiens, per cioche, 318.
parcirievant. auparavant, oidessus, pins haut. 270.
parcroistre. s'accroître, grandir, 6i ((Luis Vigenère).
Il fault laisser les vire- qui sont trop forts et parcreus.
Faixuet. Antiq. gaul., IV, 20. (G.)
pardonner, emprunté par les
Italiens et les Espagnols, 294.
parer les coups ou parer aux coups, 352. 11 serait plus conforme à létymologie de dire parer aux coups. Nicot dit parer aux coups de son ennemi, et parer l'escu au devant du couj). Mais Montaigne disait déjà :
Il faut eschever aux coups que nous ne saurions parer. I, 164. (L.;
parfaire, formé à l'imitation •lu latin per/iccre. 191.
parfin (a la), à la fin, 318; encore employé au xvn" siècle :
S'il demeure ici plus long-temps, j'ai peur
qu'il n'y veuille estre le maislre tout à fait
et qu'il no nous en chasse à la parfin.
Sokel. Francion, 9. (G.)
I»arïs (lancracre de) « tient le premier lieu, » 170.
Parisii, les Parisiens, disent ouy dans le sens de ita, 171.
parler, emprunté par les Italiens, parlar, 291.
parlircou perlire, lire jusqu'au bout, 191.
Et quant li clers ot parleu les letttvs. ' Liv. de la conq. d • la Murée. 66. (G.)
Le 29e jour du mois d'aoust veismes et de mot à mot perleusmes unes lettres du roy. 1435. Ord. XVIII, o00. (G.)
paronir, achever d'ouir, 192.
A peine, estoient Flament cheu, quant
pillart et çros varies venoient, qui se bou-
toient enire les irons d'armes, et portoient
grandes coustilles dont ils les parochioient.
Froissaht, X. 171. G.
parolctte, diminutif de parole, mot court, 343.
partir, partager, 110.
partons le fruict do nostre cln>-^ 13 (•'.lien-. MoXTAiaXB. II. 170. (L. )
Encore aujourd"luii : avoir maille à partir.
Emprunté par les Italiens. 300.
passer plus avant, aller plus avant, plus loin, 168.
L'Italie passa encore plus avant: l'impiété de l'empereur fut cause qu'on lui refusa les tributs ordinaires. Bosseet, Jlist. , I. 11. L.
passer qqn docteur, lui conférer le srrade de docteur; être passé docteur, être reçu, -214.
passèrent, appliqué à un cheval, 180.
pnstre, de pastor, 7i ; indiqué comme forme dialectale.
pâte, farine pétrie, et pâte, pied d'un chien, 39.
pâte et pâté, 40.
paume (expressions tirées du jeu de), 135 et suiv.
paumoyer, manier, 187.
Il eust mieux sceu chevaucher un cheval, palmoyer une lance, et ferir de l'espeo que garder les brebis, l'erceforest, III, 93. (G.;
payer, emprunté par les Italiens, pagar, 298; origine du mot, 298, dépravé pat- les Italiens, appagar,
pécher, peché et pécheur pour peccare, peccatum , peccator . e( pécher, pécheur pour piscari.piscator, 39.
péchés, pécheurs (Proverbes ,
péculier, particulier, 24.
Voila une grande vertu, si elle n'estoit propre et peculiere aux asnes.
Tahureal-, l'rem. dial.du Démicritic, 201. G.
pecune, argent, 100.
Mes amans fuiront toutes fortes cupiditez, mesmemeut la concupiscence de la pecune. L'Amant rcsusnÂlé, 109. (L.)
peine : Nul bien sans peine, Proverbe. 221. A peine, emprunté par les Italiens, appenu. 323.
pel, ancienne forme de peau, 222 (dans un proverbe).
penser : Mal pense qui ne repense, Proverbe, 217. Subst., emprunté par les Italiens, pensier. 276.
pcnultiuic, pénultième, 39.
Et dura jusques au samedy ensnyvant penultime d'aoust. Comm., VI, il. (L.)
La forme pénultième est une forme analogique.
LEXIQUE-INDEX
• per, particule latine; son utilité pourformer des mots composés, 191.
perattendrc (V. parattendre .
