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demander des éclaircissements au maire du domicile du défunt, la rectification n’est pas opérée à la requête de ce maire et qu'elle intervient, dans une certaine mesure, d'office ; si l'on prend ce mot dans ce sens large, la conséquence logique est que toute les rectifications ont lieu d'office. Presque immédiatement après la mise en vigueur de la loi du 30 septembre 1915, on considéra au Ministère de la Guerre, tous les actes de décès venus du front comme éfant erronés : sauf exception. Dans ces conditions, lorsqu'un acte semblait, à première vue, régulier, cela tenait à ce que les erreurs dont il était entaché étaient insuffisamment apparentes. C'est pourquoi le Ministère de la Guerre ordonna à tous les maires, avant de procéder à la transcription, de vérifier sur les. actes de l'état-civil concernant les décédés et conservés dans leur .archives, actes de naissance, acte de mariage, etc., en vue. de décéler par la comparaison les imperfections de l'acte de décès. Quand ce moyen était impos-. sible, parce que le décédé n'était ni né, ni marié dans la commune où il avait son dernier domicile, le maire devait convoquer à la maison commune les plus proches parents présents sur .les lieux, père, mère, épouse, il devait les interroger, leur demander s'ils n'avaient pas en leur possession des expéditions de l'acte de naissance du défunt. Enfin, au cas où ce dernier moyen serait luimême hors de la portée du maire du dernier domicile, on faisait appel à sa connaissance personnelle de l'identité du défunt,