‹ La Réforme de l'Université Impériale en 1811Chapitre 12 sur 107 · LES ENQUETES DE 1810 : CIRCULAIRES DE SAVARY EN JUILLET ET SEPTEMBRE · texte numérisé non relu

LES ENQUETES DE 1810 : CIRCULAIRES DE SAVARY EN JUILLET ET SEPTEMBRE

Ce n'est pas au personnel universitaire qu'on demanda des renseignements sur l'Université; c'est à la Police que

1 Corresp. de Napoléon, t. XX, p. 475. La lettre est du 15 juillet 1810; sans , doute que, du 28 juin au 15 juillet, des indications nouvelles confirmèrent celles qu'avait fournies le préfet. Le bulletin du 9 octobre (AFiv, 1509) résume la réponse du grand-mattre au préfet : il va transférer M. de Calonne dans une ville où l'on n'aura plus les mômes inconvénients à redouter de l'esprit de parti.

Napoléon confia le soin de faire une série d'enquêtes qui devaient lui apprendre l'état des choses au vrai, l'esprit qui animait les professeurs, la situation comparée de l'enseignement d'État et de l'enseignement libre et ecclésiastique L . Dès le 17 juillet, deux jours après la lettre de l'Empereur sur M. de Galonné, le ministre de la Police envoyait aux préfets une première circulaire :

« L'instruction publique, leur écrivait-il, vient de recevoir une nouvelle organisation ; dès ce moment, sans doute, vous aurez pris les moyens convenables pour connaître la direction que l'on donne à la jeunesse dans les lycées. Je suis persuadé que ses progrès éprouvent une amélioration sensible depuis l'institution de l'Université impériale. Il est cependant possible que des professeurs, peu fidèles aux ordres qui leur ont été donnés pour élever des (sic) jeunes gens dans l'esprit du gouvernement cherchent à leur inculquer des principes contraires. 11 peut encore exister des abus d'un moindre intérêt : je ne dois pas les ignorer. Vous devez me donner connaissance de ce que vous aurez aperçu d'inconvenant ou d'irrégulier soit sous le rapport de l'instruction, soit sous celui des pratiques religieuses, soit enfin sous le rapport de l'administration intérieure de ces établissements. Je n'ai pas besoin, monsieur, de vous recommander une grande circonspection dans les moyens de vous procurer les renseignements que je vous charge de recueillir. Je crois inutile aussi de vous inviter à bien constater les faits. Ne présentez rien de vague, rien qui ne puisse être facilement vérifié. C'est par la précision et la vérité des informations que vous m'adresserez que je pourrai juger si vous avez donné à ce travail toute l'attention qu'il exige 2 . »

* Napoléon avait sans doute d'abord pensé à demander cette enquête au ministre de l'intérieur ; une circulaire, qui semble être un projet, est dans F» 26.

« F 7 *, 2222. Cette circulaire ne fut d'abord envoyée qu'aux préfets des départements où il y avait un siège d'Académie ou un lycée; la seconde circulaire fut ensuite envoyée à tous les préfets.

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