Perceforcst, 209. 233, 239, 250, 265, 266, 268, 269. 35S.
perdenr. perdant, 210 (dans un proverbe).
perdre : Qui perd le sien, il perd le sens. Proverbe, 233.
perfaict, parfait. 34.
periglio^ periglïosa, plus employés par les Italiens que pericolo, pericolosa, 280.
perlire. Voir parlire.
pesanza, pesanteur, emprunté par les Italiens aux Provençaux,
Pétrarque, 22, 47, 83, 84, 94, 256, 260, 261, 262, 263, 265, 272, 275, 276, 277, 278, 280. 2S3, 287, 288, 289, 292-97, 299, 301, 302, 306, 309, 311, 313, 314, 315, 317, 319.
Philippe de Bourgogne, fils du roi Jean. 122.
Philippe de Valois, 122.
piacenza, plaisir, emprunté par les Ital'ens aux Provençaux, 258.
piaffe, parade, 351."
11 y avoit erande piaffe d'officiers du Louvre. Gui Patin, Lett., II, 183. T..
Picards, leurs proverbes, 170; leur prononciation, 176 et 325 ; leur dialecte peut enrichir le langage français, 176.
picardizer, prononcer à la façon picarde. 32r>.
Pictones. les Poitevins, disent ouau pour oui, 171.
pié. pied, emprunté par les Italiens. 274.
pieça, il y a du temps, depuis longtemps, 259.
Avant pieça franchi les quarante nus. Montaigne, H, xvn. (G.
Origine de la locution : imitation qu'en font les Italiens, 3i0.
pieds, traces, dans la langue de la vénerie, 126; le mot a conservé ce sens.
pille pille {Proverbe), pillage, vol. 221. Le mot pille signifiait autrefois pillage.
Il ne fut jamais que- les Gascons n'aimassent la pille. Brantôme. Ed. Lalaune VI.
pineoter, diminutif ou plutôt fréquentatif de pincer, pincer souvent et légèrement, 102.
Laissons le discourir, sa barbe pineoter.
Régnier. Sit. VIII.
pinsemaille. avare, 107. Nicot :
« Est composé de pinser(qui signifie aussi par translation croquer deniers, Corradere peeunias) et maille qui est la moindre espèce de monnoye qu'on ait usé, et signifie l'homme ou femme très avare, serreur de quelque petite somme que ce soit ».
piteux littéralement sensible à la pitié, et, par extension, doux, indulgent, 252 (dans un proverbe).
Comme aux enfans est piteux un bon père. Marot. IV, 309. (L.)
plaider a, plaider contre, 246.
plaidereau. dimin. péjoratif de plaideur. 100.
plaidoyer, plaider, 246.
O homme, qui es-tu, qui plaidoyes contre ton créateur? Calvin, Predest., l'J'J. Ed. de IB5Î. G.
Le mot plaidoyer est en effet aujourd'hui un infinitif pris substantivement.
plaidoycur, plaideur, 210 (dans un proverbe).
plaintir. plainte. 326. Nicot :
« Plainte ou plaintif. Incusatio ».
Encores qu'il ne s'en face nul plaintif en ce monde. Calvin, serm. sur le Deutrr.. 817. éd. 1587. (G.)
plaisant, agréable, 69.
Pourquoi Dieu vous a-t-il défendu ce qui est si plaisant et si llalteur? BOSSUET, EUvat. à Dieu. I8« soin. 22. (L.)
plat (lotit à), nettement, tout à fait, absolumei
Il nia le foict tout à plat. Auyot, Marcell.. I. !..
platelle. plat, vase, 53 (dans Ronsard).
Platon, l».
plattt* forme, terme militaire emprunté par les Italiens , piatta forma, 355.
Plaute 129 H
pleure-pl"i" avare. 10/.
LEXIQUE-INDEX
On dit de vous que vous n'estes qu'un
pleure- pain, et vostre femme une chiche-face.
Cuolikiu:. Àprc-t-din. 2. L.
ployablc. qui peut èlre ployé, souple, flexili
La raison a lant de formes, esttsnt ployable. ondoyante. Charbon. Son
Pliitarquc, 13.
poetriee, féminin de poète, 163.
