I. Même avant H. Estienne, de V origine de la langue et poë
on commençait à connaître les sies françaises, ryme et romans.
vieux auteurs romans. Geoffroy plus les noms et sommaires des
Tory donne dans son Champ- œuvres de 127 poêles françois
fleurg la liste de ceux que lui rivants avant l'an 1300.
a prêtés frère René Massé, de Nous savons aussi qu'Henri
Vendôme, chroniqueur du roi. Estienne possédait des « ro-
Glaude Fauchet. contemporain mans » anciens dans sa biblio-
d'H. Estienne, publie le Hecueil thèque.
Cal* non seulement nous avons nos langues plus a délivre que les leur pour prononcer les mots Grecs et Latins que nous empruntons, sans les dépraver comme eux (de quoy j'ay amené beaucoup d'exemples) * mais aussi nous avons un langage qui n'est point subject à tels changements qu'on voit avenir au leur, et à une telle incertitude 2. Car ils ne sont pas en débat touchant l'orthographie seulement (lequel ils nous pourroyent aussi objecter, encore qu'aujourdhuy il ne soit pas tant eschauffé) 3 mais touchant plusieurs vocables, que les uns disent estre de mise, les autres ne les veulent non plus recevoir que fausse monnoye : voire se gardent d'en user (ainsi que j'ay monstre par un passage du Tomitan) 4 comme