Les excellentes, magnifi
ques et tr'tompliantes croni<jues de très louables et moult vertueux faietz de la saincle histoire de bible du très preux et valeureux prince Judas machabeus uni/ des neuf preux trèsraillant juif. Et aussi de ses quatre frères, filz du bienheureux prince et grand pontif Mathiaê, Paris, i-">i \. Le traducteur (car l«' roman n'est que la traduction en ver- de deux livres de la Bible Charles de Sainct Gelays, chanoine et esleu de Angolesme.
.;. Ou trouve passebruit, pasmer veille, passepreux, passe-
hyperbole encore plus gentile. Quelquesfois en composition ils ont imité le Hyper des Grecs : comme quand ils ont dict Des chevaliers preux et outre preux l. Que s'il faut alléguer d'autres epithetes esquels ils n'usent point de composition, en pourroit on excogiter un plus beau de Fortune, que de l'appeler nouveliere ? Il est certain que quand les Latins mettront auprès de ceci leur novatrix fortuna, on ne sçaura lequel on devra choisir 2.
Or comme ils ont des mots ainsi faicts de bonne 'j;v\\c(ï en ceste partie d'oraison qu'on appelle le Nom, ainsi en ont-ils en celle qu'on nomme le Verbe, comme Esboueler, Abourdeler, Randonner, ieRandon : item Borgnoyer pour Regarder de costé, à la façon d'un borgne. Cestuy-ci est d'autre sorte, Rayer, de Ray ; comme : Si durement, qu'il lu y fit le sang rayer par la bouche et par le nez. On diroit aujourd'huy couler, lequel mot ne representeroit pas si bien à nos yeux la chose. Aussi disent-ils Archoyer, de arc, pour Tirer de l'arc. De paume, \r<\vi>\\\ementPaumoyer. comme Paumoyer un baston, pour Manier de la main. Proprement, Manier de la paume de la main. De ombre, Ombroyer pour
prouesse, etc. (Voir Godefroy.) gé, outrecrier, out redouté, ou-
Le cheval d'un des compagnons trevieux, etc. (Voir le Diclion-
de Roland, dorer, esl appelé naire de Godefroy.)
Passecerf. (Chanson de Roland, 2. Voir Godefrov. qui cite une
édit. L. Gautier, v. 1380.) phrase de Fauchet exprimant