Proba Falconia excellente poetriee ehrestienne. Tauolrot. liigarr. 21ti, éd. 1584.(G.)
poggiare, « monter jusques au plus haut d'un tertre ». 251.
poggio, élévation, 254.
poictreusc (pièce), étymologie du mot. 1 ii.
pointe (poursuivre sa), métaphore empruntée à la marine. 135.
Le mot pointe désigne quelquefois le cap du navire. L.)
Point d'affaire, il poursuit sa pointe jusqu'au
bout. Molière. Étourdi, III, v. (L.)
L'expression équivaut à aller de l'avant.
poire [Proverbe), -215.
police, organisation politique, ordre établi dans un Etat ou dans une ville : l'équivalent n'existe pas en italien, 1 18.
policé, ville bien policée, bien administrée, bien organisée : n'a pas d'équivalent en italien, 1 48.
l»ollux (Julius\ 106, 107, 109. 110. lit. 112. 113.
Polyeratc, 240
populaire (prononciation) des Français imitée par les Italiens, 881.
po'r. pour, IS'J (dans une citation .
port (venir à bon), métaphore empruntée à la marine, 134.
porte - : mots composés formés avec le verbe porter, 158 et suiv.
portechaire. «assez usité en la cour ». 159. Chaire, dans ce composé, signifie chaise à porteurs.
portccliargc Estienne ne
craindrait point d'user de ce mot « où la ryme le requerroit », 150,
porteciel, 158. Ronsard l'a dit on parlant d'Atlas : « Atlas porteciel ».— Ed. elz^v.Y.,276 ;Mellerio).
portefaix. 158.
portcflaiiibcaiix. moins agréable à l'oreille que porte/lambeau . 160.
portefleurs , portefruits .
portegrain» ; H. Estienne trouve douce la composition de ces mots appliqués aux saisons, 163.
portefroid, portcfroblurc , le premier vaut mieux, 162.
porteguerre ; Estienne ne craindrait pas d'user de ce composé pour l'opposer à portepaix. 159.
portejonr appliqué à l'aurore.
portelabcar ; Estienne le dirait aussi bien que portepene. 158.
portcloix , employé par Du Bellay. 159.
portcluiiiière , appliqué au jour. 160.
portelut. portelyre; le second est meilleur, 161.
portenscigne, 158 : « Est celuy qui porte le drappeau d'une compagnie de gens de pié ». Nicot.
portepaix. appliqué à un prince pacifique, 159. Anciennement le mot a servi à désigner l'étui contenant la patène, appelée paix. (G.)
portepanier, colporteur, 158.
Jongleur, porlepanier , et telles autres manières de Lrens qui hantent les foires et marchés. R. Estienne, Tins., Circumforaneus. (G.)
portequeue, « assez usité en la cour ». 159. Personne charsée de porter la queue du manteau d'un qrrand personnage ou la queue de la robe d'une grande dame :
M. le due de Berry et M. le duc d'Orléans eurent les mêmes portequeue.
Saint-Simox. M2, 207. (L.)
porter, comporter, 36.
S'ils n'ont pas plus d'esprit que ne porte leur condition. La Bruy. IX. (L.)
portespee , les deux sens du mot, 159. Nicot « Est celuy qui porte l'espée luy-mesmes, ou celuy qui la porte après son maistre. Ensifer, Ensiger. Ainsi le errand Escuyer de France peut estre appelé port'espee du Roy. »
portetable, « assez usité en la cour ». 159. Furetière dit qu'il y avait en la chambre du roi des officiers appelés portetables, mais ne dit pas en quoi consistaient exactement leurs fonctions.
Porus. 6.
ri
LEXIQUE-INDEX
postposer, meltre après, négliger, 115.
Ce pendant veille? lousjours à la conservation de voslre ville, et postposes tout aui- 1res affaires pour ceste cy. Leit. miss, de Henri IV, III, 110, 30 déc. lo89. (G.)
poulain (Prove?'bps) 22-2, 251.
pour ce que, parce que, 19.
