‹ La précellence du langue françois;Chapitre 29 sur 212 · H. Bstienne a publié en i». Voir, sur cette question · texte numérisé non relu

H. Bstienne a publié en i». Voir, sur cette question

1594 : les Prémices, ou le pie- E. Pasquier, Recherches, Vil,

mier livre des proverbes epi- iv ;

grammatiseZy ou des epigram- A. Jeanroy. Les origines de

mes proverbiales rangées en la poésie lyrique en France au

lieux communs. moyen âge.

ceux-la, aussi bien que les nostres, ne se proposent ce vers d'Ovide pour une règle,

l'A qiuB non prosunt singula, multa juvant l,

et que quelquesfois aussi, en plaidant (encore qu'ils n'y aillent pas ainsi à fer esmoulu comme les nostres, et principalement ceux qui ont à faire à une cour de Parlement de Paris) ils ne se proposent ce vers de Virgile, pour le prattiquer,

... dolus an virtus, quis in hoste requirat? 2

Quant à ce qu'en mon Discours je ne me serois attaché qu'à leur langue, laissant l'Espagnole, je di (outre ce que j'en ay dict parcidevant) qu'ils le doivent interpréter à un tresgrand honneur. Car je confesse par cela, priser autant la leur que je mesprise l'Espagnole : comme celle qui n'osera (ou, pour le moins, ne devra point oser) comparoir en champ de bataille, après qu'une, à qui elle est beaucoup inférieure, aura esté vaincue. Et c'est suivant ceste règle : Si vinco vincentem te, multo magis vincam te.

D'autant donc que je leur voulois faire cest honneur de ne m'attacher qu'à leur langue, et qu'il estoit impossible de monstrer les raisons pour lesquelles je preferois la nostre à elle, sans faire comparaison de nos vocables et façons de parler avec les leur, il m'a falu en cest examen user d'un peu de rigueur, qui me sembloit nécessaire pour gangner ma cause. Et c'a esté toutesfois sans poursuivre ceste compa-

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