J'ai été nourri aux lettres dès mon enfance: et, pour ce qu'on me persuadait que par leur moyeu, un p uvait acquérir une connaissance claire et assurée de tout ce qui est utile à la vie, j'avais un extrême désir de les apprendre. DESC, Sléth., I, fi.
pourchasser, chercher à atteindre, à obtenir, 115.
L'un receut le royaume sans l'avoir prêchasse, ei l'autre l'ayant entre ses mains le restitua. Amyot. Muni* et Lyc 1.
pourprin, de couleur de pourpre, 18d. « L'adjectif de pourpre est pourprin ». Ménage, Remarque* (L.). Ronsard emploie pourprin.
j>ourperet, pourperé, pourpre, pourpré. (Mellerio.)
poursuivre, continuer, 17S.
Mais ne poursuivez point, vous, d'interromjtre ainsi. Molière, Dep. II. vu. (L.)
pourtant, pour cela, pour cette raison, 10.
Il Ton oit bien assommer, unis uon pas blecer, et pourtant ne eombflttoit que do masse. Montaigne, II, 32.!. L.
pruttique , employé comme substantif ou comme adjectif, LIS.
Ronsard emploie pratique comme adjectif :
.le suis du camp d'amour pratique chevalier:
Pour avoir trop souffert, le uni m'est faini-
'licr. ttO L)
preceller. v. a., surpasser, 30 :
Jalouse des vertus qui gisent en la belle Qui les hommes en meurs et doctrine précolle. E. I'a-
préjugé. M qui peut contribuer
d'avance à faire pencher le jugement dans tel ou tel sens. 1 î.
La Chaussé* fait de 1res lions vers, du moins dftns le penre didactique : ce a'esl pis un bon préjugé pour le genre de In comédie. Voltaire, Lett. m ms et en i 39 !..
premier que. avant que, avant de, 30. Voir Observations grammaticales, 169. On trouve aussi premièrement que : premièrement que Vautre,
avant l'autre, 310.
prendre, recevoir, 229.
préparât if: Nostre langue a un plus grand préparatif à l'éloquence.
10 : est mieux faite pour, a plus de ressources, plus de commodités pour l'éloquence.
près, emprunté par les Italiens.
presso, 3-25.
prester aide, secours, moins usités que donner aide, secours; empruntés par les Italiens, 338.
présupposer, supposer préalablement, 170.
Pour entrer dans mon sujet, je présup- 61... ce que la foi rous enseigne. BOUBDALOTTB. Carême. III, fiésitr. </■ /. C, 309. L.
preucl'Iioimne,vai liant homme, emprunté par les Italiens, prude huomo, 258.
primeface de . à premier.- vu. ■.
tout d'abord. :i.
Restoit sans plus d*y disposer la femme : De prime face elle crut qu'on rioit.
La Font., ilandrag. (L.)
priuicrain. précoce, on parlant « de quelque fruict », 178. Le mot premerain a eu tout d'abord le sens général de premier.
primiero, plus employé par Pétrarque qne primo, 261.
procéder à, être en procès avec, insun proverbe). L'expression procéder contre est resiée avec le sens de poursuivre en justice.
Le parlement deroit procéder contre moi avec la dernière rigueur. J.-J. Roi - I : !..
— procéder de, venir de. 2 : dériver de S».
Vous voyez donc. Monsieur, d'où procède 0OD mal.' RBOKARD, Fol. amnur.. 111. Vil.
prochain, proche, voisine 170.
De son appartement celle porte e>t prochaine. Rai im . II. U7V.
prochaineté, parenté, 244.
Celai oui s'esl porté héritier par bénéfice d'inventaire peu) te porter b<
LEXIQUE-INDEX
€l y sera receu en son rang de prochaine! é. l'ovt. de Aorm., Nouv. coût, gin., IV, :.i. (G.
proeuruceau. 100,
procurer, prendre soin dclTi.
Il ne se peut faire qu'une ame fidèle, ostant tombée de l'horreur du jugement de Dieu, ne procure à se punir soy înesnie.
Calvin, hi*t., VT2. L.
proclc. vaillant, emprunté par les Italiens aux Provençaux, 258.
promptitude, aplîlude, facilité, i:î.
J'ai perdu par desaecoutumance la promptitude de m'en pouvoir servir du latin] à parler. Montaigne, III, 39. L.
propos, sujet, 132.
Il se jette à coté, se met sur le propos De Castor et Pollux.
La Font.. Fab., I, IV. L.)
proses, au pluriel, 260.
prou, beaucoup, 237 (dans un proverbe).
Prou est un vieux mot franrois pour dire assez, dont plusieurs usent encore en parlant, mais il ne vaut rien à écrire.
VaUGELaS. Ed. Chassang. II, 463.
provençaux (mots) empruntés par les Italiens, 253 et suiv.
proverbes, -201 et suiv., jusqu'à 252.
pt, remplacé par tt, 81.
pu. nourri, repu, 54 (dans une citation).
Publius Jlimograplius, Publius Syrus, 220, 227.232.235,236.
puet, anc. orlhog. de peut, 199 (dans une citation).
puis, ensuite (placé après le verbe). 240. Le sens de puis s'élait cependant beaucoup affaibli, puisque l'usage, constaté par Nicot, s'était introduit de le renforcer du mot «près. Estienne dit déjà puis après, 1*3.
puisque, depuis que, 269 (dans une citation). Au temps d'Estienne puisque n'avait probablement plus que le sens causal. C'est le seul qui soit indiqué par Nicot.
pute, putain. 181. Il y a le même rapport entre ces deux formes qu'entre nonne et nonnain, Eve, Evain, etc. Voir Brunot, Grammaire, p. 243. Pute, comme garce,
n'avait primitivement aucun sens défavorable et signifiait simplement jeune fille (V. Litlré etScbeler). Mais l'id. epéjorative s'est introduite dans ce mot beaucoup plus tôt que pour le mot garce.
Pyrrhus, 55.
l»vtliaj£ore. 88.
qiiarirello. emprunté par les Italiens aux Provençaux, 258.
quant (pron. ind.) : toutes et quotités fois, 145.
quant et quant. Voir Observations grammaticales.
quarreaux,141.MoNET : • Quarreau, pièce de métal taillée d'un lincrot, an roùele, ou an quarré, an pentagone, an hexagone, travaillée par l'ouvrier pour an faire une espèce de monnnie. >>
que, comment les Italiens imitent les Français dans 1 emploi du mot correspondant, c'-e, 315.
queux, pierre à aiguiser, 29.
La pierre queux ou nffiloire fait trancher le rasoir et ne tranche pas.
La MOTBE Li: Yaykb, Dïal. d'Or.
Tubero. (L.)
quiert, 3e pers. sing. prés. ind.
de quérir, 224 (dans un proverbe).
quitter, tenir quille, 212 (dans un proverbe).
Ne devaient-ils pas se tenir bien heureux que mon ambition ne leur coûtât pas davantage. On ne les pouvait quitter à meilleur marché.
Foxtex. Dial. lrr, Morts anc. L.
— quitter, céder, abandonner, 289.
J'aurois même regret qu'il me quittât l'empire. Racine, I. i+'J.
r pour l dans les mots italiens, 7i; — remplacé par ri, 75; — remplacé par t ou tt, 74; — intercalé dans un mot, 75.
racledenare, avare, racle-denier, 107. Gui Patin emploie raquedenare, mais dans un sens peutêtre différent du sens indiqué par L. Feugère : qui eradit, corradit denarios,c.c\a\ qnirn«ne lesdeniers.
Furetière indique tin autre sens :
« Haquedenare. Terme populaire qui se dit des gens fort avares qui veulent arracher jusqu'au dernier denier d'une personne, qui ne luy
LEXIQUE-INDEX
voudroient pas quitter le moindre denier. »
racler et bander (c'est à), métaphore tirée du jeu de paume, 136. Racler, c'est enlever la balle pendant qu'elle roule, avec la raquette ; bander c'est « enlever, jetter par dessus les murs ou dans les filets une balle que ceux du parti opposé ont mise sous la corde. »